Kiroho : les disparus de Bois-sur-mer

Kiroho : les disparus de Bois-sur-mer

Voilà un projet qui a mis du temps à trouver son format, tantôt manga, tantôt comics, c’est finalement au format BD traditionnel que Kiroho débarque chez Ankama.

Kiroho : les disparus de Bois-sur-mer va très certainement et sans trop de doute vous faire penser à l’ancienne série TV Sherlock de par ses personnages, mais pas seulement. Si vous aussi vous avez grandi avec cette série, on y retrouve un peu de cette ambiance aventure, découverte et magie, un réel plaisir de retomber là dedans.

Kiroho : les disparus de Bois-sur-mer c’est une petite aventure du Professeur Charles et son assistante qui parte en quête d’un Kiroho en colère. Mais tu vas me dire, c’est quoi un kiriko, Kiroko, un kirikirikiriii ? Un KIROHO c’est un esprit, une âme errante qui n’est pas vraiment sympa. Elle terrorise les habitants de Bois-Sur-Mer et le maire n’a plus d’autre solution que d’appeler les SOS fantôme euh le professeur Charles !

Pour aller droit au but, j’ai passé un excellent moment sur cette lecture. J’ai refermé le livre content et avec un petit goût de nostalgie des années 80-90 qui m’a fait repenser aux séries de dessin animé que j’adorais : le Sherlock comme je vous le disais plus tôt, mais aussi à Basile détective privé. Bref un bon coup de vieux malgré un titre tout neuf !

Mais une fois ce petit aparté, j’ai quand même trouvé quelques petits « défauts » qui, en repensant au titre, se mettent un peu en lumière. Alors certes ce sera des détails mineurs sur lequels moi je me suis arrêté. Tout d’abord, le rythme de récit est à mon sens un peu trop « haché », parfois c’est relativement rapide et certains éléments sur lequels on aimerait en savoir plus nous sont tout juste teaser sans vraiment d’explications. Alors que pour d’autres on nous prend par la main pour des choses qui tombent sous le sens. De fait, la lecture est un peu en montagne russe.

Par exemple, l’introduction est pour moi un modèle de ce que j’apprécie : en deux pages on nous présente l’univers, les personnages, les Kiroho, tout est simple, efficace, tranchant ! Mais dans la foulée, l’exposition avec le maire pour expliquer l’histoire dure 10 pages. Sur 60, je trouve ça beaucoup trop long, on nous guide beaucoup trop. Et à nouveau, la fin du premier chapitre, le rebondissement est génial et ça relance le sentiment d’excitation de découverte que l’on a dans les premières pages.

On voit d’ailleurs clairement que le format de base était chapitré pour le format manga ou le comics. D’ailleurs, ce cliffhanger est tellement prometteur, mais il n’est plus abordé de l’histoire, alors qu’il y avait matière à faire avec cette idée, qui sait peut-être dans des prochains tomes… On y fait rapidement allusion dans le chapitre suivant, mais sans plus s’y attarder, j’ai été un poil frustré !

Un autre point qui m’a un tout petit peu dérangé, c’est le design du Professeur Charles. J’ai vraiment eu un problème avec lui, tout au long de l’histoire j’ai l’impression qu’il n’a pas deux fois la même gueule ! Oui, c’est un animal donc il a une gueule.

Du coup c’est assez perturbant qu’il soit de profil de ¾ ou de face, il a toujours la même face justement, du coup j’ai commencé à bloquer dessus et les proportions de son visage m’ont vraiment paru bizarres. Parfois on dirait un copier-coller du visage d’une case à l’autre, vraiment perturbant…

Mais attention, le titre est loin d’être mauvais, bien que je pense orienté jeunesse. Il est plaisant à lire à tout âge, mais certaines choses vous sembleront « niaises ».

J’ai quand même passé un bon moment malgré ces petits détails, qui pour la partie graphique sont purement subjectifs. Mais si vous avez l’occasion de jeter un œil au compte Instagram de Brunowaro vous allez en prendre plein les mirettes ! Je regrette même que le style de Kiroho : les disparus de Bois-sur-mer ne soit pas plus orienté aquarelle que numérique, je me trompe peut etre son trait rend tellement mieux sur ces publications instagram je bave devant tant de talent !

Vous l’aurez donc compris, c’est un bon moment de lecture, car la nostalgie a eu un effet positif, mais passé ça, quelques défauts m’ont gêné à la lecture. J’espère quand même voir l’univers grandir un peu plus avec pourquoi pas d’autres histoires tant il y a matière à faire !

Un dernier point avant de ce quitter, la qualité du livre, je voulais vous en parler ! Vous connaissez mon amour pour les beaux livres à force de me lire, et bien la nous sommes en plein dedans, couverture texturé, vernis sélectif sur les Kiroho en couverture, papier épais, le rendu de la colorimetrie est vraiment bien malgré le coté « digital » dont je parlais tout a l’heure.

Un ensemble qui fera qui fera un parfait cadeau !

Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?


 

HISTOIRE
70%
DESSIN
85%
COLORISATION
95%
CARACTÉRISATION
85%
AMBIANCE GLOBALE
80%

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