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Zorro : D’entre les morts

Posted on 21 juin 202421 juin 2024 by FabB

Zorro : D’entre les morts

Si tout le monde connaît le héros à la cape noire qui signe son nom de la pointe de son épée sur le bidou du sergent Garcia, c’est que, tout comme moi, vous avez eu droit aux récits de Zorro le justicier masqué à la TV.

Héros populaire, il est une icône de la pop culture dont tout le monde a déjà entendu parler. Forcément, Don Diego de la Vega et son alter ego Zorro sont la figure de proue du justicier défendant les plus démunis face à la force quasi militaire. Il est d’ailleurs étonnant que malgré l’aura du personnage, peu de titres lui soient dédiés. C’est à ma grande surprise, hors roman photo ou BD tirée de la série TV que j’ai lue étant petit, la première adaptation papier que je lis.

La cause ? Sean Murphy ! On connaît le talent du bougre, de The Wake à Batman White Knight, en passant par Tokyo Ghost ou American Vampire. Il s’adapte plutôt facilement à tout type d’histoire et est surtout reconnaissable entre mille.

Bien que les dernières aventures du White Knight m’aient un peu lassé, sa revisite du Batman avait su me convaincre. Du coup, revisiter le Senor Zorro, pourquoi pas !

Avant toute chose, un petit rappel historique pour que cette lecture ne vous semble pas hors contexte. Il faut savoir que Zorro a « existé » mais pas tout à fait de la sorte dont on le connaît. Comme dans toutes les légendes, il y a une partie fantasmée qui vient enjoliver la réalité. Bien avant Diego de la Vega, l’origine du Zorro serait due à un homme, et qui plus est, pas du tout mexicain. William Lamport, un aventurier irlandais, ou plutôt un petit révolutionnaire, d’abord en Espagne en essayant de fomenter une rébellion, puis après son arrestation et sa fuite au Mexique, rebelote ! Le monsieur était également un trafiquant qui se servait de l’argent de son trafic et du vol des plus riches pour préparer ses rébellions et s’occuper des plus démunis. Avec son organisation « Los Hermanos de la Hoja », ils avaient créé un code secret qui consistait à s’habiller et se masquer en noir pour protéger leur identité et surtout marquer les victimes avec un « Z » pour le mot Ziza (traduction de l’hébreu pour dire : splendeur). Il serait donc une des sources d’inspiration du Zorro.

Si je parle rapidement de ça, c’est que dans le titre de Sean Murphy, Zorro – D’entre les morts, l’auteur va revisiter le mythe de Zorro, mais également lui donner un goût de modernité comme il l’a fait avec son White Knight, en revenant à l’origine du Zorro et en mixant tous les éléments ci-dessus.

L’histoire a donc lieu dans le village de la Vega, le jour de la fête des morts qui est également le jour de la célébration de Zorro, le héros qui aurait, 180 ans auparavant, sauvé la vallée. Seule ombre au tableau lors de cette célébration : les cartels, forcément, ayant la mainmise sur la balle et notamment sur La Vega. Ils ne voient pas super bien l’idée de fêter un symbole de la révolution et de la rébellion, à tel point que cette année-là, tout va basculer pour Rosa et Diego, deux enfants présents à la cérémonie dont le père, grimé en Zorro pour l’occasion d’un spectacle, se fait littéralement assassiner devant leurs yeux.

De nombreuses années plus tard, Rosa et Diego ont grandi chacun de leur côté, mais l’heure de la vengeance se rapproche de plus en plus, surtout lorsque le chemin du cartel croise à nouveau leur route.

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Je ne vais guère en dire plus sur le pitch car le titre est extrêmement rythmé et les 128 pages se lisent avec une vitesse incroyable. Murphy a bien les codes de la revisite, son scénario et ses dessins fonctionnent comme à son habitude parfaitement bien. Cette aventure n’est pas déplaisante, mais au même titre que les titres de Marc Millar, j’ai eu l’impression de lire là un pitch d’une idée qu’il souhaite vendre à Netflix, Amazon ou autre.

