The Paybacks

The Paybacks

Lecteur, Chroniques Comics a besoin de toi. Il se trouve que nous avons contracté un prêt pour assurer des activités super-héroïques et que nous avons actuellement à nos basques l’équipe des Impayés… Comment? Ce n’est pas nous dans The Paybacks?

Les super-héros prennent des crédits pour pouvoir combattre le mal. Il faut dire que, rien que la taxe d’habitation, ça revient cher pour une base secrète. Sans parler du prix de l’essence pour les voitures-fusées. Mais super-héros, ce n’est pas connu pour nourrir son homme. Alors quand les héros n’arrivent plus à rembourser leur crédit, l’usurier Mr Pierce envoie Les Impayés, sa propre équipe d’agents de recouvrement. Mais être un Impayé, ce n’est pas une vocation. Les membres du groupe sont des esclaves, euh, des employés, assurant ce service pour, eux aussi, rembourser leur dette. À bord de leur van à l’intérieur interdimensionnel, le Chauffeur les conduit vers chacune de leurs missions. Sauf qu’un mystérieux concurrent semble leur damer le pion et séparer de leur corps la tête de leurs débiteurs.

Putain, que c’est bon! Donny Cates et Eliot Rahal nous offrent la parodie ultime du comic de super-héros. Et en plus, c’est fait de façon très intelligente, sans jamais te pousser la référence au fond de la gorge à grands coups de rangers. Alors oui, les persos sont, pour beaucoup, des caricatures de personnages connus (Batman/Night Knight) ou de genres restés dans les mémoires, que ce soit des monstres (vampire, Sasquatch) ou les années 90 (Bloodpouch, mon préféré!). Mais ces personnages-types sont utilisés pour faire avancer l’histoire et surtout, on ne se contente pas de rester dans la parodie. Les auteurs développent de vraies interactions au sein de l’histoire, pour faire des Impayés une véritable équipe qui finira par affronter le grand méchant. La morale est cependant sauve, le méchant étant persuadé d’être dans son bon droit.

Côté dessin, on a droit à du pur comics actuel, livré par Geoff Shaw. Son trait final ressemble à un crayonné tellement il déborde de traits dans tous les sens. Et l’encrage de Stephen Green respecte le crayonné à la lettre. Si, perso, c’est un rendu que je n’apprécie pas des masses, force est de constater qu’on le croise de plus en plus. Si on rajoute des couleurs un peu sombres dans la palette, on a un visuel « comics indé » immédiatement identifiable. Mais attention, ça ne nuit pas à la lecture, servie par un découpage des planches dynamique. Et avec quelques splashs qui dépotent!

C’est une lecture plus que satisfaisante que ce The Paybacks. Les auteurs ont réussi à faire une parodie qui n’en est pas une et qui, sans se prendre au sérieux, se lit de façon sérieuse [ou pas, c’est l’avantage]. Assurément un titre à découvrir, en lien avec Crossovers, disponible également.


  • Titre : The Paybacks
  • Album: 216 pages
  • Editeur : Urban Comics
  • Collection : Urban Indies
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 9791026817437
  • Prix : 20€

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.