Hope – Tome 1

Hope – Tome 1

Chez Delcourt, et plus particulièrement dans la collection Contrebande, on aime les comics. Et on aime aussi prendre des risques. Le titre qui nous intéresse aujourd’hui en est la preuve. Hope est tout droit sorti des pages du magazine hebdomadaire 2000AD, le même qui a donné le jour à un certain Judge. Et il faut dire que les publications en France issues de ce magazine sont très, très rares.

Dans un monde d’après-guerre où la magie existe, Mallory Hope est un privé Hollywoodien dans la plus pure tradition. Il fume, il picole, il aime les femmes et il se fait souvent casser la gueule. Ah! C’est aussi un sorcier. Lorsqu’il est engagé pour retrouver un enfant star kidnappé, il va faire en sorte de remplir sa mission jusqu’au bout, la disparition de son propre enfant faisant écho à la disparition du jeune comédien.

Guy Adams nous propose un bon vrai polar comme on les aime, l’argument occulte en plus. Evidemment, on ne peut que faire le rapprochement avec un certain Constantine lorsqu’on voit Hope. Il y a d’ailleurs tant de similitudes qu’on pourrait très bien croire qu’il s’agit d’un Elseworlds. La seule différence réside dans le fait que Hope est un peu plus jusqu’au-boutiste et son univers un peu moins aseptisé. Ceci mis à part, l’enquête est prenante et le passé trouble du héros, lié à la disparition de sa famille, mais également à l’usage de la magie, laisse planer le doute sur des développements ultérieurs.

Le personnage de Faustus [avec un nom pareil, aucun doute sur son identité] pourrait également prendre une place prépondérante par la suite et s’avérer intéressant [oui, je crois que je préfère les méchants]. En parlant de méchant, ou pas, d’ailleurs, l’espèce de fantôme qui l’accompagne en permanence, sorte de nonne avec un masque à gaz, est un ajout bien vu. Se positionnant en tant que vampire émotionnel que seul le héros peut voir, se nourrissant des souffrances qu’apporte chaque utilisation de la magie, elle apporte une note d’étrangeté qui permet à la série d’affirmer son identité.

Les dessins en noir & blanc de Jimmy Broxton sont glauques à souhait, faisant baigner l’intégralité du volume dans une ambiance moite. Le cadrage des planches est totalement cinématographique et s’adapte parfaitement en termes de storytelling.

J’aime les polars, surtout quand le héros s’en prend plein la tronche pour pas un rond. Du coup, avec Hope, je suis servi. Sans être une œuvre inoubliable, de nombreuses situations étant convenues dans ce type d’histoire, la lecture en reste agréable, même pour les habitués du genre. Pour les néophytes, par contre, nul doute qu’il s’agira alors d’une série qui saura les prendre aux tripes.

 


 

  • Titre:Hope
  • Broché : 80 pages
  • Editeur : Delcourt
  • Collection : Contrebande
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 978-2-413-02397-5
  • Prix : 12.50€

HISTOIRE
75%
DESSIN
80%
COLORISATION
--%
CARACTÉRISATION
70%
AMBIANCE GLOBALE
85%

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