Deadpool – la Collection qui Tue (tomes 28-29)

Deadpool – la Collection qui Tue 

Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le quatorzième envoi contenant les tomes 28 et 29 de la collection !

Commençons tout de suite par le premier ouvrage. Intitulé Deadpool contre le S.H.I.E.L.D., le tome comprend la suite de de Deadpool (vol. 4), et plus précisément les chapitres 20 à 25 ainsi qu’un chapitre Bi-Annual, qui font suite aux événements déroulés lors du troisième tome de la collection. Si vous lisez les chroniques de cette La Collection qui Tue, vous savez déjà probablement que je trouve dommage d’avoir proposé la série Deadpool (vol. 4) dans cet ordre étrange (c’est-à-dire le tome 3 lors du premier envoi, le tome 1 lors du sixième envoi, le tome 2 lors du dixième envoi, avant d’enfin retrouver la suite dans le tome 4 au quatorzième envoi, soit plus d’un an après avoir lu le tome 3 de cette série).

En plus de spoiler les événements des deux premiers tomes aux néophytes dès le premier envoi de la collection, cela les met dans la position gênante de retrouver la suite d’une histoire qu’ils ont lue après plus d’un an d’attente. D’autant plus dommage que ça aurait clairement pu être évité.

Cela dit, revenons-en au contenu du livre lui-même qui est d’une excellente qualité ! Toujours scénarisé par Gerry Duggan et Brian Posehn, on retrouve Deadpool après les terribles révélations qu’on lui a faite dans le tome précédent, lors de son « voyage » en Corée du Nord. Dans le même temps, il cherche toujours à récupérer l’argent que lui doit le S.H.I.E.L.D. pour avoir débarrassé le pays des fantômes de ses anciens présidents lors du premier tome, mais l’Agent Gorman ne semble toujours pas prêt à le payer.

Par ailleurs, Emily Preston, dont l’esprit est toujours coincé dans la tête du Mercenaire Disert, cherche un moyen de retrouver un corps bien à elle. C’est alors que nos protagonistes vont découvrir que Gorman (encore lui) a créé un LMD à l’effigie de Preston pour faire de la contrebande et vendre des informations au marché noir. Démasqué, l’agent pourri décide d’offrir 10 millions de dollars à quiconque lui apportera la tête de Deadpool. S’ensuit alors une double course-poursuite entre tout un tas de mercenaires cherchant à tuer Wade Wilson qui cherche, lui, à abattre Gorman.

Le récit est l’exacte opposé du précédent ouvrage : un récit au ton très jovial mais vraiment sombre dans ce qu’il nous présente. Deadpool n’a pas le temps de s’amuser. Après tout ce qui lui est tombé dessus lors de son aventure en Corée, il est à bout. Et tous les mercenaires qui vont venir le chercher vont vite se rendre compte que ce n’est pas le moment de l’emmerder. Au final, on a l’air de bien s’amuser, les dessins et les couleurs sont dynamiques et les gags s’enchaînent ; mais ce que l’on voit finalement, c’est la dépression de Wade qui s’exprime au travers d’un véritable massacre : Deadpool tue ses ennemis à tour de bras de manière assez violente et expéditive et ne semble même pas réellement y prendre plaisir. C’est prenant et vraiment bien traité de la part des deux auteurs.

Cette histoire est suivi par le bi-annual de 2014, qui présente une alliance improbable entre le mercenaire et Force Brute, un groupe d’animaux améliorés éco-activistes créé dans les années 90 (principalement pour vendre des jouets, ce qui n’a pas marché) qui est aujourd’hui complètement oubliée du grand public. Le récit est vraiment très drôle et a le mérite de placer çà et là quelques critiques sur certaines pratiques courantes, notamment sur les activités des parcs aquatiques et le traitement des animaux en cage. Les dessins de Salva Espin et les couleurs de Veronica Gandini donnent un aspect très dynamique et très prenant au scénario. Après l’ambiance très lourde des six chapitres précédents, cela apporte réellement un petit vent de fraîcheur fort sympathique.

Le second volume de cet envoi, Prélude à Deadpool Corps, est, comme son nom l’indique un avant-goût de la série qui suivra (et qui arrivera dès le prochain envoi). Il contient la mini-série en cinq chapitres de Victor Gischler, et chaque épisode est illustré par une équipe différente parmi lesquels : Rob Liefeld, Matt Yackey, Whilce Portacio, Jaime Mendoza, Thomas Mason, Philip Bond, Tomislav Tikulin, Paco Medina, Juan Vlasco, Edgar Delgado et Kyle Baker.

Dans cette mini-série, les quatre premiers chapitres nous permettent de découvrir (ou redécouvrir) les personnages principaux de cette équipe que forme notre Wade Wilson, soit Lady Deadpool, Kidpool, Dogpool et Headpool. On y rencontre avant tout les nouvelles itérations du Mercenaire Disert dans leurs propres univers avant que Deadpool débarque pour les emmener avec lui dans une aventure qui les dépasse et qui leur permet souvent de quitter l’univers peu reluisant dans lequel ils vivaient.

Puis, après avoir monté sa petite équipe, à la demande du Gardien, le cinquième et dernier chapitre voit le Grand Maître les mettre au défi pour qu’ils prouvent leur valeur et leurs capacités à réaliser la mission qui leur incombe. Ce dernier chapitre est assez intéressant pour enfin voir le Deadpool Corps passer à l’action, mais je dois avouer que les illustrations de Kyle Baker sont assez laides et ont sacrément mal vieilli, donnant parfois au chapitre un style de roman-photo qui aurait été composé à l’aide de capture d’écran d’une cinématique d’un vieux jeu vidéo. L’épisode manque clairement de mouvement et les proportions sont assez étrangement gérées par moments, ce qui gâche malheureusement la première véritable aventure du Deadpool Corps.

Cela dit, malgré un dernier chapitre un peu moins agréable à lire, le tome reste excellent et la découverte (ou la redécouverte) des personnages est vraiment très intéressante et superbement bien travaillée par Gischler.

Il s’agit donc d’un très bon envoi avec deux tomes excellents qui vous proposeront sans aucun doute une agréable lecture !

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


 

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