Deadpool – La Collection qui Tue (Tomes 16-17)

        Deadpool – La Collection qui Tue

Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le huitième envoi contenant les tomes 16 et 17 de la collection !

         Commençons dans l’ordre avec le premier ouvrage. Celui-ci, intitulé Bonnes Évolutions, comprend les chapitres 9 à 13 de Deadpool vol.2 ainsi que des extraits de la série Contest of Champions II, dans laquelle apparaissait le Mercenaire Disert. Suite à sa débâcle amoureuse avec Typhoïd Mary, et son échec à devenir un héros, Deadpool va tout de même tenter de se racheter, mais de mauvais choix en mauvais choix, le mercenaire va peu à peu sombrer.

         Je ne vais pas vous mentir, j’ai personnellement un peu de mal avec cette série. Même si la trame de fond de Joe Kelly est intéressante, c’est loin d’être le cas pour son exécution. Le récit comprend de bonnes choses (de très bonnes choses même, parfois) mais l’intrigue part tellement dans tous les sens sans forcément de raisons que ça en est parfois éprouvant à lire.

         On notera tout de même que ce tome contient le chapitre 11 de la deuxième série de Deadpool qui était une prouesse à l’époque de sa sortie. Dans cet épisode, Deadpool et Blind Al se retrouvent propulsés dans le passé et se voient influer sur une vieille histoire de Spider-Man dans laquelle Kraven le Chasseur vient s’en prendre aux Osborn.

On retrouve alors des cases de comics d’Amazing Spider-Man de 1967 illustrés par John Romita Sr auxquels Pete Woods est venu ajouté les deux personnages que sont Deadpool et Blind Al. Le chapitre est vraiment très intéressant même s’il n’apporte pas grand-chose à la série ; hormis la tendance que Deadpool finira par avoir d’interférer dans les séries d’autres héros et ce, même plusieurs années après (une habitude que Gerry Deggan et Brian Posehn n’auront certainement pas manqué en écrivant, pour Deadpool (vol. 4), les épisodes dans lesquels Deadpool nous raconte son « soi-disant » passé).

         Pour ce qui est des extraits de Contest of Champions II, l’apparition de Deadpool est certes assez longues, mais plutôt anecdotiques dans le récit complet. Les extraits donnent donc l’impression d’arriver au milieu de quelque chose et de ne pas tout saisir à l’intrigue ni aux conséquences de cette dernière. Assez troublant, donc.

        Passons à présent au second volume de cet envoi, Prochain Arrêt : Zombieville, contenant la fin de la série Deadpool: Merc with a mouth de Victor Gischler débutée dans le neuvième tome de la collection. Il contient aussi l’épisode Lady Deadpool de Mary H.K. Choi et Ken Lashley présentant la version féminine de Deadpool d’un autre univers.

         Contrairement à l’autre tome de cet envoi, je n’ai pas grand-chose à redire de celui-ci. Le récit est bien ficelé et cohérent, les dessins et les couleurs sont très agréables (malgré les différents artistes ayant travaillé sur les chapitres 7 et 13 pour représenter les différents univers) et le tout forme donc une très bonne lecture.

         On y retrouve Deadpool, sa tête zombifiée d’un autre univers, le docteur Betty et l’ancien soldat de l’A.I.M, Bill, là où on les avaient laissés ; en face du portail menant à la dimension zombie d’Headpool. Cherchant à fuir l’Homme Chose, le groupe au complet pénètre dans la dimension apocalyptique ravagée par des zombies et se retrouve mêlé à une faction de survivants. Pris au milieu d’une recherche d’un vaccin anti-zombie, Deadpool et ses alliés vont devoir surmonter plusieurs épreuves avant de pouvoir rentrer chez eux… Surtout quand on sait que l’A.I.M est à leur trousse !

         L’intrigue conclut avec brio la série, qui est des plus agréables à lire. Gischler fait vraiment un travail excellent et réussit à nous tenir en haleine tout au long des treize chapitres. La relation semi-conflictuelle entre Deadpool et Headpool permet des situations aussi hilarantes qu’intéressantes pour le développement du mercenaire. Honnêtement, je ne peux que vous conseiller de lire cette série qui mène à la seconde série de Gischler : Deadpool Corps !

         En revanche, pour ce qui est du dernier chapitre du tome présentant Lady Deadpool, je suis bien moins emballé. L’épisode me donne l’impression que Mary H.K Choi a voulu raconter une histoire extrêmement longue en une vingtaine de pages, donnant une sensation d’avoir un trop long récit compacté sur une trop petite surface. Le chapitre n’en est pas pour autant dépourvu d’intérêt et de gags, mais je n’ai pu m’empêcher d’être un peu perdu lors de ma lecture. Un peu dommage pour un récit qui aurait gagné à être moins compliqué, ou plus long.

         Au final, cet envoi est un peu en dents de scie car il comporte un excellent tome avec quelques défauts et un ouvrage bien moins bon, non dénué de qualités. J’attends, cela dit, avec impatience le prochain envoi qui contiendra la suite de Cable & Deadpool et le début d’Uncanny X-Force de Rick Remender !

         Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


HISTOIRE
70%
DESSIN
75%
COLORISATION
80%
CARACTÉRISATION
80%
AMBIANCE GLOBALE
75%

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