Tarzan – Seigneur de la Jungle : Tome 1

Tarzan – Seigneur de la Jungle

Je dois avouer une chose : j’aime beaucoup Tarzan. Si j’ai grandi avec les films mettant en scène Johnny Weissmuller, j’ai aussi dévoré les BD publiées par Sagedition. Ce n’est que plus tard que je me suis tourné vers les romans d’Edga Rice Burroughs, à l’origine du personnage, dont j’ai dévoré une grande partie.

Tour ça pour vous dire quoi? Que lorsque j’ai vu que Soleil nous préparait une adaptation en B.D du premier de ces romans, je me suis frotté les mains et l’ai attendu avec impatience.

Est-il besoin de vous résumer l’histoire de cet enfant élevé par une guenon, Kala, qui finit par devenir le Seigneur de la Jungle? Une expédition dans sa jungle va lui permettre de rencontrer l’amour, en la personne de Jane et retrouver ses origines pour s’imposer comme Lord Greystoke.

C’est Christophe Bec qui est aux manettes de cette adaptation. Autant dire que si, sur certaines séries, il a un style très lourd, je trouve qu’il a particulièrement réussi son travail sur ce premier volume de Tarzan. L’alternance entre les pages sans dialogue, lorsque Tarzan se retrouve parmi les singes et les pages où, au contraire, on assiste aux débats des volubiles explorateurs, permet de créer un bel équilibre. Si Tarzan est égal à lui-même dans toute sa puissance et sa férocité, les émotions que Jane éveille en lui, transparaissent dans les planches. Jane, d’ailleurs, si elle débute comme jeune fille en détresse, se révèle beaucoup plus émancipée (et délurée pour l’époque) que ce qu’on aurait pu imaginer.

Les dessins de Stevan Subic sont magnifiques. Il arrive à la fois à restituer la force et les faiblesses de Tarzan, mais surtout à faire passer les émotions dont je vous parlais plus haut. Les scènes se situant dans la jungle, quelles qu’elles soient, sont de toute beauté. On ressent l’emprise des végétaux, la moiteur de l’air et la chaleur écrasante. J’ai personnellement été transporté dans les pages de la B.D.

Outre le décor, ses personnages sont également crédibles et majestueux. La panthère est flippante, les singes sont angoissants et les humains affreusement réalistes. Une vraie réussite graphique, rehaussée par les couleurs chatoyantes de Hugo Sebastian Facio.

Vous l’aurez compris, je partais avec de grands espoirs que la lecture a confirmés. C’est une vraie réussite que cet album, que je place dans les meilleures découvertes de cette année 2021. C’est une série que tout amateur de Tarzan, d’aventure, ou tout simplement de bonne B.D, se doit de posséder.

 


 

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