Une fois de plus je me replonge dans la collection Flesh & Bones [non, on ne me les offre pas et je ne touche pas d’argent à chaque fois que je les cite] pour une nouvelle lecture toute en suspense avec “50“. Si le titre est court, il y a beaucoup à dire.

Une unité spéciale du F.B.I. se concentre sur une seule mission : traquer les tueurs en série. Easy O’Leary est la principale profileuse de cette unité, et le héros de ce volume. Dure à cuire est vraiment douée, elle est un peu électron libre dans sa façon de faire. Tout bascule le jour où u tueur en série, le Chat de Schrödinger, va s’en prendre aux autres tueurs en série. Mais le jeu commence à peine et il envoie un message au F.B.I : trouvez mes victimes avant moi ou l’un de vous périra. Toute l’unité devra alors se couper les cheveux en quatre pour sauver sa peau.

Rémi Guerin nous livre une histoire un cran au-dessus de ce que nous avons déjà pu voir dans cette collection. En effet, on quitte la série Z pour rejoindre la série B [oui, je n’ai toujours pas trouver de meilleure comparaison que la classification des films]. Le scénario est alambiqué et, dans la veine de toutes les histoires de serial killer dont on nous a abreuvés, on sent les influences de Seven (d’ailleurs cité par les protagonistes), mais également de Zodiac, Le Collectionneur, Copycat, ou Suspect Zéro. Un vrai défilé! Allez, pour nuancer un peu, je dirais que la révélation de l’identité du tueur m’a un peu déçue, même si c’est [presque] cohérent avec le reste de l’histoire. Ceci mis à part, c’est un bel exercice de style que nous offre l’auteur.

La partie dessin, en noir & blanc, ou plutôt en multiples teintes de gris, est assurée par Alexis Sentenac. Et j’en suis resté sur le cul tellement c’est beau! Ou dégueulasse, tout dépend si on aime voir des corps mutilés, du sang et des entrailles. Mais même dans sa mise en images des meurtres, en pleine page ou non, le dessin accroche l’œil. Les personnages sont beaux et les décors, soignés. D’ailleurs, c’est l’adjectif qui qualifierait le plus cette production : soigné. Je n’ai qu’un seul regret : j’aurais vraiment aimé voir cet album publié dans un autre format, avec du papier de meilleure qualité et un traitement différend du noir & blanc, voire une mise en couleurs. Un format B.D classique quoi. Je suis persuadé que la partie graphique aurait été encore plus belle, surtout au vu de la couverture.

Encore une fois, je craque pour un polar. Ça commence à devenir une habitude! Très différend du reste de la collection Flesh & Bones, “50” en est indubitablement l’un des, si ce n’est le meilleur titre. D’inspiration filmique assumée, il propose un crescendo dans l’action qui ne vous fera pas le lâcher jusqu’à la révélation finale.


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