Toujours de la lecture malgré la chaleur : le point Comics !
Dans la famille des « Super », on aime visiblement tester de nouvelles choses ! Après Superman qui a eu droit à son titre hommage, c’est au tour de sa cousine, en pleine promo du film Supergirl, de recevoir le même traitement avec :
🦸♀️ Supergirl: The World.
Le concept reste le même : une histoire sur le personnage, racontée sous la forme d’un recueil où une pléthore d’artistes d’hier et d’aujourd’hui nous livrent leur vision narrative et graphique de l’héroïne. Si vous avez lu mes précédentes chroniques, vous savez déjà que j’ai un petit faible pour Kara !
Je ne vais pas tourner autour du pot très longtemps : j’ai beaucoup aimé cette proposition, encore plus que celle sur Superman. Parmi tous les artistes, j’ai été extrêmement heureux de retrouver Mahmoud Asrar, qui avait déjà eu Kara entre les mains au lancement des New 52 (une époque où j’avais pris énormément de plaisir à faire connaissance avec l’univers de Supergirl).
Pour le reste, on y retrouve des histoires plus ou moins engagées, aux thématiques diverses et variées, mais surtout avec une très belle mise en avant d’artistes féminines au service de ce chouette personnage. C’est bien senti, écrit avec beaucoup de finesse, à l’image d’une Supergirl en pleine force.
Mention spéciale à l’histoire finlandaise ainsi qu’à la patte graphique façon manga ! Bref, vous l’aurez compris : il y en a pour tous les goûts et tous les styles, et cette lecture se fait toute seule, l’air de rien.
Un bouquin parfait à s’offrir à soi-même… ou à offrir à un proche, tant qu’à faire si vous avez des amis à gâter !
🦇 Batman: Second Knight
J’avais beaucoup aimé le premier tome et on reste ici sur le même niveau de qualité. Même si le récit reste un peu prévisible (Jurgens ne va clairement pas révolutionner le monde des comics avec son écriture), l’ajout de l’Épouvantail (Scarecrow) en super-vilain est un excellent choix. L’histoire fonctionne même un peu mieux que dans le premier opus : là où l’on avait essentiellement affaire à des zombies précédemment, ici — malgré la présence de l’Épouvantail et une apparition de Superman —, l’ensemble semble un peu plus terre-à-terre.
Le pitch ? Un homme déguisé en bourreau tue des gens à travers Gotham de manière très publique afin de terroriser la ville, et l’Épouvantail s’associe à lui pour propager cette peur. Jonathan Crane a une vraie motivation, intelligemment liée à l’époque : le début de la Seconde Guerre mondiale. C’est d’ailleurs assez rafraîchissant de voir que lui et le fameux bourreau ne se trahissent pas : ils ont un objectif commun et s’efforcent de l’atteindre ensemble. Ils sont en quelque sorte le miroir inversé de Batman et Superman : chacun son secret, bien gardé, l’important étant ailleurs.
C’est à mon sens une très bonne histoire qui vient parfaitement compléter le tome 1. Jurgens met magnifiquement en avant Bruce Wayne et Clark Kent, ce qui est toujours un plaisir. Ils finissent par découvrir l’identité de l’autre et forment une alliance temporaire. Dans cet univers, on a l’impression qu’il s’agit de leur première rencontre et qu’ils finissent alliés de fortune plutôt que grands potes. Leur développement est très réussi et en donne suffisamment pour donner envie de voir cet univers s’étendre. Mais sachons aussi apprécier les propositions courtes qui évitent de gâcher une belle lecture ! Quoi qu’il en soit, nos deux héros vont œuvrer ensemble pour mettre un terme à cette menace. Entre la double vie de Bruce avec Julie et le costume de vigilant, le danger est bien présent. Stopper l’Épouvantail sera-t-il aussi simple qu’on l’imagine ? Rien n’est moins sûr…
En résumé : Batman: Second Knight est une chouette lecture. C’est un tout petit peu en deçà du précédent (qui m’avait vraiment offert une lecture surprise), car on y retrouve les mêmes codes et que l’effet de surprise est moindre, mais la qualité est bel et bien là. Si vous avez aimé Batman: First Knight, vous aimerez sans nul doute cette suite !
⚔️ Wonder Woman – Tome 2
Après avoir (encore une fois) sauvé les fesses des humains, Diana continue ses aventures et part tenir sa promesse en direction d’un labyrinthe où l’une de ses sœurs Amazones serait enfermée. On y retrouve tout le lore des Amazones, mais pas seulement : entre secrets cachés et forces mystiques, Diana aura fort à faire face à cette nouvelle quête et se retrouvera confrontée à bien des épreuves.
Si j’avais adoré le tome 1 et sa réinvention du personnage, l’effet de surprise est désormais passé. Cependant, l’intérêt réside toujours dans la construction de Diana et la manière dont elle évolue. On retrouve le côté mythologique propre aux Amazones, injecté de quelques touches de modernisation pour une vision fidèle mais totalement différente dans son exploitation. Tout ce qui fait le cœur de Wonder Woman se mélange au monde réel, et Diana fait l’équilibriste sur cette corde. C’est drôlement bien écrit et ça marche à 200 % ! Les personnages, même les plus secondaires, sont bien écrits : ils apportent du liant à l’univers, donnent de l’épaisseur à Diana dans ses réflexions et mettent en lumière toutes ses facettes.
Graphiquement, si vous avez accroché au tome 1, vous ne serez pas déçus : c’est de la même facture et c’est toujours aussi beau. Plusieurs visions artistiques se renvoient la balle dans ce tome 2, et chacun y trouvera son bonheur sans difficulté.
Absolute Wonder Woman reste pour l’instant, avec Batman, l’une des deux valeurs sûres de cet univers à mes yeux, malgré d’autres belles propositions comme Martian Manhunter ou Green Lantern dont je dois encore lire le tome 2.
Quoi qu’il en soit, foncez : c’est une lecture de grande qualité !
🕷️ Superman vs The Amazing Spider-Man
Suite à ma lecture du tout récent Superman / Spider-Man, la curiosité m’a poussé à lire ce tout premier crossover. Urban a eu la bonne idée de le proposer dans un fac-similé de la toute première édition, et on peut clairement dire que ça fait son effet : les finitions « vieilles pages » et les couleurs un peu passées fonctionnent incroyablement bien.
Concernant le contenu, c’est une histoire plutôt sympathique mettant en scène un duo d’ennemis, là encore, le tout récent crossover a repris l’idée. Ici, le team-up se fait entre Docteur Octopus et Lex Luthor, deux vilains emblématiques des deux univers. Tous deux se carapatent de prison et font équipe pour éliminer leurs ennemis de toujours.
Comme je le disais, ça a tout de même vieilli, que ce soit en termes de narration, de rythme ou d’époque, mais le titre fait sourire et passer un vrai bon moment de lecture un peu old school, empreint de nostalgie. C’est une lecture plaisante et un bel objet, parfois il n’en faut pas plus. À noter qu’un deuxième numéro est prévu dans les semaines à venir.
Voilà pour mon petit tour d’horizon comics! Les chroniques au format habituel reviendront très prochainement, mais pour l’instant je m’octroie un petite pause estivale.
En attendant, tenez-vous au frais et prenez soin de vous !
