Briar – La rebelle au bois dormant 
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Briar – La rebelle au bois dormant 

Briar – La rebelle au bois dormant 

 

Avec sa couverture plutôt aguicheuse et son nom ronflant, Briar – La rebelle au bois dormant est la promesse de de la revisite du mythe de la belle au bois dormant par Christopher Cantwell et mise en dessin par Garman Garcia !

On a donc droit à une réécriture de ce mythe, avec une petite touche de modernité, on connaît tous l’histoire de la belle réveillée par le doux baiser de son prince charmant sauf que là, bah le prince il a décidé que faire le bibi à la princesse qui pionce depuis des mois c’est pas ouf et que « pas de reine, pas de problème » c’est un idée qui lui semblait judicieuse !

Spoiler, non ! Le prince Rodion est un gros con ! Bref, il laisse donc Briar sur son lit de pierre et repart faire la guerre avec son beau père pour étendre leurs terres.

Le temps passe, les héros trépassent, le monde s’écroule et tout tombe dans l’oubli ! Jusqu’au jour où ce qui nous semble être un pillard vole le médaillon que Briar, du moins ce qu’il en reste porte autour du cou, et la magie magie certaines idées ne sont pas du génie !

Briar se réveille en sursaut après des siècles de sommeil. Perdue, déboussolée, elle va fuir son château en ruines en quête de réponses, son aventure la mènera à faire équipe avec une sang de glace et plus tard un sorcier avec pour but retrouver sa marraine Grendrid à l’origine semble-t-il de sa malédiction.

Grossièrement voici le pitch, difficile de trop vous en dire étant donné que le tome 1 regroupe 4 chapitres qui se lisent plutôt rapidement et qui sont relativement peu immersifs, la faute à mon sens à une modernité dans les textes et les échanges entre personnages, on a l’impression de suivre une ado rebelle qui en a marre de la vie parce qu’elle veut un scooter et qu’on lui a dit non.

Bon j’exagère un peu, je peux comprendre que pioncer durant des siècles ça fou la haine, mais, faire des gnomes des petites racailles qui parle comme Victor le petit blondinet du quartier qui fait le kéké. Ça ne marche pas des masses pour moi. Ce n’est pas particulièrement drôle et l’héroïne est quand même relativement pénible.

Heureusement le grand format de Urban met en avant pour notre plaisir rétinien le remarquable travail de German Garcia sur la partie dessin et encrage ainsi que les belles couleurs de Mateus Lopez qui arrive à rehausser le tout, ça rend le titre dynamique, car, même si le récit ne m’a pas convaincu, le rythme, lui, est très bon et cette revisite apporte quelques petites interrogations qui attise la curiosité du lecteur. C’est donc grâce à la partie graphique que je suis resté accroché à cette aventure et le dernier chapitre qui apporte un petit rebondissement et un personnage qui je trouve intéressant. Je suis un tout petit peu curieux de connaître la suite de cette aventure qui je l’espère ne durera pas trop de tome.

Je pense que le titre peut être apprécié si on accroche à l’humour et le parti pris moderne du récit, chez moi, ça ne l’a pas fait j’attendais une aventure revisitée épique et au lieu de ça j’ai eu une lecture plutôt classique, pas désagréable, mais à qui il a manqué un petit je ne sais quoi.

Je vais surveiller la suite de la série, car comme je vous le disais le chapitre 4 est celui qui a apporté un peu de fraîcheur et je suis plutôt curieux de savoir vers quoi le titre va pencher.

Vous voilà prévenu ! Loin d’être mauvais, je pense qu’un public plus jeune y trouvera sans doute son compte pour ma part je reste un peu déçu.


 

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