Venom Lethal Protector #1

Venom Lethal Protector #1

Après un titre Venom à éviter prudemment [à retrouver dans le meilleur podcast du monde, Chronicles], ce nouveau Lethal Protector ne pouvait que résonner à mon oreille de fans des 90’s.

Retour vers le passé. Eddie Brock et Venom ont fusionné depuis quelques temps, mais apprennent encore à se connaître. Mieux, ce Venom continue à vouloir dévorer des cerveaux et c’est ce qu’on aime chez lui. Après une baston avec trois vilains de troisième zone [justement], Venom essaie de trouver sa place et un sens à sa vie. Quoi de mieux que de retourner voir son ex? Pas vraiment la meilleure des idées, les dames ont parfois besoin de faire table rase et se concentrer sur une nouvelle relation. Tout désemparé, Venom décide qu’il est grand temps d’aller sucer la cervelle de Spider-Man, mais va tomber sur un os en la personne d’Ambush Bug!

Ouaip, gros! Une histoire à l’ancienne où ça bouge et ça se prend la tête en même temps. Il faut dire que Lethal Protector a été, en son temps, la première mini-série consacrée à Venom. Et c’était déjà David Michelinie qui l’écrivait en 1993. On retrouve ce feeling 90’s dans ce nouveau titre qui, un peu comme X-Men Legends, se base sur le passé de son héros. Et on retrouve également cette ambivalence de l’époque, quand Marvel voulait utiliser Venom mais ne savait pas trop comment le cataloguer. Vilain, oui, mais pas que. Derrière Venom se cache Brock, l’homme au destin brisé, qui cède à ses pulsions colériques mais ne se voit absolument pas comme un vilain. Michelinie navigue un peu à vue sur ce titre, où il doit à la fois satisfaire les connaisseurs de la première version, mais également les nouveaux fans, ceux pour qui Venom c’est avant tout un film [oui, il paraît qu’il y en a qui ont aimé]. Pour ma part, c’est beaucoup trop autocentré et devrait se concentrer un peu plus sur l’action.

Au dessin, Ivan Fiorelli nous propose une prestation qui, sans être du Mark Bagley, nous livre une prestation reprenant tous les codes des 90’s. Son trait, net et à l’encrage précis, les postures acrobatiques et improbables, une représentation efficace du second degré, tout y est. Si ce n’était l’adjonction des appendices préhensiles qui, de tête, n’existaient pas en 93, on pourrait tout aussi bien être devant l’un des numéros du Lethal Protector d’origine.

Je n’ai aucune certitude quant à l’arrivée en France de cette mini-série qui risque de connaître le même sort que X-Men Legends et ne jamais atterrir chez nous. Sauf si Panini se décide à publier les 5 épisodes en un seul volume [qui sait, on parle d’un Venom 3 au ciné]. Après la déception de la série Venom régulière, Lethal Protector est rafraîchissante et ce numéro 1 donne envie d’aller voir la suite.


 

  • Titre : Venom Lethal Protector #1
  • Pages : 30 pages
  • Editeur : Marvel Comics
  • Langue : Anglais
  • Prix : Enviro 5€

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