Robilar – ou le Maistre Chat – Tome 1 : Maou!!

Robilar – ou le Maistre Chat – Tome 1 : Maou!!

Le Chat Potté, tu connais? Le Chat Botté, aussi, normalement, que ce soit par le biais du conte de Perrault ou par la chanson de Chantal Goya? Eh bien, on va s’intéresser à sa nouvelle itération dans ce Tome 1 de Robilar (ou le Maistre Chat) : Maou!!

Robilar, ch’est un bon chat, cha madame. Je dirais même plus un gros, un très, très, gros chat. Bien gras et qui a l’habitude de se faire chouchouter, gaver, pomponner. Du coup, lorsqu’un ogre écrase la calèche de ses maîtres et qu’il en est le seul survivant, il va lui falloir réussir à se débrouiller. Après avoir failli passer à la casserole et s’être fait tabasser par les félins du quartier, il va être adopté par Panisse, le fils du meunier. Au moulin, il va s’affiner, s’affûter et développer un vrai sens de la roublardise pour se venger de ceux qui lui ont fait du mal et s’assurer, par le biais de son maître, une place de choix dans le royaume. Plus qu’à enfiler une paire de bottes, et en voiture, Simone!

David Chauvel s’est largement inspiré du conte de Perrault, ne changeant que quelques détails dans le déroulement de l’histoire. Mais inspiré ne veut pas dire plagié et, si ma mémoire est bonne, on s’en éloigne quand même beaucoup sur le développement annexe du scénario. Entre jeux de mots, vieux français, et exploration du passé, mais également des motivations de Robilar, on est rapidement happé par l’histoire. Les personnages ont à la fois la bêtise et la naïveté des personnages de contes. Du coup, on se rapproche plus de Shrek, d’ailleurs, que du conte original. Robilar, lui, est un vrai félon, un filou rusé, un fieffé coquin. Il porte en lui toute la roublardise qu’on prête aux chats habituellement, et une faculté à rebondir de péripétie en anicroche, qui le rendent attachant.

Ne jugez pas un livre sur sa couverture. Dans le cas présent, vous pouvez. L’intérieur est aussi beau qu’elle le laisse supposer. Sylvain Guinebaud nous propose de très belles planches, au découpage millimétré. Du placement de personnage, au format de case utilisée, l’histoire se déroule sans y trouver un défaut. Le dessin en lui-même propose un trait légèrement grossi, accentuant les expressions des personnages et le caractère humoristique de la série. On rajoute par-dessus les couleurs chaudes utilisées par Lou et c’est un sans-faute.

Jolie petite surprise que cette B.D à lire de 7 à 77 ans. Écrite intelligemment, elle pourra plaire autant aux plus jeunes qu’au lecteur adulte. Pour ma part, je lirai le Tome 2, prévu en janvier, avec grand plaisir.


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