Robin – The Boy Wonder
Vous le savez maintenant, le DC Black Label, c’est ma valeur quasi sûre chez DC. Avec Robin – The Boy Wonder, on tient ici un récit pépite !
Aux commandes, Juni Ba. Si ce nom ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas écouté notre podcast Tales From The Sewer, où on a eu la chance de le recevoir pour la sortie de son annual TMNT.
Pour ceux qui le connaissent notamment avec Monkey Meat, vous doutez déjà de pourquoi j’aime ce monsieur.
Comme à son habitude, Juni Ba nous propose une aventure humaine, touchante et pleine de sincérité. Il vise juste, avec un récit et des dialogues efficaces qui vont droit au but, sans fioriture et non sans panache. On se laisse donc porter par cette histoire centrée autour des Robins, par le prisme de Damian. On va le découvrir, le comprendre, s’amouracher de ce petit bonhomme rempli de doutes et de démons intérieurs auxquels il doit faire face.
Juni Ba nous offre intelligemment la matérialisation de cette lutte intérieure en la manifestant extérieurement avec les démons et les anti-héros de la mythologie de Batman. De Ra’s al Ghul à Talia, en passant par Gueule d’Argile ou Rok, chacun de ces ennemis sert de marche vers l’avenir à Damian et lui permet de mieux comprendre, mieux se comprendre. Le fait que Batman ne soit là que comme une ombre laisse la part belle aux Robins : de Nightwing à Red Hood, en passant par Red Robin et même Batgirl, ces personnages, même s’ils ne sont pas centraux, servent le récit et l’évolution de Damian.
C’est brillant, juste et très malin : sous couvert d’une aventure classique de l’univers Batman, on nous offre un récit sur l’évolution personnelle de ce nouveau Robin.
Bien évidemment, si le récit est rythmé et très juste, il est sublimé par le trait de l’auteur. Si l’on pourrait, au premier coup d’œil, penser que son style est à la croisée de Mignola et de Wes Craig, Juni Ba a son propre style, et il fonctionne parfaitement. J’étais déjà tombé sous le charme lors de son annual TMNT ainsi que de ses covers, j’avais beaucoup apprécié son Monkey Meat, mais ici, c’est encore un niveau au-dessus.
Que ce soit avec ses jeux d’ombres, ou ses arrière-plans teintés d’une même couleur, il y a une harmonie qui ressort de chaque planche. Et même si, à première vue, cela pourrait sembler simple, ce ne l’est absolument pas. Fourmillant de détails et d’expressivité, c’est un travail incroyable qui nous est offert.
Vous l’aurez donc compris : Robin – The Boy Wonder est un excellent titre qu’il sera facile à offrir, à découvrir et à chérir.
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