Orépia Tome 1 : L’héritier d’Atlantis

Orépia

Je me demande parfois si j’aime encore (ou pas) la fantasy. Après en avoir avalé des kilomètres, j’ai maintenant une appréhension à ouvrir un livre, ou une B.D, du genre. Alors avec un 4ème de couv’ qui parle de compagnie, de cité assiégée et autres ingrédients, Orépia Tome 1 : L’héritier d’Atlantis n’était peut-être pas fait pour moi.

Adhémar et toute sa troupe forment une compagnie de mercenaires, engagée pour défendre la ville d’Ardeia et, par la même occasion, son dirigeant, le Duc Warin. Sauf que ni l’armée du Duc, ni les mercenaires, ne sont en mesure de freiner l’avancée inexorable de l’armée ennemie, commandée par un Shakal [on ne sait pas bien ce que c’est, mais ça a grave l’air de filer la pétoche aux mercenaires]. Du coup, la petite troupe voyant la cité tomber, décide de prendre la poudre d’escampette, en embarquant le Duc au passage. Il faut bien se faire payer sa solde! Et c’est donc en quête de leur juste salaire qu’on va suivre ce groupe de bras cassés.

Fabien Dalmasso nous propose une fantasy rigolote. Sans être du Terry Pratchett, on se rapproche plus du Donjon de Naheulbeuk. Tout ne se limite pas à la rigolade et Dalmasso a bien pris soin de donner une caractérisation différente et affirmée à chacun de ses personnages, tombant parfois dans le stéréotype (Adhémar, l’humain) ou carrément dans l’idée de génie. Et là je surkiffe l’idée de la fée au tempérament homicide, se vautrant dans le sang de ses ennemis. C’est une vraie psychopathe comme je les aime.

Pour le déroulement de l’histoire, plusieurs intrigues secondaires sont développées et nul doute que la réponse viendra dans les prochains Tomes. Pour le reste, c’est vraiment une quête comme les habitués de fantasy en ont l’habitude. De quoi rester en terrain connu.

Les dessins sont assurés par Jaehwan Kim, un artiste sud-coréen déjà vu sur plusieurs titres manga ou largement inspirés par le dessin venu d’Asie. Pas un choix évident pour une aventure de fantasy dans ce qui ressemble plus à une Europe moyenâgeuse qu’au Japon féodal. Et il ne démérite pas. Son trait, malgré quelques accents parfois légèrement [très légèrement] manga restitue plutôt bien l’ambiance de la B.D. Et on en arrive même à un dessin exagéré, sans être caricatural, dans la pure veine européenne. Ajoutons à cela une mise en page rythmée qui se paye le luxe d’une double splash et on finit avec une partie graphique agréable à l’œil du lecteur.

Le mélange des genres, tant au scénario qu’au dessin, est bien équilibré pour le premier Tome de cette série. De quoi susciter franchement l’intérêt du lecteur, ainsi que le mien, pour la suite.


  • Titre: Orépia Tome 1 : L’héritier d’Atlantis
  • Volume : 96 pages
  • Éditeur :  Soleil
  • LangueFrançais
  • ISBN-13 : 9782302094918
  • Prix : 1.50

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