Phantom Buster – Tome 1
Au premier coup d’œil, on imagine déjà le shōnen lambda, vu et revu une dizaine de fois. De Black Torch à Blue Exorcist, en passant par toutes les autres couleurs, Phantom Buster aurait pu être un titre parmi tant d’autres, sans se démarquer ni même essayer.
Et pourtant, les plus malins d’entre vous auront certainement fait un rapide rapprochement entre le titre et un célèbre film des années 80… à savoir Ghostbusters ! Ça y est, tu l’as !
À mon humble avis sous copyright, le nom est une allusion directe, et si ce n’est pas encore assez clair, il ne vous faudra que peu de temps à la lecture de ce tome pour y repérer de nombreuses références.
La première : son héros ! Eugene. Rien que son look vous fera immédiatement penser à Egon. Et à partir de là, on commence à se poser quelques questions. Très vite, on apprend à le connaître — lui, mais pas que.
Dès le départ, l’histoire se situe à Kamakura, et pour en être sûrs, la première case nous montre le passage du tram… qui n’est autre qu’une référence directe au meilleur manga de sport de tous les temps : Slam Dunk. Rassurez-vous, j’y reviendrai.
C’est donc sur cette route que Eugene, premier de la classe, délégué émérite, se rend en cours le jour de la rentrée. Il croise la route de Mogari, un ado complètement déjanté, sur le point de se noyer. N’écoutant que son courage, il fonce pour le sauver. Un lien par défaut va se créer entre eux, les plongeant rapidement dans une situation plutôt… malencontreuse, qui va provoquer une nouvelle rencontre — cette fois avec Kaoru.
Lors de cette rencontre, dans une posture délicate, ils vont se « toucher », un peu comme en croisant les flux dans le fameux film. Ils vont alors découvrir leurs spécificités : Mogari est un exorciste capable de manger les ectoplasmes… mais il ne peut pas les voir. Kaoru, lui, peut les voir, mais c’est tout. En partageant leurs sens, chacun peut voir et interagir avec les spectres pour les renvoyer d’où ils viennent.
Très vite, Mogari, complètement excité du ciboulot, veut créer un club d’activités : les Phantom Busters. Mais la tâche s’avère compliquée : Kaoru refuse de les rejoindre, son seul objectif étant d’intégrer le club de basket pour devenir un génie… à la Sakuragi. Car oui, dès le second chapitre, les références à Slam Dunk fusent dans tous les sens. Ce sera d’ailleurs un élément clé du recrutement de Kaoru chez les Phantom Busters.
Cependant… les Ghostbusters, ils sont quatre. Il manque donc un membre au club ! Il va falloir le trouver…
Un tome 1 introductif plutôt efficace, avec tout ce qu’il faut pour poser les bases de l’univers et des personnages. Un mélange d’humour un peu débile mais qui fonctionne, sans jamais tomber dans le nanar. Des personnages aux motivations parfois superficielles, mais qui peuvent facilement évoluer en véritables moteurs de l’histoire. Un équilibre plutôt bien dosé, qui — à ma grande surprise — a bien marché sur moi, au point de me convaincre de lire la suite.
Graphiquement, c’est agréable, même si j’ai parfois l’impression que le dessin numérique est un peu trop présent. C’est parfois flagrant, mais pas non plus rédhibitoire.
J’ai hâte de voir où l’autrice va nous emmener, mais quoi qu’il arrive, je serai là pour la suite.
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