Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, retour dans une galaxie lointaine, (« très lointaine »), avec le comic Star Wars : Lando – Quitte ou Double, paru chez Panini Comics le mercredi 6 février dernier !

         Paru outre-Atlantique dans la foulée du film Solo – A Star Wars Story, l’ouvrage surfent clairement sur la vague du film ! On nous y présente la dernière aventure qu’a vécue Lando Calrissian, avant de se retrouver sur la planète Vandor, à jouer au Sabacc dans le bar Lodge, tandis que le Faucon est cloué au sol !

         Et on sent vraiment que le scénario de Rodney Barnes ne sert qu’à faire un petit remplissage pour tenir sur cinq chapitres, alors que l’aventure en elle-même n’est pas bien folichonne… Au début de l’histoire, tout va bien pour le « meilleur contrebandier de la galaxie » : il accomplit plusieurs missions tranquillement, et certains joueurs de Sabacc cherchent à lui faire la peau, car il aurait triché lors de leur partie. Rien d’anormal à signaler dans la vie de Lando Calrissian, donc ! Néanmoins, tout va changer le jour où il se fait interpeller par une jeune pétrusienne (gentilé de la planète Pétrusie), dénommée Kristiss. Incapable de refuser quoi que ce soit à une belle femme (et en grand besoin d’argent), il accepte sa mission, qui s’avérera bien plus dangereuse que prévue !

         Mais aussi bien plus improbable ! Alors que la mission paraît simple, Lando tombe « par hasard » sur un petit bonhomme du « Cartel de la Pluie de Zakku » qu’il a arnaqué par le passé. Ce dernier va le retenir prisonnier un moment (un chapitre entier pour être exact), avant que le contrebandier puisse s’enfuir et reprendre sa mission de base. Mais en essayant de rejoindre Kristiss, Lando va se retrouver face à une armée d’araignées extraterrestres qu’il devra combattre et fuir avant d’arriver auprès de la jeune femme. Tout ceci est malheureusement aussi inintéressant que superficiel. Comme je l’ai dit plus tôt, l’aventure est simple, et ne nécessite pas des tonnes de chapitres pour arriver à son terme. Donc, on remplit l’histoire de petites intrigues inutiles et franchement ennuyeuses. Et le souci, c’est qu’en plus de lire une histoire pas bien folle, on sent qu’on nous fait juste patienter jusqu’au dénouement pour nous « montrer » comment Lando est arrivé là où il est dans le film Solo. Et c’est particulièrement déroutant !

         Heureusement, l’ouvrage s’en sort mieux coté visuel ! Les dessins de Paolo Villanelli sont, dans l’ensemble, très bons et plutôt dynamiques ! Idem, je n’ai pas grand-chose à redire des couleurs d’Andres Mossa qui mettent très bien en valeur les illustrations de l’artiste italien. Cependant, j’ai noté quelques coquilles dans la colorisation : sur plusieurs cases, le coloriste a voulu, pour je ne sais quelle raison, mettre des yeux bleus à Lando Calrissian ! Rien de très graves, vous me direz, mais lesdites cases deviennent franchement perturbantes !

         Au niveau de la caractérisation, je suis un peu perplexe. Tout d’abord, pour ce qui est du personnage de L3-37, j’ai vraiment bien apprécié son traitement ici ! Contrairement au droïde du film, qui m’avait un peu tapé sur les nerfs, par son côté un poil trop extrémiste et vaniteux ; dans ce comicbook, le personnage est traité sur d’autres aspects que je trouve bien plus intéressant : L3 est exaspérée par la morale douteuse de Lando, elle lui rappelle régulièrement qu’ils ne sont que « partenaires » ou qu’elle peut le quitter quand elle le veut, et elle est très sarcastique avec le contrebandier, ce qui lui donne un côté bien plus plaisant !

         En revanche, je n’ai pas du tout aimé le traitement de Calrissian… Personnellement, je le vois clairement comme un vantard, tricheur, assez doué dans ce qu’il fait mais pas particulièrement extraordinaire, et qui réussit à se sortir de situations dangereuses grâce à sa « tchatche ». Et j’apprécie vraiment ce personnage, les quelques fois où j’ai l’occasion de le voir. Mais dans ce comicbook, la vision qu’on nous donne de lui m’a profondément déçu. Premièrement parce qu’il est bien trop fort ! Il arrive à se dépêtrer de situations, non pas par son bagout, mais par sa puissance athlétique et sa technique au combat ; et ce n’est pas du tout ce que j’imagine de Lando Calrissian… C’est bien plus un fuyard, vantard et menteur, qui s’en sort pas trop mal qu’un personnage littéralement capable de vaincre des guerriers ou une armée à lui tout seul…

En outre, comme je l’ai dit, Lando est prétentieux, il se prend pour un dieu, et aime prendre les autres de haut. Et ce personnage est très amusant à regarder, vu de l’extérieur, car on voit bien le contraste entre son côté menteur et couard et son côté vaniteux et snob. Sauf qu’ici, son côté menteur et couard est un peu mis à mal par sa capacité à se battre seul contre l’adversité ; et son côté prétentieux prend bien trop le dessus, d’autant plus qu’on ne voit plus le personnage de l’extérieur, mais de l’intérieur. On lit ses pensées, au fur et à mesure de l’aventure, et Lando est juste insupportable ! Il pense sincèrement les autres inférieurs à lui, il imagine qu’ils ne sont pas assez intelligents pour voir sa « Grandeur », etc. On passe d’un personnage « m’as-tu-vu » — assez pathétique, mais amusant — à un personnage foncièrement snob.

         Qui plus est, j’ajouterai que j’ai trouvé dommage de ne pas plus voir le Faucon ; d’autant plus qu’il n’est quasiment jamais piloté par le contrebandier, mais par son acolyte droïde.

         Bref, je n’ai vraiment pas apprécié ni cette histoire, ni le traitement du personnage ; et je ne la recommande absolument pas, hormis à ceux qui aimeraient compléter leur collection de comics Star Wars

         Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


      • Titre: Lando : Quitte ou double
      • Album: 112 pages
      • Editeur : Panini Comics (6 fevrier 2019)
      • Langue : Français
      • ISBN-13: 978-2809476323
      • Prix : 16€

    
HISTOIRE
45%
   
DESSIN
75%
    
COLORISATION
70%
    
CARACTÉRISATION
50%
    
AMBIANCE GLOBALE
55%

Catégories : Reviews VF