Hachette Comics vient nous titiller la fibre avec The Tower Chronicles, titre indé de chez Legendary auquel on ne s’attendait pas de la part d’un mastodonte de l’édition. Dessiné par Biz himself, je ne pouvais pas le laisser sur l’étagère de mon libraire!

Les nuits sont sombres à New York. Encore plus sombres lorsque le danger rode dans les allées. Les démons sont parmi nous et un seul homme se dresse face à eux : John Tower. Enquêteur privé, n’hésitant pas à mettre à l’épreuve la motivation de ses futurs employeurs, il traque le surnaturel. Du coup, lorsque le F.B.I demande son aide bénévolement, pour traquer un tueur en série, sa première réaction n’est pas d’accepter sans réserve. Mais quand il découvre que le tueur en série a un profil rentrant dans sa catégorie d’enquêtes, il va revoir sa décision.

Le scénariste Matt Wagner, vieux briscard du comics, nous présente un titre orienté aventure/horreur, mettant en scène, comme il se doit, un héros au passé mystérieux. Avec l’air d’être tout droit sorti de Castlevania, Tower a bien la gueule de l’emploi du tueur de monstres. On pourra d’ailleurs y voir l’inspiration du personnage principal de Demonslayer, chez Bubble, tant dans le design du personnage que dans la personnalité et le manque d’informations sur le passé du héros. Mais ça, c’est une autre histoire.

D’ailleurs, en parlant d’histoire, celle de ce volume est somme toute assez classique dans le traitement. Quelques petits twists et mystères émaillent le scénario, mais on se retrouve dans un buddy-comics classique. Ça manque d’originalité, même si le fait de se retrouver en terrain connu fait que ça se lit bien.

Au dessin, on retrouve un Simon Bisley en grande forme. Avec moins de fantaisie qu’à l’accoutumée, mais plus de précision, il nous livre une mise en images précise, nette et sans bavures, de l’histoire. Bon, on retrouvera quand même un bout de fesse et des tripes à l’air par-ci par-là, mais son trait est ici assez classique. Le comble pour de l’indé! Ce volume n’est ni encré, ni colorisé par Biz, ce qui explique peut-être cette différence dans la partie graphique. Malgré ce côté déjanté absent, qui m’a manqué, je l’avoue, on reconnaît la patte du dessinateur et les planches ne déméritent pas, surtout dans le travail des noirs et des ombrages.

Avec moins de cent pages, ce Tome 1 de The Tower Chronicles se lit vite et bien. Sans être la découverte de l’année, il rentre dans la catégorie de ces comics oscillant entre le super-héros sombre et les récits d’horreur, se rapprochant en cela du film Van Helsing. Loin d’être indispensable, il en reste une lecture sans grande prétention et agréable à regarder.


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