Bienvenue pour ce premier article de la semaine spéciale Frédéric Pham Chuong ! Et nous allons commencer avec son premier comic solo : Steam West, chez Kotoji.

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2Steam West, il faut d’abord savoir que c’est écrit, dessiné, encré, colorisé par FPC [oui, les initiales c’est plus rapide]. Et ça nous raconte une histoire se situant dans l’ouest Américain, après la guerre de sécession. Un piéton solitaire ramène une bande de hors la loi au shérif de la ville. Piéton? Oui, car il est trop lourd pour un cheval. Cet homme, c’est Steam West, un homme/machine dont les origines sont floues. Tout de métal revêtu, il a néanmoins le comportement et les sentiments d’un homme. Mais si certains l’acceptent avec peine, d’autres veulent sa mort dans l’ombre.

Rien qu’avec le titre, on sait où on est! C’est du steampunk. Une uchronie où la technologie s’est invitée dans le passé. Si le scénario commence en reprenant les codes du western classique et du cavalier solitaire, le steampunk s’impose, jusqu’à prendre complètement le pas dans le final. Les origines du héros ne sont pas expliquées, si ce n’est un petit indice en postface. Quant à l’ambiance générale, on ne peut pas s’empêcher de penser au film Wild Wild West avec Will Smith, mais c’est le sujet qui veut ça. Car ce n’est pas la seule influence.

F4PC assurant tous les postes, ces influences se remarquent dans l’histoire tout autant que dans le dessin. Soyons honnête tout n’est pas parfait, notamment au niveau de l’encrage de certaines planches, ou d’un découpage trop linéaire. C’est d’ailleurs une autre des influences de FPC qui tranche le plus dans cette histoire : le manga. Certains dessins, purement comics, se voient rajoutés des traits « effets de vitesse » propres aux mangas. Si cela apporte une énergie indéniable dans les scènes d’action, ça tranche peut-être un peu trop avec d’autres planches plus posées.

3Et ce sont ces planches là qui m’ont le plus marqué. On retrouve du Mignola, pour l’aspect sombre, un peu de ABC Warriors dans la description des machines, mais également un côté Hardware [si vous ne connaissez pas ce film laissez tout tomber pour le regarder séance tenante!], engluant parfois le récit dans un « huis clos en espace ouvert ». Toutes ces influences, digérées et transposées, font de ce volume un comic steampunk, mais également cyberpunk. Si on rajoute à ça l’amour assumé de l’auteur pour les arts martiaux, c’est un ovni que l’on tient à coup sûr entre ses mains!

Steam Punk, c’est un conte sur un chevalier dans son armure brillante, respectant un code d’honneur et protégeant l’innocent. Mais ce n’est jamais mièvre, et FPC a su digérer toutes les influences citées plus haut pour en faire une lecture agréable et punchy. La conclusion de l’histoire la laisse ouverte à une éventuelle suite mais se termine surtout de façon positive, un peu à la Blade Runner, où finalement la machine s’avère plus humaine que l’homme qu’elle a dû affronter.

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Catégories : Reviews VF

1 Comment

Cara · 27 juin 2016 à 4 h 49 min

Coucou!!! Juste un petit check au passage… Dans le dernier paragraphe il est écrit Steam Punk au lieu de Steam West…

J’ai adoré cet article!!!! Merci les gars!

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