Supergirl : Corps et Âme
Je m’excuse !
Après avoir ralé de façon plutot généreuse sur la gamme Paperback, je fais mon mea-culpa pour le titre Supergirl : Corps et Âme ! Car oui, c’est une idée géniale de proposer, dans ce format, des récits historiques de certains personnages. Alors oui, le format n’est pas parfait, reste un peu cher et je n’en suis toujours pas le plus grand fan, mais force est de constater que la qualité est là, autant sur l’objet que sur le sujet.
Après le récent Supergirl qui m’avait laissé plutôt mitigé, ici on plonge dans les années 90 avec Peter David et Gary Frank qui vont reprendre un personnage à l’époque pas si populaire que ça.
Au programme de ce paperback : de la magie, des grosses bagarres, des têtes connues et d’autres moins, mais surtout une aventure épique et particulièrement unique.
Loin de la Supergirl habituelle, ici, à ma grande surprise, on va suivre Matrix, une sorte de vie artificielle apparue dans le run de John Byrne. C’est un être capable de changer d’apparence à son bon vouloir. Dans Corps et Âme, elle va se retrouver plus ou moins contrainte de fusionner avec Linda Danvers, une ado laissée pour morte après un rituel satanique.
Quand je vous dis que ce n’est pas la Supergirl qu’on a l’habitude de lire ! On retrouve donc notre super-héroïne avec une nouvelle identité : elle est Linda, avec tout ce qui la caractérise, mais avec des pouvoirs. Et si la jeune ado a ce qu’on pourrait appeler une vie « classique », ce n’est qu’une apparence, car chassez le naturel, il revient au galop.
Linda est humaine avec ses problèmes, sa famille dysfonctionnelle, ses soucis personnels et tout ce que cela engendre. Peter David écrit deux opposés en un seul et même personnage. Une sorte de dualité qui fait avancer le récit tout au long de notre lecture. Entre action, humour et violence, un savant équilibre s’offre à nous, sans jamais pencher plus d’un côté que de l’autre. Le titre, à l’image de cette Supergirl, a une vraie personnalité unique et un sens bien à lui.
Gary Frank, qui accompagne Peter David, nous livre de belles planches. Même si je ne suis pas le plus grand fan du character design de cette époque, le rythme fait que ça marche et on se laisse embarquer. La lecture est fluide, rythmée et sans temps mort. On évite les pièges des bagarres interminables sur des pages et des pages ou des introspections longues et pompeuses. Tout est justement dosé, et encore une fois, l’équilibre suffit à nous garder en haleine.
Ce Supergirl est une chouette surprise, d’autant plus pour moi qui n’étais pas convaincu par le format. Ici, Urban Comics nous propose un pan de la culture comics accessible et confortable. Je vais creuser un peu plus les autres titres, car ils ont su titiller ma curiosité avec celui-là !
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