Les lames d’Ashura

Les lames d’Ashura

Double Header : Les lames d’Ashura

Déjà convaincu par The Golden Path, c’est avec une certaine attente que j’attendais le nouveau titre de Baptiste Pagani.

Un one shot, comme lors du précédent, mais ici fini le récit « réaliste ». On part à la rencontre d’un univers envoûtant.

Shota, Ikari et Osman, les 3 « enfants » d’Ashura vont être nos guides pour nous faire plonger dans ce récit haut en couleurs et en écriture.

Ashura est à la tête du clan, composé uniquement de femmes, de guerrières, à l’exception de Osman qui lui est un homme, et est plutôt attiré par les arts de la dance que par ceux du combat.

Shota et Ikari, elles sont clairement annoncées comme les élues pour reprendre le flambeau d’Ashura cependant rien ne va se passer comme c'est écrit et un événement va amener cette famille a une confrontation inéluctable.

Si à première vue on pourrait facilement faire un raccourci rapide et en conclure à un mix entre un bon western et un Mad-Max féminin le tout à la saveur orientale, il n’en est rien. Le titre va beaucoup plus loin dans ses propos et ne tombe jamais dans l’excès de message à la truelle ! Glissé au fil de la lecture on sent que Baptiste a donné une raison et une construction a ses personnages, leurs convictions, leur cause ou leur croyance. Le tout est fait intelligemment et c’est un vrai régal.

Shota et Ikari sont deux personnages qui sont diamétralement opposés cependant les deux ont un objectif commun mais pas la même perception de cet objectif ce qui va rendre d’autant plus intéressant la découverte du voyage.

L’idée de faire de Osman un personnage de « liant » est très maline car il est le parfait équilibre des deux sœurs, il est loin des canons standards des héros badass plein de testostérone, cependant il a une aura qui tout au long du récit lui donne une crédibilité sans faille.

Plus qu’un récit féministe j’y ai vu un récit sur l’acceptation du deuil et préserver la mémoire d’un être perdu, car oui désolé pour le spoil qui n’en est pas vraiment un, Ashura, malgré ses actions, reste ce qui s'approche le plus d’un mère pour Shota et Ikari, de fait lorsque cette dernière meurt, chacun des héroïnes va gérer à sa façon ce deuil et va agir de manière différente, que ce soit par colère pour Ikari ou par contrôle total pour Shota, on va naviguer au travers de ses sentiments jamais simples à appréhender pour au final peut être arriver sur une acceptation. Je sais, peut-être je suis allé chercher un message beaucoup trop loin mais je l’ai ressenti comme ça et j’ai trouvé un attrait encore plus intéressant !

Mais si au départ je vous parlais d’un titre envoûtant, c’est également grâce au côté artistique, avec son coté aquarelle, et son style qui est très reconnaissable, Baptiste arrive à retranscrire cette ambiance orientale à la perfection, les moments de danse sont sublimes, les attaques de train ultra dynamiques, bien que son coté parfois « bizarre » sur les proportions de perso attire l’œil, l’ensemble avec la couleur fonctionne extrêmement bien, un peu à la manière de Lastman, ça a l’air simple, ou parfois bizarre mais ça ne peut pas en être autrement c’est un ensemble qui fait mouche et pour lequel je ne suis qu’amour. D'ailleurs, si vous voulez en voir plus, un artbook numérique est dispo sur lamotherbase et je vous recommande grandement d’y jeter un œil, c’est encore un peu plus de plaisir pour les yeux !

Vous l’aurez donc compris, Les Lames d’Ashura c’est un véritable voyage et je ne pourrais que vous le recommander !

« Ma sœur… Il est essentiel que tu arrives à canaliser tes émotions pendant un combat. Sinon ta force et ta rapidité ne te serviront à rien. Pense plutôt à ce qui t’entoure : le soleil, le vent, dans les arbres. Le ciel, le lac. C’est un tout, et on en fait partie. [...] Pour moi c’est la clé de tout même au combat. Tu devrais essayer. »

Les Lames d’Ashura du Label 619 aux editions Ankama .

Après The Golden Path qui m’avait agréablement surprise , j’avais hâte de retrouver Baptiste Pagani sur un autre titre . Je dois avouer que la first accroche "Mad Max" au féminin m’a freiné, heureusement un échange avec l’auteur m’a rassuré et surtout donné envie de l’avoir en main de suite !

Des femmes , des motos, des convois et de l’action, vous le savez déjà ! Je n’en dirais pas plus et laissez vous surprendre comme moi par cet univers qui réserve une intrigue dynamique ... mais pas que ! #baptiste explore beaucoup de thèmes avec une certaine poésie et philosophie. C’est toujours vague ? Et oui c’est volontaire !

Graphiquement, c’est la colo qui m’a séduite en ouvrant l’album , rose , purple et bleu se liant à d’autres pour une sublime effusion chaleureuse dans cette cavale qui ne l’est pas ! Son trait singulier dévoile des courbes généreuses et musclées avec une certaine grâce, ses décors entre l’Asie et l’Orient sont sublimes et les scènes de combats sont magistrales !

Une mise en page au tempo des événements où les cases sont tantôt dans un enchaînement vif alors que l’apaisement nous attrape devant la beauté onirique de certaines planches... il y’a encore beaucoup à dire ... mais je parle déjà trop !

Séduction totale for me, si comme moi une fois dedans vous ne décrochez pas , ce n’est pas Mad Max qui restera dans vos mémoires mais un récit original et intelligent avec des personnages attachants que je n’avais pas envie de quitter.

Petit plus un sublime artbook numérique est offert sur Lamotherbase.

Retrouvez LaMélys sur son instagram -> bullez_with_lamelys

 

Si vous souhaitez prolonger l’aventure nous vous recommandons grandement d’aller faire un tour sur la Mother Base pour y trouver l’artbook numrique généreusement offert !


 


  • Titre : Les Lames d’Ashura
  • Album: 180 pages
  • Editeur : Label619
  • Langue : Français
  • ISBN :  979-1033512530
  • Prix : 18,90€

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