Deadpool – la Collection qui Tue (tomes 26-27)

Deadpool – la Collection qui Tue (tomes 26-27)

         Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le treizième envoi contenant les tomes 26 et 27 de la collection !

         Ne changeons pas nos habitudes, commençons dans l’ordre avec le premier ouvrage. Celui-ci, intitulé Deadpool Pulp, comprend ladite mini-série en quatre chapitres ! Et cette fois-ci, c’est à un tout autre Deadpool que nous allons avoir à faire ! L’histoire se déroule en effet dans un univers alternatif, à une époque de Guerre Froide proche des années 50.

Deadpool n’est pas le Mercenaire Disert que l’on connaît si bien, mais un agent secret du gouvernement ayant un passé torturé. Pour lui, pas de cancer, pas de pouvoir régénérant, pas de problème de peau : ce n’est qu’un excellent agent avec un souci mental qui lui fait entendre des voix.

         Adam Glass et Mike Benson tente ici de nous faire découvrir un tout nouveau Deadpool dans un style et à une époque bien différente, s’approchant du genre des romans d’espionnage des années 1950, et franchement, c’est très réussi ! Même si on reste dans un récit assez classique, les rebondissements sont bien amenés et les deux auteurs s’amusent même à mettre des clins d’œil à l’univers du Deadpool original (notamment la présence des personnages de Cable et Stryfe qui travaillent pour Hoover).

         Les dessins de Laurence Campbell manquent parfois cruellement de détails et sont assez sombres, même malgré l’excellent travail de colorisation de Lee Loughridge. Ceci dit, force est de constater que ses illustrations fonctionnent parfaitement avec le style du récit et parviennent réellement à nous faire entrer dans cette histoire d’espionnage ! Les couvertures (comme celle présentée ici) sont cependant réalisées par Jae Lee et colorisées par June Chung. Et autant j’apprécie le travail de la coloriste, autant je n’ai personnellement jamais pu adhérer au style visuel de Jae Lee, que je trouve trop fin.

         C’est donc un excellent ouvrage qu’on a là. Que ce soit au niveau du scénario, de l’idée de base, du rendu visuel ou même de la caractérisation, les différents artistes ayant travaillé dessus nous donnent à lire un comic de qualité, assez court pour être lu et relu avec grand plaisir.

         Pour ce qui est du second volume de cet envoi, Règlement de comptes, il contient la suite de la série de Joe Kelly, que nous avions quittée il y a deux envois. Le précédent tome « Tout se paie » était un peu meilleur que les autres car il nous présentait des idées intéressantes et un combat final assez bien construit et attendu, mais restait tout de même très long, lent et bien trop bavard pour peu d’intérêt. Le tome de ce treizième envoi a exactement la même construction et les mêmes défauts. Il contient les chapitres 20 à 25 de Deadpool (vol. 2) ainsi que le court chapitre 0.

Eh bien, les trois ou quatre premiers chapitres sont longs, assez ennuyeux et n’avancent pas bien vite, malgré quelques twists sympathiques et surprenants. La fin du tome est un peu meilleure car elle met en scène le combat tant attendu entre le Mithras (Deadpool) et Tiamat, et représente une forme de première conclusion de tout ce que Joe Kelly a introduit dans son run depuis le tout premier chapitre de la série. Malgré ça, le tout reste assez pénible à lire et bien trop étiré pour si peu de choses à raconter ; ce qui est le défaut principal de la série depuis son début.

         Par ailleurs, le tome se conclut par l’épisode 0, qui ne dure que 12 pages. Et je dois avouer que c’est assez rafraîchissant d’avoir si peu de pages, car le temps nous paraît bien moins long et tout est accéléré pour réussir à passer. Même Deadpool fait la réflexion : « C’est fou comme ça carbure quand y a que 12 pages ! » Eh oui, ça carbure, mais au moins, on n’a pas de passages longs et ennuyants qui ne servent à rien : on va droit au but et on ne perd pas de temps.

Bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ce chapitre 0 n’est sûrement pas le meilleur des chapitres de Deadpool (vol. 2), principalement car son scénario n’est pas bien original, ni très intéressant, sans compter quelques passages assez confus (sûrement dû au fait que Joe Kelly aimerait en dire beaucoup en peu de pages). Mais au moins, il se lit bien, ce qui n’est pas le cas du reste de la série. Bref, je le redis, je n’aime pas du tout ces comics Deadpool (vol. 2) et ils restent à mes yeux les moins bons de tous les comics que j’ai pu lire sur le Mercenaire Disert.

         En somme, on a donc un envoi un peu en dents de scie avec un excellent tome et un tome bien moins appréciable, malgré quelques bons côtés.

         Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


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