Chronique de l’avent : Terminator Sector War

Lorsqu’on parle de Terminator, forcément, on a l’image de Schwarzenegger poursuivant Sarah Connor afin d’assurer l’hégémonie de Skynet dans le futur.

Lorsqu’on demande son avis à Brian Wood, pour le titre Terminator : Sector War, il ne va pas forcément aller là où on l’attend.

New York, 1984. Un gros balèze complètement à poil débarque dans la grosse pomme et rackette un yuppie pour lui piquer ses fringues. Grand, blond, la mâchoire carrée et une vraie attitude de badass, il recherche Lucy Castro. Manque de bol pour lui, loin d’être une midinette qui a besoin d’être protégée, c’est une flic. Et pas du genre à faire la circulation! Non, elle, son rayon, ce serait plutôt le coup de tatane dans la tronche ou le M16 calé sous le bras. Malgré ça, que faire lorsqu’un Terminator vous colle aux basques? Va s’ensuivre une nuit en enfer pour la pauvre Lucy.

Je vous le disais, Brian Wood prend le contre-pied du premier film Terminator en utilisant dès le départ une héroïne “qui en a”. Malgré le fait de pouvoir tenir tête à un Terminator, l’auteur n’oublie pas de faire de Lucy une femme comme les autres, avec ses problèmes de mec ou de logement. Au départ, c’est d’ailleurs son fort caractère que l’on remarque, avant même de la voir sortir l’artillerie lourde.

S’il y a un reproche à faire à Wood, sur ce one-shot, c’est de ne pas avoir assez développé le pourquoi et d’être rentré bille en tête dans l’action à la Michael Bay, faisant la part belle à ses copains : fusillade et explosion. Autre souci, je trouve que le Terminator jacte beaucoup. D’accord, c’est la seule façon pour nous de savoir ce qu’il se passe et ce qu’il fait là, vu qu’il n’y a pas de Reese pour tout expliquer, mais ça détonne un peu dans la caractérisation du personnage. Ce n’était certainement pas le but de l’album, très axé sur l’action, mais ça aurait apporté un petit plus de prendre en compte ces paramètres, même si on comprend tout sans aucune difficulté.

Au dessin, c’est notre pote Jeff Stockely qui officie et il suit à la lettre le scénario de Wood. Pas de temps mort et une mise en page hyper fluide, calquée sur une réalisation cinématographique. On n’arrive pas à reprendre son souffle tellement le style est dynamique. Le trait, haché et à l’encrage appuyé, renforce cette impression, le tout avec une mise en couleurs assez sombre.

Avec sa collection Brian Wood, Vestron nous propose une fois de plus des titres carrément estampillés série B. Ce Terminator, en marge de la série principale, s’avère être un spin-off bien bourrin qui ravira les amateurs de la licence et des productions de l’éditeur dans leur ensemble.


  • Titre: Terminator Sector War
  • Album : 89 pages
  • Editeur : Vestron
  • Collection : Brian Wood
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 9791095656104
  • Prix : 14,95€

    
HISTOIRE
85%
   
DESSIN
85%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
80%
    
AMBIANCE GLOBALE
85%