ODR – Tome 2
Après un premier tome extrêmement convaincant, l’attente pour voir le tome 2 pointer son nez et amener sa conclusion ne s’est que peu fait attendre.
Pour mémoire, les agresseurs du village avaient été repoussés avec force et « barbarie sanglante », mais avec une lourde menace qui planait quant à un retour pour venir se venger. Ça n’a pas loupé et il n’y avait pour Fulbert pas d’autre choix que de se préparer à la bataille. Regardant ses erreurs par-dessus son épaule, le moment final arrive…
De son côté, Gudbjorn se prépare aussi, mais pour cela, il doit renouer avec son démon intérieur afin de retrouver la rage des Berserkir.
Ce tome 2 vient dans la lignée du 1 : graphiquement impressionnant, fourmillant de détails. Pas de niaiseries ici : de la bagarre, de la fureur, de la violence, le tout dans une ambiance très sombre et poisseuse pleinement retranscrite dans ces pages noircies d’encre.
On a ce qu’on nous promet, avec quelques petites respirations çà et là qui sont les bienvenues. Cependant, c’est à mon goût trop court pour en profiter pleinement et on sent par moments qu’il faut « ranger » les jouets. Frustrant tant on aimerait en avoir plus, mais dans le même temps, difficile de bouder notre plaisir.
Ce diptyque est très qualitatif, et gagnera à être lu d’une traite en ayant les deux tomes à disposition, sans attendre, pour garder la dynamique et le rythme du récit.
ODR est un titre 100 % français d’une grande qualité, qui a le bon goût d’être au format court avec un début et une fin qui se dessinent très rapidement dans son schéma, mais qui offre exactement ce qu’il promet.
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