Batman Beyond Vol. 1

        Batman Beyond Vol. 1

Bonjour et bienvenue à tous ! Aujourd’hui, je vais entamer une collection de reviews qui aborderont les différentes séries de Batman Beyond !


Pour ceux qui ne le sauraient pas, Batman Beyond est avant tout une série télévisée datant de 1999, et diffusée en France sous le titre Batman, La Relève. Dans cette série animée, qui se déroule aux alentours des années 2040, Bruce Wayne est devenu trop vieux pour continuer à sortir la nuit dans le costume de Batman. Neo-Gotham est devenu bien plus dangereuse, notamment avec l’arrivée d’un gang se faisant appeler les Jokerz, et ce, malgré les efforts de la commissaire Barbara Gordon pour faire régner l’ordre.

En plus de cela, plusieurs entreprises contrôlent la ville et se permettent toutes sortes d’expériences peu éthiques. Un jour, alors que le jeune Terry McGinnis fuit un groupe de Jokerz, il se voit sauver par un vieil homme devant un manoir. Vous l’aurez compris, ce vieil homme n’est autre que Bruce Wayne. En entrant dans le manoir, Terry découvre alors par erreur la Batcave et comprend que le vieil homme était autrefois Batman. Après quelques péripéties, Terry et Bruce Wayne finissent par faire équipe, créant ainsi une nouvelle ère pour un tout nouveau Batman !

         Après le succès de la série télévisée, plusieurs séries de comics portant sur ce nouveau Batman voient le jour ; et c’est de ces dernières que je vous parlerai à travers plusieurs reviews.

Commençons donc aujourd’hui par la première série Batman Beyond. Inédite en France, elle paraît originellement entre mars et août 1999, soit en même temps que la fin de la première saison de la série animée. Il s’agit en réalité d’une mini-série en six chapitres, tous indépendants les uns des autres, hormis les deux premiers qui sont en fait une adaptation des deux premiers épisodes de la série animée.

On y revoit donc la rencontre entre Bruce et Terry, leur combat commun contre Derek Powers, et la mise en place du nouveau Batman incarné par le jeune homme. Rien de bien intéressant à en dire, si ce n’est que tout semble malheureusement assez accéléré pour faire entrer en 44 pages l’équivalent de deux épisodes de 20 minutes.

Les quatre épisodes suivants peuvent cependant tous être considérés comme des épisodes inédits de la série, et certains d’entre eux font suite à des épisodes importants de la première saison :

Le chapitre 3 voit le gros méchant de la première saison, Derek Powers alias Le Fléau (ou Blight, dans la version originale), tenter de mettre la main sur un chargement d’éléments radioactifs, dans le but de créer un appareil qui pourrait drainer toute l’énergie environnante en un instant. Bien entendu, Batman ne peut pas laisser faire ça, et va devoir une fois de plus se tenir devant Powers.

Ce chapitre permet aussi, au gré d’une rencontre impromptue, de parler un peu de l’échec d’utopie futuriste qu’est Néo-Gotham, en nous montrant que les personnes mentalement ou physiquement handicapées ou même les plus pauvres sont mis au ban de la société et laissés pour compte.

Le quatrième chapitre nous permet quant à lui de retrouver un personnage de l’univers DC dans cette Gotham futuriste : Jason Blood, aussi connu sous sa forme de Démon, Étrigan. Tout commence lorsqu’un camarade de lycée de Terry décide d’invoquer un ancien démon, le faisant alors sortir de sa prison magique. Face à ce monstre fantastique, Batman ne peut rien faire, et l’expérience de Bruce Wayne n’est d’aucune utilité.

C’est pourquoi ce dernier propose à Terry d’aller rencontrer une vieille connaissance du milliardaire : Jason Blood. Ensemble, Batman et le Démon vont combattre le démon Axilano ! Et je dois avouer que j’apprécie vraiment la fin de ce chapitre qui nous montre que même la magie s’est modernisée avec l’arrivée des nouvelles technologies.

