Les Artilleuses – Tome 1 : Le vol de la Sigillaire

Les Artilleuses – Tome 1 : Le vol de la Sigillaire

C’est bien, les 48H BD. Qu’est-ce que ça a à voir avec le titre qui nous intéresse aujourd’hui? Tout simplement que c’est lors de l’opération que je suis tombé dessus chez mon libraire. Si je n’avais jamais entendu parler de Les Artilleuses Tome 1 : Le vol de la Sigillaire, je n’avais pas non plus suivi la création de la maison d’édition Drakoo, division de Bamboo, avec Christophe Arleston à sa tête. Cette lacune comblée, je me suis plongé dans la B.D, car oui, on est là pour ça.

On se retrouve dans le Paname du début du siècle dernier [le 20ème siècle, donc, pour les cancres qui ne suivent pas au fond de la classe]. Sauf que ce n’est pas exactement celui que l’on connait en 1911. En effet, un portail s’est ouvert vers l’Outremonde, le monde féérique, il y a quelques années et tout un flot de créatures magiques font l’aller-retour. Mêmes ces saloperies de pigeons ont été remplacés par des dragons miniatures! Et on peut prendre le métro pour se rendre à Ambremer dans ce Paris des Merveilles.

Nous allons donc suivre trois pétroleuses, Lady Remington, Miss Winchester et Mam’zelle Gatling, qui sont allées dévaliser une banque en faisant tout péter, mais sans jamais blesser personne. Ce casse a pour but de dérober le Sigillaire, afin de le remettre à leur commanditaire. Vous vous en doutez, tout n’ira pas comme sur des roulettes.

Le leitmotiv de Drakoo, l’éditeur dédié à la fantasy, est bien respecté dans cette uchronie scénarisée par Pierre Pevel. On n’est cependant pas vraiment dans l’originalité avec ces trois nanas au fort caractère, secondées par un gnome mécanicien et son teckel cyborg. On suit une sorcière, une humaine et une fée qui sont du mauvais côté de la loi, mais on ne sait pas grand-chose d’elles.

Peut-être que la lecture des romans du même auteur, Le Paris des Merveilles, nous en apprendrait plus? Quoi qu’il en soit, on a la désagréable impression de débarquer et d’avoir loupé un épisode. Vous l’aurez compris, on est face à une caractérisation assez manichéenne des personnages, et plus particulièrement des secondaires [notamment des policiers], qui a du mal à convaincre le lecteur adulte. Après, l’histoire est sympathique, gentillette et les personnages attachants.

Au dessin, Étienne Willem illustre les aventures de nos drôles de dames, en distillant la petite touche de fantasy dans les détails du Paris de 1911. C’est vraiment joli tout en restant dans la lignée des illustrations des scenarii d’Arleston, justement. Le fan de fantasy grand public ne sera ni perdu, ni lésé. Pour ma part, j’avoue que j’ai bien aimé les planches proposées dans un style à la fois clair et détaillé. On garde en plus un petit côté art déco dans les planches, qui est du plus bel effet.

L’histoire de cette série aurait pu être captivante si elle n’avait pas déjà été lue un nombre incalculable de fois. Malgré tout, les personnages et le dessin rendent ce volume attachant. Il serait néanmoins à conseiller aux lecteurs des romans de Pevel, ou aux plus jeunes qui, à coup sûr, y trouveront leur compte.


 

 

  • Titre: Les Artilleuses – Tome1 : Le vol de la Sigillaire
  • Broché : 48 pages
  • Editeur : Drakoo
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 978-2-413-01292-4
  • Prix : 14,50€

HISTOIRE
65%
DESSIN
80%
COLORISATION
80%
CARACTÉRISATION
70%
AMBIANCE GLOBALE
75%

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