Bot-9

Tout d’abord il faut savoir que si vous avez environ mon âge, il y a à peu près notre âge, existait un jeu du doux nom de Marine Malice !
Oui oui, assumez vous aussi vos 1er jeux éducatifs interactifs de votre enfance. Avec 2 ou 3 autres titres, j’y ai passé un temps incroyable, il faut dire qu’on était bien loin des triple A et autres console next gen. Un vieux PC, un jeu sur un CD et on était les rois du pétrole !
Bref, tout ça pour dire que Marine Malice, nous mettait dans la peau d’un poisson et avec un point & clic nous faisait découvrir les trésors marins, sous l’océan, tululululululululu…
Bref, ici, quand j’ai vu passer Bot.9, la ressemblance du poisson sur la couverture m’a immédiatement ramené à ce jeu, et clairement j’y suis allé uniquement pour cette raison.
Bon, j’avoue pas uniquement, Derek Laufman, son auteur, que l’on a déjà croisé sur la série Pilleurs de Ruines, officie encore une fois au scénario et au dessin. Alors, scénario, c’est un bien grand mot, disons-le immédiatement, il s’agit d’une BD jeunesse totalement muette. Aucun dialogue, en même temps me diriez-vous, c’est un poisson.
Oui, mais je vous dirai : Il est dans un Robo-cal ! Mais vous avez raison. On va donc suivre un petit poisson qui va se faire pêcher par un vieux papy, il va connaître la vie d’aquarium et surtout, il va découvrir la vie « humanoïde ». Mis en bocal sur son robot par une sorte de papy savant fou, il va partir à l’aventure dans son Robo-cal et traverser le monde avec ses périls.
C’est une lecture plutôt rapide, du fait qu’il n’y ait pas de texte, mais ça n’empêche que le titre propose une narration visuelle fluide et plutôt plaisante, plutôt orientée jeunesse, il y a cependant une fin plutôt maline et touchante apportée par Derek Laufman qui est à la fois douce mais qui, suivant votre regard, aura un petit goût amer.
Dans tous les cas, c’est une chouette expérience, et surtout c’est accessible à tout âge.
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