451 Media Group est un nouveau venu dans le monde de l’édition des comics, mais avec une grosse machine derrière : le réalisateur Michael Bay. Sans trop d’infos sur les titres et sur la réalité augmentée promise, je me suis procuré le titre “Sunflower”.2df473_f6fef09f70164c4a9f292e1c8decdcd1

 

Pas de bol, je n’ai pas trouvé le numéro un, et me suis retrouvé avec l’édition papier du numéro deux… Quelques recherches sur le net, m’ont conduit sur le site de l’éditeur où, bonheur, j’ai pu regarder le numéro un au format vidéo. Du coup, j’ai pu expérimenter les deux façons d’apprécier les comics de cet éditeur, et vais vous parler des deux premiers numéros.

 

Tout d’abord, Sunflower ça parle de quoi? C’est l’histoire d’une mère de famille, C.J, dont le mari et la petite fille de neuf ans ont été assassinés. Et cette mère n’était pas là pour défendre sa famille ou mourir avec elle. Et depuis dix ans elle se le reproche, traversant une vie vide et sans raison. Mais un jour une carte postale arrive avec un seul mot écrit dessus : “Sunflower”. Et non, ce n’est pas pour planter des tournesols que ça la met dans tous ses états, Sunflower, c’était le surnom de sa fille! C.J est alors persuadée que celle-ci est vivante et va entamer ses recherches pour trouver le meurtrier de son mari et le kidnappeur de sa fille, Rush Bridge. Une sorte de croque-mitaine terrorisant toute la région, un Voldemort dont on n’ose même pas prononcer le nom. Une certaine dose de mysticisme commence d’ailleurs à pointer le bout de son nez dans le second numéro.

 

lee-carter-sunflower-cover2La série a été créée et écrite par Mark Mallouk, un scénariste de films, et on sent clairement le potentiel filmographique de celle-ci. Le scénario suit une logique cinématographique, avec l’utilisation d’une structure narrative respectant des “parties” et utilisant parfois le flash-back pour instiller une ambiance glauque. Les dialogues sont acérés et les personnages secondaires ont tous l’air de sérieuses enflures. C.J, l’héroïne, est elle une émule de Sarah Connor dans le côté “costaude en débardeur”.

 

Le dessin de Lee Carter contribue également à l’ambiance glauque de la série, et ce, que ce soit en version animée ou sur papier glacé. Les personnages ne sont ni beaux ni flashys. Il nous montre de vrais gens, tels que les montrerait justement une caméra. Les couleurs et la lumière utilisées s’accordent eux-aussi parfaitement à la lourdeur ressentie en lisant ce comics. Champ, contre-champ, plan large ou rapproché et j’en passe. Tout le découpage des planches est, lui aussi, tiré d’une pellicule de cinoche. Et l’effet est encore plus accentué en version digitale.

 

La version digitale, justement, que ce soit par l’application, ou par youtube, apporte une nouvelle vision du comics. Pas forcément fan des comics interactifs en turbomédia ou autre, je dois avouer que le premier numéro de Sunflower sous cette forme m’a plutôt convaincu. Encore une fois, et j’ai l’impression de ne faire que me répéter, c’est certainement lié à cette série et la volonté de 451 Média d’abolir les barrières entre les genres. Les dessins sont sommairement animés, les bulles apparaissent au fur et à mesure, la musique est bien choisie. On a l’impression de regarder un film ou une série.

 

C’est finalement une bonne surprise que ce titre totalement à contre-courant de la production comics actuelle et son ambiance à la Twin Peaks. Prévu en six numéros, il a réussi à m’accrocher dès le visionnage du premier. Moi! Grand défenseur du papier. Un comble. Une carte permettant l’interactivité avec l’application de l’éditeur étant fournie avec les éditions papier, je vous invite à la tester pour une expérience complète. En attendant de voir cet OVNI traduit en Français, si un éditeur ose mélanger les genres…

 


1 commentaire

Cara · 23 janvier 2016 à 20 h 07 min

Étrange de regarder un comics…. C’est une bonne idée en effet de mélanger les genre mais bon… C’est pas trop mon truc! Par contre je suis tout à fait d’accord avec ce qui est écrit plus haut, c’est vraiment une atmosphère glauque (enfin de ce que j’en ai vu) et le début d’une intrigue qui promet bien des renversements… Si un éditeur le publie en français, je prends!

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