         Le cinquième épisode est quant à lui plus proche d’un épisode hors-série. En effet, ici, pas de super-vilains à affronter, pas de super-héros venant aider. Le récit débute lors d’une visite au musée de Gotham de la classe de Terry. Par on ne sait trop quel miracle, une momie se réveille et tente de kidnapper Dana, la petite amie de Terry, et cherche à en faire sa femme, car il prend cette dernière pour sa dulcinée perdue, Danethlytica. Une incroyable reprise du scénario de La Momie, d’autant plus amusant quand on sait qu’à la même époque sortait le célèbre remake de Stephen Sommers avec Brendan Fraser et Rachel Weisz (le chapitre étant sorti en juillet 1999, et le film le 7 mai de la même année).

         Enfin, le dernier chapitre de la mini-série fait suite à l’épisode 11 de la première saison de la série animée, intitulé « Remise en forme » (ou « Disappearing Inque » dans la version originale). Dans ce dernier, on voyait le personnage récurrent Inque — une « méchante » polymorphe que Batman a rencontré et affronté plusieurs fois — être finalement vaincue et laissée pour morte. Dans cet ultime chapitre, on apprend qu’en réalité, elle n’est pas morte, et qu’elle est de retour. Néanmoins, elle n’agit pas mal selon ses désirs, mais sous les menaces d’un scientifique qui lui a permis de retrouver sa forme.

Batman l’affronte une première fois avant de comprendre qu’elle est contrôlée par quelqu’un d’autre, et ensemble, ils réussissent à la libérer. Malheureusement, Inque est obligée de se sacrifier pour permettre à Batman de l’emporter. Du moins, c’est ce que l’on pense jusqu’à la dernière page du chapitre qui nous montre qu’elle a survécu et qu’elle a réussi à s’échapper (de quoi la faire revenir plus tard, bien entendu) !

         La mini-série est intégralement scénarisée par Hilary J. Bader, une scénariste ayant beaucoup travaillé sur l’univers animé de DC, ainsi que sur des épisodes des séries télévisées Star Trek (comme quoi, le monde est parfois petit) ; elle est aussi intégralement encrée par Terry Beatty et intégralement colorisée par Lee Loughridge.

Pour ce qui est des dessins, Rick Burchett en réalise quatre (les épisodes 1 à 3 et 5) et Joe Staton s’occupe des deux autres. Pour ce qui est de l’intrigue des différents chapitres, comme j’ai pu le dire plus haut, ils auraient tous pu faire l’œuvre d’un épisode de la série animée tant on y retrouve le style et le rythme très particulier de ce genre de dessins animés. Au niveau visuel, on est aussi très proche de la série animée, les personnages arborant le style très particulier des séries de Bruce Timm.

L’idée ici n’est pas de créer un comic sur le personnage de Terry McGinnis, mais bien un produit dérivé de la série, ce qui explique l’envie de garder une cohérence visuelle et narrative avec Batman, La Relève.

On y retrouve les personnages principaux ainsi que des thèmes récurrents de la série (comme les conflits entre la vision de Bruce et celle de Terry, les tensions dans le couple Terry-Dana à cause du manque d’implication du jeune homme, etc.) tout en apportant quelques nouveautés intéressantes, l’apparition de Jason Blood en tête. Le seul réel défaut de cette première série Batman Beyond est sans conteste sa durée assez courte, amplifiée par le fait que les deux premiers chapitres (sur six, tout de même) reprennent presque plan par plan le double épisode pilote de la série animée.

         Cette première mini-série est donc assez bonne, surtout si vous voulez retrouver l’ambiance particulière de la série animée. Bien sûr, elle est plus à voir comme un produit dérivé de cette dernière plutôt que comme une véritable série de comics, tant elle essaie de s’en approcher. Néanmoins, force est de constater qu’elle a reçu assez de succès pour entraîner la mise en place d’une seconde série (cette fois-ci régulière) à peine quelques mois plus tard qui durera deux ans, entre novembre 1999 et octobre 2001, soit en même temps que la diffusion des saisons 2 et 3 de Batman, La Relève.

Mais je vous en parlerai une autre fois !

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !

 


HISTOIRE
75%
DESSIN
75%
COLORISATION
75%
CARACTÉRISATION
70%
AMBIANCE GLOBALE
80%

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