Les grandes lignes de l’histoire sont plutôt convenues, les rebondissements et raccourcis scénaristiques tombent toujours au bon moment et sortent du chapeau (de Zorro) juste quand il faut. C’est un peu trop facile. On retrouve exactement le même schéma narratif que sur The White Knight et encore pire, j’y retrouve tous les défauts que je déteste chez Millar, des idées à foison jamais exploitées qui sont là pour permettre à l’auteur de se faire plaisir. Alors oui, c’est à mon avis le but de ce titre, mais peut-être qu’en mettant quelques idées de moins, on pourrait en développer un ou deux de plus plutôt que de faire un raccourci scénaristique qui va débloquer une situation en deux cases et que tout le monde aura vue arriver.

Loin d’être mauvais cependant, c’est un titre que vous prendrez comme un épisode de séries Z. Vous savez comment ça commence et comment ça finit avant de débuter votre lecture, et vous n’aurez ni plus ni moins que ce que vous attendez, même si les idées géniales fusent.

Graphiquement, c’est du 100 % Murphy. Oui, je ne vous apprends rien, il y a de la course-poursuite, des voitures bien dessinées, des chevaux, des pistolets, des méchants très méchants, des gentils au passé douteux repentis, des papis séniles mais pas trop. Le tout fonctionne bien et est mis en couleur par son coloriste habituel, ça fonctionne comme toujours, mais je trouve que ça manque d’un petit truc. J’ai eu l’impression de lire un ersatz de son Batmanavec moins d’intérêt. Malgré le dessin des personnages, ça reste du déjà-vu, les planches sont belles mais pourraient avoir des compositions un poil plus recherchées. Le mélange modernité et tradition avec les grosses cylindrées qui se tapent la bourre avec Tornado, ok, mais ce n’est pas crédible deux minutes. Ce n’est plus Tornado, c’est Turbonadotellement il court vite, le bestiau.

Bref, vous l’aurez compris, le Zorro de Sean Murphy fait ce qu’on attend de lui : il nous divertit mais pas beaucoup plus. Les curieux ou nostalgiques y trouveront probablement leur compte tout comme les amateurs de l’auteur. Pour les autres, cherchant une revisite et une proposition du personnage et de l’univers plus poussée, ce n’est pas sur ce titre que je vous dirigerai, vous resterez sur votre faim.

Je pense à titre personnel que je me suis lassé de Murphy sur ses aventures en solitaire. Lorsqu’il est accompagné d’un scénariste solide c’est agréable, mais lorsqu’il se fait plaisir tout seul il me manque ce je-ne-sais-quoi qui jusque-là était compensé par son trait. Ici, même son trait n’a pas su m’impliquer convenablement dans sa proposition et c’est dommage parce que je voulais vraiment une aventure du Zorro rafraîchissante.

Je n’irai pas jusqu’à dire que Sean Murphy signe son titre d’un Z qui veut dire zéro, mais de mon point de vue, on n’en est pas loin.


 

  • Titre: Zorro – D’entre les Morts
  • Paginations : 152
  • Editeur : Urban Comics
  • Langue : Français
  • ISBN : 9791026826101
  • Prix : 19€

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Goku arrive au pied de la Montagne de Feu du féroce Gyumao ! Il va devoir éteindre l’incendie ! Mais comme d’habitude, Tortue Géniale a fait n’importe quoi avec ses objets légendaires… Il va donc devoir l’éteindre lui-même ! C’est dans ce tome que, tout comme Goku, nous lecteurs découvrons le Kamehameha !

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
2/85 : Février 1993 Goku et Bulma continuent leur 2/85 : Février 1993
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Pensées pour Akira Toriyama, qui nous a quittés un 1er mars. Et à bientôt pour le tome 3, puisque je l’ai annoncé ! Mais en vrai, qui lit encore les descriptions…

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Février 1993, je découvrais pour la première fois Février 1993, je découvrais pour la première fois Dragon Ball au format manga. Loin des tomes de la Perfect Edition que l’on connaît aujourd’hui, et pour les plus anciens, avant même la version pastel.
J’avais droit, toutes les deux semaines, à mon demi-tome disponible chez le marchand de journaux ou au tabac-presse.

Un format plus court, facile à emporter partout, mais pas exempt de défauts : sens de lecture inversé pour le transformer en format classique de BD, traduction plus que douteuse… Il n’en reste pas moins que, à mes yeux, ce sont les plus belles couvertures jamais proposées pour cette œuvre.

