Plunge

Plunge

Toujours dans la ligne Hill House, Joe Hill nous propose une nouvelle histoire de marins avec Plunge.

Jetons-nous dans le grand bain et voyons si l’eau est fraîche.

Un signal de détresse émis depuis un bateau disparu depuis quarante ans est subitement émis. Rococo international affrète un bateau spécialisé dans la récupération d’épaves, commandé par le capitaine Carpenter et ses deux frères, servant d’équipage. David Lacome, le responsable « recherches » de Rococo embarque également. Le souci? Trois fois rien, le navire a sombré au large d’une île revendiquée par les Russes. Une fois sur place, en plus de la difficulté de récupération du bateau, il faudra également veiller à ne pas créer un [nouvel] incident international. Sauf que, sur l’île, certains des marins du bateau perdu pourraient bien avoir survécu. Il ne reste plus qu’a découvrir dans quel état ils sont.

Joe Hill nous propose ce qu’on est venu chercher : une histoire estampillée « horreur ». Et on est servis. Le récit est, somme toute, classique dans son schéma narratif, empruntant les lignes tracées en terme de présentation des personnages/action/conclusion. Côté caractérisation, c’est un peu pareil. Les poncifs du genre sont respectés et nous font nager en pleine série B. On se demande d’ailleurs dans quelle mesure le scénario n’a pas été écrit pour une adaptation par Amazon (voire Mango s’il y a moins de budget). Vous voyez le genre de film auquel je fais référence? Celui avec des effets spéciaux pourris et un traitement d’image tout pourri. Eh bien c’est ça. Même le pitch de [spoil] l’envahisseur à l’esprit collectif venu d’une autre dimension pour faire éclore un poulpe géant est à la ramasse. Sans parler du fait qu’on se demande à quoi correspond ce délire matheux tout au long du récit.

Alors c’est nul? Ben non, c’est ça le truc. Le talent de Joe Hill permet de faire passer la sauce bien facilement. Le terrain connu permet d’identifier immédiatement les personnages et je ne sais pas, il y a ce petit truc en plus qui fait que ça passe.

Au dessin, on retrouve Stuart Immonem. Y’a du métier derrière les planches et ça se voit. La composition est aux petits oignons, sans aucun faux pas. L’encrage est très présent, mais ça s’accorde avec la thématique et permet de mettre l’accent sur les aspects horrificos/fantastiques du titre. Le tout avec des couleurs sobres de Dave Stewart qui utilise une palette froide.

Pas un grand titre que ce Plunge, mais un bon divertissement pour les amateurs du genre.


 

  • Titre: Plunge
  • Broché : 168 pages
  • Editeur : Urban Comics
  • Collection : DC Black Label
  • Langue : 9791026828389
  • Prix : 17€

 

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