Des bornes d’arcade jusqu’à ma PS4 j’ai toujours dérouillé Bison, Sagat et les autres sur Street Fighter ! En bon dingue que je suis, j’ai aussi visionné à peu près tous les animes qui sont sortis et même le film avec Van Damme [JCVD powaaaaaaaaaaa] et Kylie Minogue. Du coup, voir Street Fighter débouler en comics chez Urban, ça m’a mis la patate.

L’histoire est connue, pour peu que vous ayez déjà eu Ryu ou Ken entre les mains [enfin, une manette entre les mains, pas les persos. Quoi que, vous faites ce que vous voulez]. Entre flash back et avancée normale du scénario, on en apprend un peu sur l’éducation des deux potes au dojo de leur maître Gouken. Ryu reste au dojo et retrouvera un jour son maître mort, tué en combat par son propre frère, Akuma. Il sollicite alors l’aide de Ken pour venger Gouken.

Dans le même temps, Jean-Claude Van Damme, euh, Guile, pardon, cherche à faire tomber Bison et son organisation Shadaloo avec l’aide de Shun-Li, une agent d’Interpol.

Ken Siu-Shong ne s’éloigne pas beaucoup de la trame et de la caractérisation attribuée à chaque personnage par Capcom. Si ça rend l’histoire un peu [voire carrément] convenue, on évite ainsi l’hérésie de rebooter complètement les persos. Pas grand chose de neuf si vous avez déjà fini le jeu avec les persos principaux ou vu les différentes itérations sur d’autres supports. Malgré ce schéma connu, Siu-Chong arrive à nous faire  nous sentir à nouveau concernés par ce qui arrive aux protagonistes. Comme quoi, même avec un scénario manichéen au possible, on peut s’attacher aux personnages, ce qui est dû, je pense, à la connaissance qu’on peut avoir de leur background.

Je me demande si un parfait novice en Street Fighter ressentira les même choses ?

Les dessins de Alvin Lee (principalement) collent bien aux personnages. Le trait oscille entre le comics et le manga, en penchant néanmoins vers le premier. On évite ainsi les traits SD [Super Déformé – Apprenons en lisant des chroniques] et les traits symbolisant la vitesse inhérents au style manga. Le découpage reste classique, mais punchy pendant les nombreuses séquences de baston. C’est simple mais efficace.

Bonne surprise de ce volume alors que je n’en attendais pas grand chose. On se laisse prendre par l’histoire, même si elle a un peu de mal à démarrer, le temps de présenter tous les personnages. Si j’ai encore des doutes pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, je suis certain que ce Street Fighter Tome 1 : Génération Alpha, ravira les connaisseurs.


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