Au même rythme que lors de sa publication initiale, je vous partagerai chaque dimanche sur deux la couverture d’un tome.

Aujourd’hui, c’est le tome 1, dans lequel on fait la connaissance de Goku, de son histoire, mais aussi de Bulma, Tortue Géniale, et du début de ce qui deviendra l’une des plus grandes aventures de tous les temps.

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici, on va essayer d’être plus assidus et de proposer d’autres formats en plus du blog.

Pour relancer ici le Train de la Hype !
On va parler Train ! Avec Train de nuit dans la Voie lactée.

Première sortie du nouvel éditeur Morgen, si vous souhaitez savoir qui ils sont il y a déjà un million d’articles disponibles et qui font ça bien mieux que ce que je ne le ferai.

Ici on va se concentrer sur cette BD, du moins, cette œuvre. Si au premier regard ce titre a l’air poétique et tout doux, il n’en est rien, son cœur de sujet est lui bien plus sombre. Train de nuit va nous parler de Giovanni, un enfant pas vraiment populaire à l’école se faisant particulièrement prendre à partie, ce garçon subit plus qu’il ne vit, mais, à ses côtés, Campanella, son seul et unique ami lui fait garder le cap et lui apporte cette once de lumière.

Il faut dire que Giovanni, en plus des brimades, s’occupe de sa mère gravement malade, et doit malheureusement composer avec un père absent. Pas la Vie de rêve. Jusqu’au jour où, il s’assoupit dans l’herbe et part en voyage dans un train du cosmos ! Il embarque en compagnie de son ami Campanella, mais ce voyage ne sera pas ce qu’il y paraît, la douceur des couleurs et la poésie des mots ne sont ni plus ni moins qu’un doux enrobage pour traiter du deuil.

#chroniquescomics #bd #morgen #traindenuitdanslavoielactée 

La suite en commentaire ⬇️⬇️⬇️⬇️
Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cot Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cotée ! Avec son nouvel arc pleinement intégré au lore d’Astro Boy, Atom: The Beginning continue son bonhomme de chemin.

Plutôt axé sur l’action, ce tome met en avant Tobio et Ponta, qui poursuivent leur enquête à la suite des événements du tome précédent; notamment la tentative d’assassinat. Ils vont découvrir une secte, des robots, des alliés, de nouveaux ennemis, également d’ancien visage connus mais surtout un nouveau pas en direction d’Astro.

L’intrigue principale déroule bien, et l’auteur a le bon goût de ne pas s’éparpiller : l’intérêt grandit à chaque chapitre, et c’est toujours aussi bon. 

Le principal défaut de la série reste son manque de visibilité et ses délais de parution, mais sachant que nous sommes quasiment au même niveau que la publication japonaise, il est difficile de râler là-dessus !

#manga #atomthebeginning #chroniquescomics #astroboy #kana
Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec son univers. Ultra réaliste, très dur, voire même brutal ! Rien n’est gratuit pour personne sauf si tu choisis le « bon » côté. Avec son atmosphère particulière, on sent particulièrement tous les us et coutumes de l’époque. Particulièrement bien retranscrites de par son récit, les auteurs réussissent à rendre palpable leur propos. C’est sobre mais efficace, à la limite du titre muet, tout passe par de la narration graphique et c’est extrêmement fluide, il y a évidemment quelques dialogues mais ni trop ni pas assez. C’est un juste équilibre parfaitement maîtrisé.

La palette de personnages est riche et intéressante, on apprend à les découvrir de manière organique avec des scènes quotidiennes ou juste des interactions entre eux. Évidemment, tout ça fonctionne parfaitement grâce à des dessins qui sont sincèrement incroyables.

Vrai coup de cœur de ce ODR, qui malgré un gros pavé, se laisse dévorer. Ma plus grosse crainte, c’est qu’au prochain tome ce soit la fin ! Et il va falloir la savourer, si c’est du même niveau que ce tome 1, c’est une série qui méritera une belle place dans ma bib.

#manga #review #chroniquescomics #instamanga #odr #kana
Difficile de passer à côté du potentiel lien entre Difficile de passer à côté du potentiel lien entre le canard le plus riche du monde et les bitcoincoins !

