Deadpool – la Collection qui Tue (tomes 34-35)

Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le dix-septième envoi contenant les tomes 34 et 35 de la collection !

Comme d’habitude, commençons par le premier ouvrage. Celui-ci, intitulé Vérité, Mensonges, contient la suite de la série Deadpool (vol. 2) scénarisée par Joe Kelly, ainsi que le chapitre Wolverine Annual ‘99. Vous savez probablement déjà ce que je pense de cette première série régulière de Deadpool si vous avez déjà lu mes précédentes reviews : je ne l’aime vraiment pas. Elle me semble confuse, et surtout bien trop longue et trop lente pour ce qu’elle raconte réellement ; et ce, même si les idées de base sont parfois plutôt intéressantes. Ici, après avoir vaincu le messie de l’espace, Deadpool se retrouve encore plus mentalement atteint qu’à l’accoutumée. Et cela ne va pas s’arranger quand son ex-femme va subitement revenir d’entre les morts et que T-Ray, son ancien ennemi juré qui l’avait laissé pour mort dans la neige (dans le tome Bonnes Évolutions, reçu lors du huitième envoi), va lui aussi revenir pour un affrontement ultime.

Encore une fois, malgré des idées assez intéressantes, le tome est poussif et long, semblant ne pas vraiment avancer malgré la multitude d’événements qui se produisent. Par ailleurs, la présence de plusieurs personnages venant faire une courte apparition (comme Bullseye, Wolverine, Kitty Pryde, ou encore le Docteur Bong) semblent ne servir qu’à essayer de remonter un peu l’intérêt du lecteur pour la série, en vain. L’histoire avance très tranquillement dans un récit assez pompeux, qui apporte tout de même quelques conclusions peu intéressantes (et vite abandonnées ou modifiées par la suite). Pour rappel, il s’agit du dernier tome qu’écrira Joe Kelly sur la série, ce qui explique les nombreuses résolutions de ces quelques chapitres. Malheureusement, le dénouement le plus important, que T-Ray vient apporter dans le dernier chapitre, n’aura aucune suite (ce qui n’est pas un mal, vu que cela n’apporte rien de bon au personnage de Deadpool, selon moi).

Heureusement, le petit chapitre de Wolverine écrit par Marc Andreyko vient remonter un peu le niveau de ce tome en apportant une histoire sympathique mêlant le mutant griffu le Mercenaire Disert et une chasse au loup-garou !

 

Le second tome de l’envoi est Révolution, qui contient la suite et fin de la série Deadpool Corps de Victor Gischler, que nous avions quitté dans le tome 31. Après avoir sauvé l’univers de griffes de la Conscience, le Deadpool Corps est acclamé et adulé de tous. Cependant, en route pour rentrer sur Terre, il va arriver à ce petit groupe une aventure absolument improbable et qui ne va aller qu’en s’empirant. Alors que la Confédération Oméga leur demande d’étouffer une rébellion sur une planète qui leur sert de colonie minière, les mercenaires vont sentir le bon filon et tenter de s’en mettre plein les fouilles, quitte à se mettre à dos leur employeur.

Le récit est découpé en deux parties qui se mêlent l’une à l’autre : dans un premier temps, on voit le Deadpool Corps mis à mal par une attaque extraterrestre à bord de leur vaisseau, le Bea Arthur. Deadpool et Headpool vont alors être les seuls à mêmes de pouvoir renverser la situation. Cependant, soucieux de voir que le lecteur ne va sûrement pas comprendre pourquoi ils sont en si mauvaise position, Deadpool va profiter des moments plus calmes pour nous conter les péripéties qui les ont amenés là. On suit donc, en même temps une attaque que va devoir contrer le Deadpool Corps, et en parallèle, un flash-back qui nous explique l’aventure principale qui les a conduits là où ils sont.

Victor Gischler laisse un peu de côté les références (même s’il en case tout de même quelques-unes par-ci, par-là) pour mettre en avant une aventure dans laquelle le Deadpool Corps va connaître son premier schisme. Comme pour le premier tome, les personnages les plus mis en avant sont Deadpool, Lady Deadpool et Headpool, mais dans ce second tome, on délaisse un peu Kidpool et on semble totalement oublier Dogpool, qui n’apparaît que pour dormir en arrière-plan ou combattre lors des phases d’action.

Côté visuel, les trois premiers chapitres (sur six) sont dessinés par Rob Liefeld, dont je ne suis pas très fan. Hormis quelques passages assez dynamiques, j’ai personnellement du mal avec les illustrations de ce tome comme pour celles du précédent, toujours à cause des disproportions improbables des personnages (particulièrement visibles sur les personnages féminins et sur Kidpool), mais aussi pour la tendance qu’ont ses personnages à « léviter », leurs pieds ne touchant pas le sol, même quand ça devrait être le cas. La seconde partie est illustrée par Marat Mychaels qui s’en sort un peu mieux que son compère. Cela dit, malgré les dessins de Liefeld, il s’agit tout de même là d’un tome excellent, possédant un récit fluide qui se dévore d’une traite. Qui plus est, Gischler en profite pour poursuivre son travail sur les relations particulières entre les différents Deadpool de l’équipe.

En somme, vous l’aurez compris, j’ai passé un superbe moment devant le second ouvrage de cet envoi, et bien moins devant le premier, qui a été assez pénible à lire. Mais encore une fois, je n’accroche personnellement pas à Deadpool (vol. 2), ce qui explique mon manque d’engouement face à ce titre. Je vous laisse libre de vous faire votre avis face à la série de Joe Kelly, qui sera remplacé dès le prochain volume par Christopher Priest ! Mais ça, je vous en parlerai la prochaine fois !

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


 

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