Otome Game – Tome 1

Tu sais ce que c’est qu’un Otome, lecteur? Ou lectrice, plutôt? C’est un jeu vidéo de simulation [je te vois venir, mais ce n’est pas de ça que je parle] de séduction, plus particulièrement adressé à un public féminin. Dans le système de jeu, ça se situe entre le jeu de rôle et la visual novel, avec beaucoup de texte à faire défiler sur l’écran et des décisions à prendre influençant la suite du jeu.

Tout ça pour vous parler du Tome 1 d’Otome Game et comprendre le pourquoi d’un tel titre.

Une vague de souvenirs vient de frapper Katarina Claes, 8 ans. Elle se rappelle une autre vie où elle était une ado de 17 ans, fan de mangas et de jeux de séduction. Du coup, pas évident pour elle de se retrouver réincarnée en petite fille, au sein d’un monde semblable à notre 18ème siècle, mais surtout, reprenant l’intrigue de son jeu de séduction favori! Le comble, c’est qu’elle s’est réincarnée en la méchante du jeu, celle qui finira soit exilée, soit tuée. Il ne lui reste plus qu’à mettre à profit sa connaissance du scénario pour échapper à son sort.

 

Ce premier Tome de la série se concentre sur l’enfance de Katarina (même si elle est pilotée par un esprit qui a déjà 17 ans). Satoru Yamaguchi nous propose une histoire entre l’Otome et l’Isekai [genre où un personnage est transféré dans un autre monde], le tout dans une histoire bien orientée Shojo. Et comme dans tout bon Isekai, on ne sait pas comment l’héroïne se retrouve dans cette galère. Si le scénario est maîtrisé et bien construit, quelques lacunes viennent poindre dans la caractérisation du personnage principal. En effet, la dualité entre son corps d’enfant et son esprit d’ado n’est pas super flagrante. Surtout, elle ne se pose aucune question sur cette “réincarnation”, faute de terme plus adéquat. Par contre, la bonne trouvaille vient du “conseil des Katarina” qui se déroule dans la tête de l’héroïne, apportant une petite touche surréaliste. Gros bémol, par contre, sur la caractérisation des personnages secondaires, dignes d’un bon vieux PNJ bien pourri.

Le scénario, en lui-même, se déroule tout seul, mission après mission pour Katarina, un peu comme dans un Otome, en fait [enfin, j’imagine, n’ayant jamais eu ce genre de jeu entre les mains]. Ça rend d’ailleurs l’histoire un peu plate, les grains de folie qui permettraient de la rendre plus attrayante n’ayant pas réussi à germer.

Au dessin, le trait de Nami Hidaka est dans la droite ligne de ce que nous proposent la plupart des mangakas. C’est beau, propre et lisse. Toutes les techniques sont utilisées, allant du personnage normal à déformé, l’insertion de trames, etc. C’est agréable à l’œil et ça ne déstabilise pas le lecteur.

Avec beaucoup d’atouts, ce premier Tome d’Otome Game a de quoi séduire… mais retombe comme un soufflé trop cuit. Je n’ai pas accroché à l’histoire, oscillant entre Alice au Pays des merveilles et Candy et à laquelle il manque une petite part de délire pour attirer le lecteur dans ses filets. Ou alors c’est que c’est vraiment trop formaté “jeune fille”. À toi de décider lecteur et à toi de voir, lectrice.

 

 


 

  • Titre: Otome Game
  • Broché : 224 pages
  • Éditeur : Delcourt/Tonkam
  • LangueFrançais
  • ISBN-13 : 978-2413041528
  • Prix : 7.99€

 

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