Supergirl – Tome 1 – Mésaventures à Midvale
L’univers des « supers » n’est jamais simple à appréhender. Que ce soit avec Superman et ses diverses itérations ou avec Supergirl, les deux personnages font toujours l’objet de partis pris clivants et d’un accueil critique parfois complexe.
Cependant, Supergirl (ou Kara) est l’une des héroïnes que j’aime particulièrement lire lorsque de nouveaux récits arrivent dans nos contrées. Ici, j’avais une double raison de m’y intéresser : la première est qu’il s’agit d’une nouvelle relance de la série, et la seconde, c’est que Sophie Campbell est aux commandes. Si ce nom ne vous parle pas, sachez qu’elle a œuvré sur de nombreux numéros des TMNT avec plus ou moins de succès selon les attentes ; à titre personnel, j’ai plutôt bien aimé son passage, c’était donc une raison suffisante pour la suivre sur Supergirl.
Avec ce tome 1 intitulé Mésaventures à Midvale, on repart à zéro. On a droit à un volume qui semble plutôt fun et léger, avec de belles couleurs lumineuses qui laissent présager un titre dynamique. Du moins, c’est l’impression que j’ai eue avec les premières pages.
Je ne vais pas tourner autour du pot trop longtemps : Supergirl Tome 1 est un comics qui, à mon sens, se cherche ! Il cherche sa direction et également son public. Sophie Campbell peine sur son scénario en offrant une aventure plutôt classique dans laquelle Kara doit faire face à une usurpatrice d’identité. Globalement, l’intégralité du tome tourne autour de ça. Là où il aurait été intéressant de pousser le concept, le soufflé retombe assez vite, d’autant que cette rivalité se transforme en amitié. Alors certes, je peux concevoir que ce n’est que le début d’un univers pour mettre le pied à l’étrier, mais il manque un peu d’aventure et de souffle épique. De plus, Sophie Campbell ne signe que les quatre premiers chapitres ; les deux derniers sont une aventure d’animaux à super-pouvoirs qui, même si graphiquement c’est sympa, ne m’a absolument pas parlé. Cela fait peu pour un premier tome.
Alors certes, il y a de bonnes idées : la représentation de Kara avec des influences Pre-Crisis fonctionne, mais elle peut induire en erreur les vieux lecteurs (comme moi) qui s’attendent à une Supergirl expérimentée et qui se retrouvent finalement face à une adolescente et aux réactions qui vont avec. Mais gageons de passer au-dessus de ce détail qui, pour un nouveau lecteur, ne sera sans doute pas un problème. Le reste tient la route tant qu’on accepte le postulat de cette série. Lena, la fille de Lex Luthor, est dans la même veine que Kara, tout comme Lesla-Lar, l’ennemie-amie. On se retrouve avec un récit qui jongle entre le clin d’œil au « vieux tonton » et l’appel du pied à un jeune public. Cet entre-deux m’a un peu bloqué durant la lecture. C’est dommage, car le titre possède de bonnes qualités et propose une modernisation de Supergirl qui peut plaire. Cependant, après des titres récents, et notamment Supergirl: Woman of Tomorrow, la barre était peut-être un peu trop haute pour que j’apprécie pleinement ce tome 1. Je garderai un œil curieux lors de l’arrivé du tome 2 quand meme.
Un titre à conseiller de préférence à un public plus jeune n’ayant pas une connaissance trop poussée du personnage. Pour les autres, si vous êtes curieux, privilégiez peut-être Woman of Tomorrow qui possède des qualités plus marquées.
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