X-Men-Apocalypse-Poster-No-TextX-Men, le premier film de 2000, a été le déclencheur de la vague des films de super-héros. Et il faut dire que la Fox fait tout ce qu’elle peut pour garder les droits des mutants les plus connus au monde. Ils nous sont revenus ce mois-ci avec un nouveau volet : Apocalypse.

Bon, rien que le nom nous met au parfum. Pour ceux qui n’auraient jamais lu un comics des X-Men, Apocalypse, aussi appelé En Sabah Nur, est considéré comme le premier de tous les mutants, né en Égypte antique. Toujours entouré de quatre de ses plus fidèles disciples, ayant inspiré les fameux quatre cavaliers de la Bible. C’est pour dire !

x-men-apocalypse-post-credits-scene

Apocalypse, donc, renaît dans les années 80 durant lesquelles se déroule le film. Il va chercher à embrigader alors quatre mutants parmi les plus puissants afin de déclencher la fin du monde tel que nous le connaissons.

Ce qui est intéressant dans cette histoire, ça n’a pas été pour moi le combat des méchants contre les gentils, somme toute assez classique, mais tous les à-côtés. En effet, on retrouve dans ce film certaines scènes issues des comics, dont notamment le recrutement d’une nouvelle équipe, me faisant penser fortement à Giant-Size X-Men 1. Je rajouterais également les interactions entre les personnages, qui apportent un intérêt supplémentaire à l’histoire. En effet, la rencontre Scott/Jean ne correspond pas vraiment à ce à quoi on s’attendait. Et la tension sexuelle qui peut exister entre Raven et Hank McCoy, à laquelle on peut rajouter la jalousie de ce dernier envers Magnéto, est exploitée de façon intelligente.

Magnéto, parlons-en. Depuis le début, il s’est avéré être l’un des éléments majeurs de la franchise. La première trilogie l’a exploité comme « méchant » récurent. Dans la nouvelle, initiée par X-Men : le Commencement, ce n’est plus aussi clair. Il est traité comme un homme complexe, flirtant sur la ligne séparant le bien du mal. Un homme normal en fait, avec ses faiblesses, ses forces, et ses blessures. Même si certains raccourcis scénaristiques sont employés dans le film, le traitement du personnage est globalement bon.

xmen0002On ne peut pas en dire autant pour Xavier, qui se retrouve relégué à l’arrière plan. Même durant la bataille finale [spoil] il n’a pas un rôle décisif et semble, tout au long du film, plus subir les événement qu’autre chose [fin du spoil]. Même l’explication de sa calvitie subite est plus que moyenne. Ça plus les cheveux blancs de Tornade, c’est un vrai carnage capillaire que ce film !

Autre personnage sur lequel je n’aurais pas parié un kopeck mais qui m’a éclaté, c’est Quicksilver ! Il n’est pas cet arrogant bouffi d’orgueil qu’on peut voir dans les comics, mais un mec fun, bien que troublé. La scène où il arrive à l’école Xavier, sur fond d’Eurythmics, est tout simplement excellente ! Il est également mis en avant dans le combat final et, du moins dans cet univers cinématographique, il reste le fils de Magnéto. Même si sa sœur n’apparaît pas [toujours des problèmes de droits entre studios, certainement].

Pour en finir avec les personnages, la vision du film confirme le ressenti à la vue des photos : Apocalypse est un mauvais cosplay. Le costume, tout comme le maquillage font faux. À croire que ça doit être un trait commun à tous les méchants violets [cf Thanos].Evan-Peters-Teases-X-Men-Apocalypse-Quicksilver-Scene

Scott, lui, est insupportable, on se demande ce que Psyloke vient faire là, et Sophie Turner (Jean Grey) a visiblement du mal à jouer un personnage [spoil] potentiellement tout-puissant [fin du spoil].

À la mise en scène, Bryan Singer livre un divertissement bien ficelé. Pas de grandes scènes d’anthologie, malgré un objectif affiché de faire toujours plus grand que le précédent, tactique bien rodée des films U.S. Allez, je suis médisant, j’ai, comme dit plus haut, adoré la séance Quicksilver, mais également le générique de début. Pour le reste, c’est sympa, mais sans génie.

N’allez pas croire que je n’ai pas aimé le film. Au contraire, j’ai trouvé que c’était un vrai bon divertissement, avec quelques bonnes séquences, et sans longueurs. On profite de ses deux heures et quelques de bobine, et la dernière scène suffit à procurer des frissons. Ça reste une bonne adaptation de comics, mais c’est peut-être aussi annonciateur de l’essoufflement d’un genre. Une nouvelle suite étant déjà prévue, espérons que la franchise ayant initié le genre ne le conduise pas vers son déclin.

 

Catégories : Reviews TV/Ciné

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