Le retour de Beet – The Vandel Buster
Il y a parfois des retours qui surprennent plus que d’autres.
Aujourd’hui, le retour le plus surprenant et qui ne faisait absolument pas partie de mon bingo 2025, c’est Beet – The Vandel Buster.
Shonen 100 % années 90, il m’a accompagné durant ce premier tome avec un certain plaisir. Après tout, le duo qui œuvre ici, à savoir Riku Sanjo au scénario et Koji Inada au dessin, est le même qui officie sur Dragon Quest : La Quête de Dai ou Fly, ce héros de ma jeunesse !
Pour tout vous dire, j’ai suivi Beet jusqu’en 2008 où est sorti le tome 12, mais au fil du temps cette série est complètement sortie de mes titres en attente. Après tout, le tome 13 étant sorti en 2019, ce n’était plus de l’attente mais un miracle et, en 2019, bah j’ai tout simplement totalement raté la sortie.
Aujourd’hui avec le retour de Beet et l’annonce de la suite de la série en France et sa continuation au Japon, je me suis laissé tenter. Que vaut une série aussi « vieille » de nos jours ? Vais-je y retrouver autant de plaisir qu’à l’époque ?
Pour l’occasion, j’ai relu toute la série car, si j’avais quelques souvenirs, mon principal problème avec ces derniers, c’est que le coup de crayon est tellement proche de Dai que j’en mélange les personnages ; les chara-designs et les caractères sont relativement semblables.
Cette relecture terminée, j’ai donc enchaîné avec les tomes 13 et 14 totalement inédits pour moi. Globalement, la série est toujours efficace, notamment les premiers tomes qui, malgré une écriture un peu vieillotte, fonctionnent. Ici la trame du shonen est tout ce qu’il y a de plus classique. Si on accroche, on ne sera pas particulièrement surpris, mais si comme moi vous avez un affect pour Dai, vous y retrouverez très vite les codes classiques.
Beet est donc un Vandel Buster, un chasseur de démons qui terrorisent son monde. On y retrouve un peu tous les gimmicks d’un JRPG, avec les niveaux des Vandel identifiables grâce à de petites perles, la montée de niveau et de compétences des héros, leurs difficultés qui vont les mettre au pied du mur et les faire progresser. Bref, vraiment un shonen tout ce qu’il y a de plus classique.
Graphiquement, pour peu que votre affect au style années 90 de Koji Inada soit là, vous allez vous régaler. Cependant, malgré mon amour pour ce style, je trouve que Beet pèche sur un point : celui du dynamisme. On retrouve beaucoup de poses iconiques, que ce soit dans les attaques ou dans les doubles pages, mais ça reste un dessin figé, là où (et je pense que le biais de nostalgie joue beaucoup) je ressens moins ça dans Dai.
Alors, ai-je passé un bon moment ? Oui, totalement. Est-ce que je recommanderais la série ? Oui et non. Pour faire découvrir le manga à un jeune public, ça peut être une porte d’entrée intéressante, mais face à des titres comme Dragon Ball, Naruto, One Piece et même Dai, ça risque d’être juste. Et si vous avez du bagage dans le manga, c’est difficile je pense, à moins d’avoir grandi avec ce genre de manga, d’y trouver son compte.
J’ai un profond affect avec cette série que je vais continuer à suivre pour voir si elle peut encore évoluer, mais ce sera une lecture plus madeleine de Proust qu’un indispensable à ne pas rater. Quoi qu’il en soit, ma lecture m’a replongé en enfance le temps de quelques heures et parfois, on a juste besoin de réussir à sortir la tête de l’eau quelques instants. Ici c’est chose faite et rien que pour ça, j’ai aimé le moment.
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