Allez, on revêt aujourd’hui notre plus belle tenue verte de lutin, on prend en main une épée, un bouclier et une manette Nintendo et on enfourche, au choix, Epona ou une Game Cube pour aller une nouvelle fois sauver les miches de la Princesse Zelda. Mais ce coup-ci, on va faire ça en manga !

Pas de surprise pour ceux qui sont familiers des aventures de Link : on est sur les Terres d’Hyrule. Suite aux événements des deux précédents Tomes, Link a quitté le village de Toal et se retrouve perdu dans la forêt de Firone en compagnie de Midona. De leur côté, les habitants de Toal décident de mettre leurs enfants à l’abri du danger en les envoyant au village Cocorico. Mais la dimension de l’ombre se propage et Link devra apprendre à dompter ses nouvelles capacités lupines pour sauver tout le monde.

 

 

Même en manga, un Zelda reste un Zelda. La progression du héros (Link) est toujours graduelle et on passe par des phases d’entrainement pour gagner de nouveaux objets et de nouvelles capacités. Pour le coup, le système de jeu est bien retranscrit dans ce Tome, et je me suis retrouvé non pas avec un manga entre les mains, mais plutôt avec une Game Boy ! Pour le coup, le pari de la transposition est réussi. Beaucoup plus que dans le premier Tome de la série qui était plus poussif. Là, l’histoire avance assez rapidement, ou du moins, il se passe quelque chose. Les épreuves que Link doit surmonter pour « gagner des points de XP » lui permettront de se mesurer au « Boss de fin de niveau ». Car oui, Akira Himekawa [duo composé de deux mangakas] suit la trame du jeu, pour notre plus grande joie.

Au dessin, Himekawa reste fidèle au character design de chez Nintendo. Link est fin et élancé et l’iconographie de Hyrule, mais également de tous les personnages et de l’ambiance propre aux jeux Zelda, est respectée. Au niveau de la composition des planches, ça reste du classique pour du manga, avec des cases non-parallèles et des dessins débordant un peu partout. Par contre, Himekawa use et abuse des effets de lignes de vitesse lors des scènes de combat. Si ça dynamise la case, ça finit par rendre le point de fuite trop présent et visible. Au lieu de renforcer la perspective, une fois que j’ai remarqué ce défaut ça m’aurait presque gâché la lecture, ce qui est dommage vue la finesse du trait des mangakas. Je serais bien curieux de connaître leur méthode de travail et savoir s’ils utilisent un logiciel d’aide au dessin ou si tout est fait manuellement… Étant aux manettes de quasiment toutes les adaptations manga de Zelda, ils sont rodés à l’exercice, et ça explique à la fois des petits tics de dessin et leur maîtrise de l’univers graphique.

 

Bonne adaptation du jeu que cette série qui s’avère accessible au non-initié autant qu’à l’aficionado. Sans être un indispensable, elle a le mérite de s’attarder un peu plus sur les personnages secondaires que le jeu.


 

  • Titre : The Legends of Zelda – Twilight princess – Tome 3 
  • Tankobon broché: 192 pages
  • Editeur : Soleil Manga (29/11/2017)
  • Collection : Jeux Vidéo/Shonen
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2302065635
  • ISBN-13: 978-2302065635

    
HISTOIRE
75%
   
DESSIN
70%
    
CARACTÉRISATION
85%
    
AMBIANCE GLOBALE
80%


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