Les Tortues Ninja Reborn – Tome 5
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Les Tortues Ninja Reborn – Tome 5

Les Tortues Ninja Reborn – Tome 5

Pour tous les fans des Tortues, invoquer — ou ne serait-ce que laisser échapper — le nom de Venus pourrait avoir de grandes conséquences sur les relations humaines qui pourraient en découler. Tirée directement de la série The Next Mutation, dont nous avions déjà parlé en podcast, elle est depuis la représentation même de tout ce qu’il ne faut pas faire. Bien évidemment, il y a eu depuis de meilleurs exemples d’intégration de nouvelles tortues, avec au hasard Jennika, mais annoncer un tome avec une cover aussi parlante que « Venus », c’est un véritable risque.

Pourtant, tout comme avec Jennika, l’idée même de cette création a été prise au pied de la lettre, et son apparition est tout ce qu’il y a de plus naturel. Si cela paraît naturel, c’est principalement dû à tout ce que Sophie Campbell écrit depuis sa reprise de Reborn. C’est donc avec une certaine réticence teintée de curiosité que je suis entré dans la lecture de ce tome.

Vous l’aurez compris, dans ce tome la trame principale va tourner autour de l’apparition de Venus dans l’univers des Tortues, mais pas seulement. Sans trop spoiler, la Venus que nous voyons sur la cover a un lien avec une nouvelle bande de mutants qui apparaît également, et cette bande n’est ni plus ni moins que nos amis batraciens. Déjà passés dans la série animée des années 90, Sophie Campbell fait appel — pour mon plus grand plaisir — à la nostalgie, et encore une fois, elle le fait très bien. Genghis et sa bande deviennent, le temps d’un épisode, les antagonistes des Tortues, et cet arc offre à la fois une explication à notre cover et une origine unique et perturbante.

Le petit plus de ce tome, c’est un retour au premier plan de la dimension astrale de l’univers, grâce — ou à cause — du Dr. Barlow, qui est à l’origine de la créature qu’est Venus. Bien qu’elle ne semble pas être une menace, nos quatre frères vont devoir composer avec toutes ces nouvelles informations. Et pour nous lecteurs, on voit de façon maline une ouverture plus large vers ce côté mystique, déjà présent dans le run de Tom Waltz.

Ses liens avec le Plan Astral, sa nature ambiguë (elle n’est peut-être pas une tortue au sens strict) et son statut de créature « façon Frankenstein » du Dr. Barlow la distinguent immédiatement.
Elle n’est pas une menace pour ce qui rend Leonardo, Donatello, Michelangelo et Raphael spéciaux ; elle est une entité nouvelle qui élargit l’horizon mystique de la série. Cela résout l’écueil qui avait rendu les fans si réticents à Jennika, et témoigne d’une approche beaucoup plus nuancée.

Ce qui rend ce volume si impressionnant, c’est que Venus a réussi à être introduite sans diluer l’essence du reste de l’univers : elle est l’une des nombreuses plaques tournantes de l’histoire. Cette histoire qui, tome après tome, se densifie, ouvrant des possibilités passionnantes et particulièrement intrigantes pour le futur.

D’autant que le Dr. Barlow, même si c’est un méchant « à la petite semaine », laisse planer un doute lorsqu’il échange avec un « maître inconnu », qui pourrait éventuellement être le Roi des Rats, mais sans certitude pour le moment. Je suis curieux de voir qui se cache derrière tout ça, mais quoi qu’il en soit, cela semble naturel au vu des derniers éléments.

Parallèlement, la série remet le conflit cosmique au premier plan en relançant l’intrigue Triceraton et Utrom. La commandante Zom des Triceratons donne naissance à Seri, et cette nouvelle Triceraton pourrait bien changer la donne. Cela déclenche une série d’évènements qui pousse les Utrom à briser le pacte de paix. Une belle surprise attend le lecteur à la fin de cette intrigue : j’ai trouvé ça malin et encore une fois très intéressant.

Je ne vais pas tout détailler car, comme je le disais, ce tome est extrêmement dense, et chacun des héros a son petit moment : Don et Alopex, Raph et Casey, et même Oroku Saki !
Personne n’est oublié, et retrouver les Tortues dans un tome aussi riche et qualitatif est un véritable plaisir.

Graphiquement, c’est Pablo Tunica qui signe la majorité des planches. Comme d’habitude sur les Tortues, la variété des artistes fait la force du titre. À titre personnel, même si la représentation de ses Tortues n’est pas ma préférée, je trouve qu’il excelle particulièrement dans les scènes impliquant le groupe de batraciens de Genghis. Cela colle parfaitement à l’ambiance un peu folle, sombre et déjantée du tome.
À noter : un épisode spécial sans aucun texte, signé Ken Garrig, est également présent dans ce tome. C’est très sympathique, même si cela n’apporte rien de particulier à l’intrigue principale.

Ce tome est donc un véritable coup de cœur : les éléments s’emboîtent de manière organique et naturelle, que ce soit le retour de Saki, l’intrigue du Dr. Barlow, la naissance de Seri, et bien évidemment les mystères autour de Venus. Il est clair qu’au vu de tous ces éléments, quelque chose de grand se prépare, et l’évènement The Armageddon Game se tient tapis dans l’ombre. Reste à voir comment tout va démarrer.

Je suis très curieux de savoir comment l’évènement sera publié en France, et si nous l’aurons en tomes réguliers comme Shredder in Hell, ou si cela sera réservé aux intégrales, ce que je n’espère pas.
Dans tous les cas, encore une fois, avec ce Tortues Ninja Reborn Tome 5, la série prouve qu’il s’agit de l’un des comics les plus incontournables de ces dernières années, que ce soit pour les fans des TMNT ou même pour des curieux cherchant simplement un excellent comics.


  • Titre: Les Tortues Ninja – Reborn – Tome 5
  • Broché : 144 pages
  • Editeur : HiComics
  • Collection : Les Tortues Ninja – TMNT
  • Langue : Français
  • Prix : 19.95€

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les tortues, je leur ai dédié une page complète que vous trouverez en cliquant sur l’image ci-dessous.

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