The Escapists, c’est une drôle d’histoire. Pas drôle dans le sens marrante, mais drôle dans le sens où elle est difficile à résumer.

Quand Maxwell Roth perd son père enfant, il découvre que ce dernier vouait un culte absolu à un vieux comic book : The Escapist, sorte de Houdini en collants combattant l’oppression. Devenu adulte, il utilise son héritage pour racheter les droits du personnage et relancer la série. Souhaitant créer le buzz, il envoie son meilleur ami Denny, déguisé comme son héros, aider les employés maltraités d’une chaine de grands magasins. Lorsque Denny va tomber sur des braqueurs, tout son plan commercial va lui échapper.

 Brian K. Vaughan est un spécialiste des histoires à tiroirs et des intrigues multiples. Sur ce titre, il brise le 4ème mur mais pas dans le sens où on l’entend. C’est l’histoire au sein de l’histoire qui raconte une autre histoire. Je vous le disais, pas facile à expliquer ce comic! Surtout lorsque la réalité et la fiction s’entrecroisent au sein même de l’intrigue.

Les dessins sont assurés par quatre artistes différents, selon le lieu, le temps et la narration voulue. Sans être fouillis, on voit bien la différence entre chacun des artistes. Le dessinateur de l’histoire principale, Steve Rolston, a un trait au croisement des influences comic-strip et Européennes. Le découpage des planches est agréable et non-linéaire, avec une mise en couleurs aux tons pastels agréable à l’œil.

Les autres dessinateurs, dessinant les comics au sein du comic, on un trait adapté à chacune des histoires et époques où se situe l’action et permettent de donner du rythme au récit.

The Escapists est assurément une histoire rondement menée à tous points de vue et devrait ravir à la fois les amateurs de comic indé, de super-héros modernes et d’histoire classique. Le tout avec une véritable réflexion sur l’industrie et les valeurs que l’on considère comme primordiales.