Absolute Martian Manhunter
La seconde vague de l’univers Absolute débarque en France, et avec elle, un choix des plus audacieux : Martian Manhunter.
Difficile de voir ici un personnage à la popularité incroyable qui pourrait attirer le chaland ! Et pourtant, c’est à lui qu’on donne sa chance !
La première vague m’a laissé une forte impression, d’une part parce que c’est la trinité DC qui a amorcé l’univers, et de deux, parce que la proposition apportait une véritable fraîcheur dans ses idées.
Ici, avec le Martian, je vous avoue que j’ai moins d’attentes. Je n’ai lu qu’une seule mini-série de ce super-héros en 2018, celle de Steve Orlando, que j’avais plutôt bien appréciée. Pour toutes mes autres modestes connaissances, l’essentiel vient des récits de Justice League ou de divers crossovers ci et là. Avec Absolute, comme sur la première vague, on rebat les cartes et on propose une nouvelle vision.
La vision ! C’est justement le point clé de ce titre. Car oui, c’est graphiquement complètement délirant, ça va dans tous les sens. Il y a mille et une idées toutes les deux pages, parfois intéressantes, parfois conceptuelles, souvent que je n’ai pas comprises… mais l’idée est là et fait vivre une lecture particulièrement riche.
Pour le pitch, on suit donc John Jones, un agent du FBI qui, de par sa conscience extraterrestre, perçoit l’imperceptible pour l’être humain. Tout comme nous, lecteur, il tente de vivre et de mener à bien son travail, tant bien que mal, tout en essayant de comprendre les tenants et aboutissants de tout ce qui l’entoure.
On y retrouve absolument tous les codes du Martian Manhunter classique, adaptés, voire réadaptés, à la nouvelle proposition. On voit que les auteurs, Deniz Camp et Javier Rodriguez, se régalent et tentent de régaler le lecteur.
Cependant, malgré toutes les qualités du titre, il y a un défaut à mon sens majeur qui m’a dérangé lors de cette lecture : le rythme. Plutôt lent et assez introspectif, ce n’est en général pas pour me déplaire, mais ici, il manquait un tout petit je ne sais quoi pour faire monter la tension ou proposer un cliffhanger qui relancerait l’intrigue plus fort au milieu du tome. C’est, à mon sens, une lecture « plan-plan » qui se déroule et qui fait son travail. Si la partie graphique n’était pas de haut vol, je pense que l’impact et mon intérêt en seraient grandement réduits.
Il est à noter, cependant, qu’originellement la série devait être une mini-série en 6 numéros, mais qui, vu son accueil, a vu un rallongement de 6 numéros de plus. Peut-être que le rythme en a pâti à cause de cela. Pour l’instant, ce n’est que supposition, mais avec le prochain tome, qui sera en toute logique le dernier, nous aurons notre réponse !
|
Envie d’en découvrir plus ? Rejoignez-moi sur Instagram pour des chroniques exclusives !

