Arca
L’un de mes petits plaisirs avec 404 Graphics, c’est leur propositions, toujours qualitatives, mais avec à chaque fois une fabrication aux petits oignons.
Alors là encore, avec Arca, leur savoir-faire et la promesse d’une épopée spatiale ne pouvaient pas me laisser de marbre !
Arca, c’est quoi ? C’est la proposition à la croisée des genres, un récit en huis clos nous narrant une société dans une arche qui œuvre pour sa survie. De la lutte des classes au contrôle des connaissances, de la liberté à l’insurrection, autant de sujets que l’on croise dans ce type de récit.
Les auteurs Van Jensen au scénario et Jesse Lonergan au dessin nous dépeignent un lieu plutôt futuriste, proche des représentations habituelles d’une arche du dernier espoir spatial, où l’humanité quitte la Terre pour aller coloniser un nouveau monde. À l’intérieur, différentes castes sont réparties entre :
- Les Citoyens, population aisée, à la tête de tout,
- Les assistants, qui eux n’assistent pas grand-chose, mais sont surtout en charge de la sécurité,
- Et le « bas peuple », esclaves des temps modernes, sous couvert d’un rôle à jouer pour le parfait équilibre.
Perséphone, le personnage principal que nous allons suivre, va, au travers de ses découvertes, nous faire vivre et découvrir cette arche, son fonctionnement, ses secrets, et surtout grandir sous nos yeux. Sa curiosité, ses liens avec les différents personnages vont évoluer et faire d’elle une leader. Car oui, vous imaginez bien que dans cette arche, avec cette catégorisation des classes, il ne peut rien en découler de bon.
Avec un rythme parfaitement maîtrisé, je me suis clairement laissé emporter, assis sur mes certitudes d’un récit déjà vu. J’ai, au départ, immédiatement pensé à un mélange entre Léviathan de Kuroi Shiro et Sentient de Jeff Lemire, la faute à la proposition graphique plutôt futuriste.
Ça a donc été une énorme surprise de découvrir le final de ce titre.
Solide graphiquement, maîtrisé scénaristiquement, Arca répond à l’attente que j’avais de ce titre et va même un tout petit peu plus loin en réussissant à me surprendre.
Un titre intéressant, tant sur sa forme que sur son fond, qui, malgré des thématiques déjà vues, apporte un petit quelque chose de nouveau.
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