Suicide Squad Renégats, Tome 2

Suicide Squad Renégats, Tome 2

Bonjour et bienvenue à tous ! Aujourd’hui, nous allons profiter de la sortie ce vendredi 19 mars chez Urban Comics du tome 2 de Suicide Squad Renégats, qui clôture la série, pour parler de cette dernière ! Je risque clairement de spoiler le premier tome, paru le 27 novembre dernier, mais je ferai au mieux pour ne rien divulguer d’important du second.

Cette série est écrite par Tom Taylor, l’auteur australien principalement connu pour avoir scénarisé les comics Injustice – Les Dieux sont parmi nous et Dceased. Son amour pour les univers où tout est sens dessus dessous se ressent ici aussi, quand bien même il s’agit de l’univers principal. On a affaire à des héros qui deviennent méchants, des vilains qui deviennent gentils, des changements importants et surtout des morts crues et inattendues dans tous les sens ! Et ça commence dès le début, alors qu’Amanda Waller cède sa place de directrice de la Force Spéciale X à un certain Lok, bien moins sympathique que son prédécesseur (qui aurait cru qu’on pouvait trouver pire que Waller ?). Et après un combat acharné contre un groupe de rebelles, dénommé les Révoltés, entraînant plusieurs morts spectaculaires et violentes des deux côtés, Lok force les deux groupes à s’allier pour former une nouvelle Suicide Squad.

On retrouve donc une toute nouvelle équipe composée de membres qui se détestent les uns les autres pour avoir chacun tué d’anciens alliés et amis. Une sale ambiance qui va mener à une rébellion menée par les Révoltés contre Lok et son chef, qui semble tout diriger dans l’ombre : Ted Kord ! Eh oui, aussi fou que cela puisse paraître le méchant de ce récit n’est autre que l’alter ego du célèbre justicier Blue Beetle ! La Suicide Squad est à présent libre et fonce vers Kord Industries pour abattre le propriétaire des lieux !

Dans le second et dernier tome qui sort chez Urban cette semaine, on retrouve Floyd Lawton, récemment gracié, qui en profite pour enfin rentrer chez lui et retrouver sa fille. Dans des scènes très émouvantes et pleines de légèreté, on peut assister aux retrouvailles tant attendues et observer tout l’amour que porte la fille à son père, malgré son passé de criminel.

Malheureusement, la réalité rattrape vite ce court moment de bonheur et d’insouciance quand Ted Kord met à prix la tête des membres de la Suicide Squad, les seuls à pouvoir lui mettre des bâtons dans les roues. Forcé de prendre la fuite, Lawton reprend son rôle au sein de la Force Spéciale X une dernière fois pour mettre un terme aux agissements étranges de Kord, afin d’enfin pouvoir profiter de sa liberté.

L’histoire est vraiment très bien écrite et on enchaîne les rebondissements et les scènes d’action, sans pour autant se priver de quelques moments d’humour et de calme de temps en temps. En résulte une série très bien rythmée, prenante, amusante, mais aussi touchante. Tom Taylor réalise un excellent travail, proposant (au-delà de l’action nécessaire à ce genre de récit) plutôt de la réflexion et des remises en question à la place d’un scénario bas de gamme et d’un humour un peu beauf comme ça a pu être le cas avec cette équipe  par moments (je pense notamment à la série précédente, en premier lieu).

L’auteur est accompagné au dessin par des artistes espagnols qu’il connaît bien : Bruno Redondo et Daniel Sampere, qui ont tous deux travaillé sur les comics Injustice, Injustice : Ground Zero et Injustice 2. Les deux font un travail remarquable rendant justice au récit et dynamisant le tout dans leurs styles assez distincts, sans que ça ne soit trop perturbant de passer de l’un à l’autre. Ce qui est sûrement en partie dû à l’encrage de leur compatriote espagnol, Juan Albarran (qui — incroyable ! — à lui aussi travaillé sur les trois séries Injustice) et aux couleurs du brésilien Adriano Lucas (qui n’a jamais travaillé sur Injustice, mais qui a déjà travaillé avec Sampere et Albarran sur Justice League Dark). Grâce à leur travail combiné, le tout devient alors visuellement cohérent et très agréable à lire.

Le seul petit bémol que l’on pourrait reprocher à cette série, c’est finalement la présence très peu nombreuse des membres iconiques de l’équipe. Si l’on met de côté le rôle important de Deadshot, celui moins important d’Harley Quinn, ainsi que les quasi-caméos (tant on les voit peu) de Captain Boomerang, Amanda Waller, Killer Croc, ou KGBeast, l’ensemble des personnages que l’on suit sont de nouveaux arrivants et ils sont tous bien plus mis en avant que les personnages cités plus haut (à l’exception de Deadshot qui reste tout de même central). On finit même le récit sur ce qui semble clairement s’apparenter à la fin de la Suicide Squad et à la création d’une nouvelle équipe uniquement composée des nouveaux personnages des Révoltés (ce qui semble d’ailleurs être en partie vraie quand on voit la nouvelle composition de la Suicide Squad version Future State et Infinite Frontier que DC publie en ce moment, qui n’a rien à voir avec les récentes itérations du groupe). Cependant, on ne va pas se mentir, les Révoltés sont, pour la plupart, assez attachants et on passe un très bon moment, peu importe la non-présence des anciens dans l’équipe. Le récit est assez intéressant pour nous faire passer le goût de la nostalgie.

Bref, je ne peux que vous conseillez de lire cette série en deux tomes qui m’a vraiment redonné l’envie de lire des comics Suicide Squad après la série finalement très moyenne de l’ère Rebirth.

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


  • Titre: Suicide Squad Renégats, Tome 2
  • Album : 128 pages
  • Éditeur : Urban Comics
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1026820840
  • Prix : 15€

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