Forcément, la filiation semble naturelle, et la proposition d’une BD traitant le sujet dans l’univers de nos amis à plumes avait de quoi promettre monts et merveilles !

Le duo Jul et Kéramidas nous signe donc une nouvelle aventure de Picsou, toujours en quête de rester le canard le plus riche du monde.
Sauf que cette fois, il s’est fait doubler ! Par un inconnu sorti de nulle part, richissime grâce à la technologie 2.0 des internettes : les fameux bitcoincoins.

Ni une ni deux, notre canard préféré se lance à corps perdu dans cette nouvelle ruée vers l’or numérique, bien décidé à ne pas se faire plumer !

Si le pitch prête à sourire, il aborde plutôt bien les dérives que peuvent engendrer les cryptomonnaies. Cependant, n’attendez pas une grande réflexion sur le sujet (ni sur d’autres, d’ailleurs).

Jul glisse ici et là quelques références à la pop culture et à certains personnages des GAFAM réel, mais sans jamais trop creuser. Alors oui, ça reste un titre Picsou, mais quand même : tout va très vite ! De la mise en place de la situation aux Rapetou hackers de génie, en passant par les neveux influenceurs de l’extrême.
Je suis resté sur ma faim, car j’espérais quelque chose d’un peu plus fin.

Côté dessin, c’est Kéramidas. Soyons honnêtes : ce n’est pas mon Picsou préféré, mais ça passe. Par contre, je ne sais pas ce que Riri, Fifi et Loulou lui ont fait, mais visiblement il y a délit de faciès ! Les pauvres !

Picsou et les Bitcoincoins nous offre une aventure classique, bien dosée en modernité, mais il manque à mon goût ce petit « truc » qui fait la différence. Peut-être que quelques pages de plus auraient permis d’éviter certains raccourcis un peu frustrants.
Il n’en reste pas moins que l’effort sur le prix et la fabrication du livre en font un bel objet, agréable à lire.

Par contre, la sur-cover « collector »… c’est NON. Ça s’abîme, ça s’arrache, et surtout : ça ne sert à rien.
Écoutez Picsou : un sou est un sou !

#Picsou #Bitcoincoins #BD #Glenat
Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la s Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la simple et bonne raison que le film d’animation est un véritable point d’ancrage dans ma perception du médium manga au sens large. Dans ma vie, il y a eu un avant et un après Akira.

La qualité du film, de son animation, de sa mise en scène, de sa tension, et plus largement de sa réalisation, reste encore aujourd’hui, 37 ans après, un bijou. Intemporel, tant sur le plan technique que dans ses thématiques.

Mais bon, vous le savez : parfois, même les cons changent d’avis !
Je me suis donc senti pris d’une pulsion de découverte du manga Akira. J’ai le coffret depuis des années, mais c’était enfin le moment.

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire de quoi parle Akira. Il faut le voir, le lire, le découvrir. Le VIVRE.

Six tomes incroyables de bout en bout, accompagnés d’un petit artbook qui vient conclure cette expérience.

Allez-y !

#akira #manga #glenat #otomo #chroniquescomics
La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, comme le dit si bien @librairiebd16, le petit bonbon qui fait plaisir !

Avec ce tome 11, la règle ne change pas : Slam Dunk trouve son rythme et bascule pleinement dans le basket.

Inoue affine sa plume, Sakuragi son jeu… Rukawa, lui, non, lui tssss !
On apprend à connaître les forces et les faiblesses de chaque joueur, et leurs adversaires apportent également dureté et défis, que ce soit dans le jeu ou mentalement.

Je profite de cette réédition au format Deluxe, avec papier glacé et compagnie, pour faire ma relecture — et je ne boude pas mon plaisir.

C’est aussi, à chaque tome, l’occasion de penser à la chance que j’ai eue de voir mon petit essai sur l’univers de Slam Dunk prendre vie grâce au soutien de tous les contributeurs ! Cela donne à cette relecture un sentiment particulièrement agréable.

Encore merci à toutes et à tous ! 🏀🏀

#slamdunk #kana #inoue #basket #NBA #SAKURAGI #onoubliepaslaregledubasketbrzscasserpasdepanier
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