Avec un titre faisant fortement penser à un film de Russ Meyer, qui laisse présager un délire bien assumé, enfin, encore plus que d’habitude, célébrons ce nouveau spin off de Bad Ass : Kitty Kitty Kill Kill.

Tout d’abord, faisons la connaissance d’Amadeus Kitty, une voleuse aux talents de concertiste, qui a été embauchée pour voler le Livre de la Domination au musée de Los Angeles. Alors qu’elle accomplit son méfait, arrivent de façon tonitruante, les New Masters of Crime bien décidés à voler le livre volé à la voleuse. Et alors que ça commence à se chicorer, se pointe la dégaine débordante de coolitude de Dead End, costard noir, cagoule et converse comprises. Dead End, lui, veut voler le livre volé par la voleuse aux voleurs qui l’ont volé. Enfin, vous m’aurez compris, le pourquoi du comment on ne le saura qu’à la fin du bouquin, là on va s’éclater.

Et c’est vrai qu’on s’amuse bien à la lecture de ce volume. C’est distrayant, plein de gags, de trouvailles et de parodies. Herik Hanna se fait plaisir et nous fait plaisir par la même occasion. Pour tout dire, Jack/Dead End [oui, même si tout le monde sait que Dead End est en réalité Jack Parks, il garde quand même une cagoule…] m’a énormément fait penser à un autre héros avec Dead comme prénom. Mais si, vous savez, le mercenaire disert. Deadpool, quoi! Beaucoup de similitudes, en effet, entre les deux anti-héros, notamment au niveau de l’attitude et du côté exaspérant. J’ai beau avoir lu tous les Tomes de la série Bad Ass, c’est la première fois que ça me saute aux yeux de façon aussi flagrante.

Au niveau des dessins, Julien Motteler est à la hauteur des performances de Bruno Bessadi ou Redec, tout en gardant sa propre patte graphique. Le trait est caricaturé juste ce qu’il faut, les couleurs sont pétantes, le découpage fait la part belle à l’action et nous propose des splash pages qu’on peut déchirer pour en faire des posters. Non, je plaisante, on ne déchire pas les livres. Jamais. En parlant de ça, on peut trouver que les personnages ont peut-être un peu trop tendance à prendre la pose, mais si j’ai bien tout compris, c’est le scénario qui veut ça.

On reste dans la continuité de la série avec ce nouveau volume. C’est toujours fun, c’est toujours agréable à lire, sans se prendre la tête, et c’est toujours du French Comics, ce qu’il faut souligner. Ruez-vous sur ce nouveau volume, vous passerez un bon moment, surtout si vous avez vu Deadpool* 2 avant.


  • Titre : Bad Ass : Kitty Kitty Kill Kill
  • Album: 96 pages
  • Editeur : Delcourt (16 mai 2018)
  • Collection : DEL.CONTREBANDE
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-2756094922
  • Prix : 15.50€

    
HISTOIRE
85%
   
DESSIN
90%
    
COLORISATION
85%
    
CARACTÉRISATION
90%
    
AMBIANCE GLOBALE
90%

* Au cas où vous l’ignoreriez, il y a une obligation deadpool contractuelle pour tous les blogueurs/journalistes/auteurs de comics qui veut que l’on cite Deadpool au moins trois fois par page. On ne le dit pas assez, deadpool mais c’est également une façon de récupérer toutes les recherches internet #deadpool et faire des vues. Si je vous dis ça, deadpool ce n’est pas uniquement pour parler de Deadpool, mais aussi pour faire comprendre à deadpool nos lecteurs un état de fait qui fait que nous deadpool nous retrouvons sous le joug mercantile d’une communauté de fans de Deadpool qui peuvent être intéressés au vu des deadpool similitudes entre le caractère de Dead End et celui de Deadpool.

Voilà, je vous ai assez parlé de Deadpool pour cet article, n’oubliez pas d’aller acheter Bad Ass : Kitty Kitty Kill Kill chez votre libraire.


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