Tu pues la mort ! Les contes de la Umbrella Academy

Tu pues la mort ! Les contes de la Umbrella Academy

Alors, lecteur, te revoilà à lire ces lignes dans l’espoir d’avoir ta dose d’Umbrella Academy, en attendant la Saison 3 sur Netflix ? Soyons réaliste, j’ai lu Tu Pues la Mort ! Les Contes de la Umbrella Academy pour les mêmes raisons.

Klaus, enfin, numéro 4, se fait mettre à la porte par Sir Hargreeves à cause de son insubordination (et aussi un peu de son inutilité). Mais Klaus ne désespère pas et continue à squatter le manoir en évitant de se faire repérer… jusqu’au jour où il se fait repérer ! Il est alors temps pour lui de quitter, pour de bon cette fois, le manoir et d’aller à la découverte du monde et de toutes les substances illicites qui lui permettront de mettre en sourdine les voix des fantômes. Quitte à se retrouver aux portes de la mort et de faire la causette avec quelques uns des dits fantômes.

Lors de son périple, il finira par rencontrer une actrice sur le retour qui va user et abuser des talents que Klaus peut emprunter aux artistes décédés afin de faire son grand come-back.

Gérard Way, le créateur d’Umbrella Academy, s’est adjoint Shaun Simon pour ce one shot sur Klaus. N’ayant jamais lu un seul volume de la série originale, mon seul élément de comparaison est la série Netflix dont je parlais en préambule. Du coup, certaines différences entre le Klaus de papier et celui de la série apparaissent, notamment concernant ses pouvoirs. Côté caractérisation, je le trouve également moins « flamboyant » sur le papier, plus dans la résignation, là où la série nous en avait fait le gourou d’une secte lors de ses jeunes années.

Néanmoins, les auteurs utilisent un rythme de narration assez lent et un ton décalé, qui font que Klaus est attachant. Même son caractère résigné sert le récit et explique finalement beaucoup des péripéties qui lui arrivent.

La partie graphique est cette fois assurée par Ian Culbard, qui nous propose un découpage assez classique, tranchant avec le ton du scénario. Ce qui s’avère finalement bien vu et évite au lecteur de sombrer totalement dans un volume de pur délire. Son trait se révèle épuré et assez anguleux, centrant l’attention du lecteur sur les éléments essentiels de chaque case. Les pages sont servies par une colorisation douce qui s’adapte au dessin. Le seul souci ? C’est que les graphismes ne donnent pas envie de lire l’histoire.

J’attendais peut-être trop de ce Contes de la Umbrella Academy et je n’y retrouve pas l’énergie que peut avoir la série Netflix. Les lecteurs de la série de comics originale auront peut-être une autre vision, mais de mon côté, ça ne reste qu’anecdotique en termes de lecture.


 

  • Titre: Tu pues la mort ! Les contes de la Umbrella Academy
  • Broché : 176 pages
  • Editeur :Delcourt
  • Collection : Contrebande
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 9782413041870
  • Prix : 15,95€

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