Tête de chien – Tome 3
Après un premier tome archi convaincant, je vous avais dit que je reviendrais vous parler de cette série plutôt chouette et moderne qu’est Tête de chien. Je profite donc de la lecture du tome 3 pour le faire.
Pour vous remettre un peu dans le contexte, la fin du tome 1, ayant laissé Jehan et Josselin triomphants du tournoi, avait aussi apporté son lot de surprises et de rencontres. Nos deux protagonistes ont donc eu la chance de se faire un nouvel allié, mais cela a inévitablement entraîné un nouvel ennemi !
Le tome 2 démarre sur les mêmes bases que le premier : vous ne serez guère perdus. On prend les mêmes, on recommence : nouvelle ville, nouveau tournoi, nouveaux problèmes, et non des moindres ! Paulin, le fidèle écuyer aux oreilles qui traînent un peu partout, entend au détour d’une conversation qu’une femme sera assassinée pendant le tournoi. Pensant le secret de Jehan découvert, tout va partir à mille à l’heure.
Ce tome est extrêmement riche et garde toute sa modernité, que ce soit dans le dessin ou dans le scénario. C’est d’ailleurs un élément important de l’univers : non pas uniquement cette modernité, mais cet ensemble qui rend les personnages extrêmement fouillés et nuancés.
La preuve en est avec ce tome 3, qui aurait pu choisir la facilité et nous offrir un énième tournoi avec de nouveaux enjeux. Mais il n’en est rien ! Les auteurs utilisent les événements des deux premiers tomes pour faire vivre à nos héros une nouvelle aventure, aussi curieuse qu’enrichissante, sans jamais oublier ce qui, à mes yeux, fait le succès de cette série : l’évolution des personnages.
Exit les tournois de joute ! Alors que le Chevalier Noirci et son fidèle écuyer font leurs adieux à Jehan, Paulin et Josselin, ils vont très vite se retrouver à devoir refaire équipe par la force des choses. Poursuivis par le grand ennemi, Gaucher de Joigny, que notre petite troupe s’est fait, ils vont se réfugier dans le château du petit village de La Tour, dont le seigneur, aigri, caractériel et vieux rabat-joie, « dirige ». À partir de là, tout n’est que révélations, plans de bataille et espoirs.
Encore une fois, Vincent Brugeas nous offre un scénario riche, que ce soit en révélations, en surprises, mais surtout juste, avec une maîtrise du rythme et de la narration. Le tout est accompagné des dessins de Yoan Guillo, formant une harmonie déconcertante. C’est beau et bien écrit, et lorsqu’on ouvre le livre, on ne le ferme qu’à la toute dernière page.
Dernière page qui, de façon encore une fois très maline, conclut un arc initié dans le tome 1 de manière extrêmement satisfaisante, tout en laissant une petite porte entrouverte (mais non frustrante), permettant au lecteur de décider s’il souhaite s’arrêter ici ou continuer l’aventure, si les auteurs le souhaitent aussi.
Une excellente série, qui, avec ce tome 3, vient confirmer la qualité de chacun des tomes. Pour les amateurs d’aventure médiévale, mais aussi accessible aux néophytes les plus complets.
Tête de chien, c’est très bien !
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