Télé-réalité et société de consommation vont de pair, mais c’est bien la première fois que je vois le thème évoqué sur un comics. Évidemment, si on agrément le tout avec un monde futuriste post-apo et qu’on secoue on obtient : Starve

Brian Wood, aux commandes, nous dépeint un univers prenant place dans un avenir pas trop lointain, où l’économie mondiale s’est effondrée. La grande majorité de la population est maintenant pauvre, réfugiée et/ou sans-abri.

Seul divertissement, une nouvelle émission de télé-réalité, appelée Starve, oppose les chefs de célébrités les uns aux autres dans des défis brutaux, pour créer des plats utilisant des ingrédients incroyablement rares qui sont ensuite consommés par les juges. En gros, le Master Chef du mauvais genre. Émission malsaine, mais qui accapare toutefois l’attention : pour la population ce n’est rien d’autre qu’un rêve, car personne ne pourra goûter un seul de ces plats. Le créateur de Starve, Gavin Cruikshank, a commencé cette émission il y a des années. Victime de son succès, on va apprendre pourquoi il a laissé les rennes de l’émission à Anthony Bourdain, qui en a fait une émission spectaculaire et brutale ! On va apprendre pourquoi Cruikshank a tout abandonné, et surtout qu’est-ce qui le pousse à revenir !

Il s’agit d’un résumé assez rudimentaire et l’histoire vaut vraiment le coup. Brian Wood nous livre un récit rythmé sur le thème de la cuisine et il fait ça très bien ! Le comics est un drame sauvage, conduit par un personnage riche, avec d’excellents prémices, qui vous accrochera tout au long du récit. Justement, avec le récit va le coup de crayon de Danijel Zezelj, qui lorsqu’on ouvre le bouquin, nous surprend. Et je dois avouer que ça ne m’a pas vraiment attiré ! Cependant, après la lecture des premières pages, on entre directement dans l’histoire, et le dessin sert pleinement le scénario en nous plongeant dans cet univers sale et désespéré ! Danijel Zezelj ajoute une sorte de folie ordonnée à la chose, avec des lignes tremblantes et des angles étranges, apportant un sentiment de malaise aux comic. Et pour ce qui est de la colo’, Dave Stewart ajoute sa palette de couleurs pour améliorer encore le ton sombre. C’est juste parfait.

Alors à tous les grands fans de Master Chef, Top Chef et autre saloperie du genre, Starve est pour vous ! Et si comme moi vous détestez ça, foncez sur Starve et sa critique, vous ne le regretterez pas !


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