Joker vs The Mask

Joker vs The Mask

C’est parti. On va se déglinguer les zygomatiques avec des gags bien débiles et de l’action déglingos à gogo avec la rencontre Joker vs The Mask.

 

Harley et son poussin ont décidé de prendre les choses à bras le corps et de faire sauter le musée de Gotham, à cause d’une exposition de masques de clowns tristes en ses murs. Mais parmi ces masques, il y a LE Mask. Après qu’un des sbires du Joker ait réalisé le potentiel du Mask, le clown prince du crime s’en empare après avoir roulé et flingué son séide. En tentant de s’interposer entre le Joker Maské et ses idées toutes plus loufoques les unes que les autres, il va toucher le fond, littéralement, en disparaissant dans la rivière. Le Joker, porteur du Mask, va pouvoir faire régner la joie et la bonne humeur sur Gotham.

 

N’y allons pas par quatre chemins : cette mini en 4 épisodes, écrite par Henry Gilroy et dessinée par Ramon F. Bachs est un concentré de gros, gros, délire. L’auteur est parti sur la base du film The Mask avec Jim Carrey. On se retrouve donc avec un Joker qui ne pense qu’à mettre au point des vannes et des gags dignes des meilleurs épisodes de Road Runner. Ça pète et ça explose dans tous les sens. Visuellement, Bachs s’en donne aussi à cœur joie. Avec un dessin un peu épais et cartoony, on est bien dans l’ambiance dessin animé, chère au Stanley Ipkiss du ciné.

Oui, car cette mini met totalement de côté l’aspect sombre qui est associé au Mask dans les comics pour se focaliser sur le côté fun. Si ça peut dérouter le peu d’afficionados de la série originelle (disponible chez Delirium), je dois avouer que l’accumulation de jeu de mots pourris m’a bien fait marrer.

Pourquoi je vous parle de mini et pas de volume? Tout simplement parce que ce Tome contient une seconde mini-série : Lobo/The Mask. Oui, tu m’as bien lu, lecteur, LOBO!!!!!! Et comme je ne lis jamais les quatrième de couverture ou les crédits en début de volume, c’est la méga surprise qui m’a cueilli lors de ma lecture.

Donc, Lobo est engagé par un rassemblement de planètes pour traquer la raclure ultime, celui qui a démoli la moitié de la galaxie. Et il se trouve qu’il est sur Terre. Du moins, le masque qu’il portait est sur Terre et c’est un voleur à la petite semaine qui le porte. Lobo se rend donc sur Terre pour faire la peau à la raclure ultime et empocher son milliard de crédits de prime. Sauf que son adversaire est aussi invulnérable, cinglé et sanglant que lui.

John Arcudi et Alan Grant nous proposent une histoire totalement déjantée [ça semble être la marque de fabrique de ce volume] et hyper sanglante. Lobo est caractérisé comme l’enfoiré que j’adore et ne s’embarrasse pas de fioritures, même s’il respecte toujours son code d’honneur. Surtout, les auteurs n’oublient pas l’humour et, là encore, les blagues foireuses. L’histoire va nous conduire à ce qu’on attend vraiment : Lobo portant le Mask. Et là, festival!

Comment, je spoile? Pas du tout. Urban nous propose une réédition de cette histoire, parue originellement chez Semic. C’est une bonne idée, même si l’éditeur capitalise plus sur le joker dans sa communication. Mais je ne cracherai jamais sur une histoire de Lobo!

Au dessin, Dough Mahnke est égal à lui-même avec des planches hyper détaillées et nerveuses. On retrouve même un petit air de Bisley dans certaines positions du mâle. Les pages se dévorent sans modération.

Gros volume avec deux histoires qui nous est proposé. Si on ne peut pas le mettre entre toutes les mains, il y a vraiment de quoi se fendre la gueule à la lecture des aventures de The Mask chez DC. Allez, go! Foncez!

 

 


 

 

  • Titre: Joker vs The Mask
  • Broché : 208 pages
  • Editeur : Urban COmics
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 9791026820017
  • Prix : 18.96€

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