Void Rivals – Tome 3
Quand Void Rivals a été lancé, il a ouvert en grand l’Energon Universe avec un départ convaincant. Kirkman et Felici ont lancé leur « saga » tout en réussissant à s’en détacher rapidement.
Le fait d’avoir glissé Transformers dans un univers partagé change globalement la donne, et dès le 2ᵉ tome, le niveau de la série a grandement augmenté. Les enjeux prennent une place plus grande, dans l’univers propre à Void Rivals, sans oublier les liens évidents avec les autres séries, exploitant de manière brillante le lore cybertronien sans jamais tomber dans le fan service.
Avec l’arrivée du tome 3, les pions mis en place discrètement durant les 2 premiers volumes prennent une nouvelle dimension et commencent à se déplacer. On le voit notamment avec la mini-série Cobra, dont le lien est clairement fait ici, et leur rencontre avec Skuxxoid est extrêmement satisfaisante. Ce personnage me fait beaucoup rire malgré sa caractérisation dégueulasse !
Là où Kirkman fait fort, c’est que malgré la multitude de personnages et de séries annexes qui gravitent dans cet Energon Verse, rien ne part dans le n’importe quoi et rien n’est incohérent. De Transformers à Cobra, en passant par Destro ou Scarlett, il n’oublie rien. Dans Void Rivals, c’est pareil : Solila et Darak, en quête de vérité autour de l’anneau sacrée, ne cessent de prendre de l’ampleur, avec des révélations notamment liées aux choix de Darak et à son père.
On suit donc deux arcs narratifs distincts mais à la trajectoire identique. À la fois intimes et bouleversants, les révélations que Kirkman nous livre sur ses personnages sont la preuve de son talent.
Alliant avec brio ces scènes et ajoutant des touches d’humour propres à l’univers Transformers, l’ensemble œuvre à rendre l’univers le plus épique possible. Et ça fonctionne : on est en mode space opera, où allégeance, trahison et secrets immémoriaux se mêlent avec force.
Tout cela sous la plume de Lorenzo de Felici, qui imagine des mondes extraterrestres où chaque race possède son design technologique. Même si parfois les scènes d’action semblent un peu brutes, elles fonctionnent grâce à la colorisation de Patricio Delpeche. Ensemble, ils livrent une atmosphère et une ambiance qui donnent envie d’explorer le reste des planètes de l’univers.
Quoi qu’il en soit, Void Rivals Tome 3 continue d’asseoir sa crédibilité de space opera. Avec son twist final, il pourrait facilement provoquer un bouleversement dans l’Energon Universe.
J’ai hâte de découvrir la suite d’une série qui, je l’espère, ira encore plus loin dans sa proposition.
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