Bon, pour cette chronique, je cherchais une histoire originale, et pas vraiment disponible pour tout le monde dans la catégorie « mainstream ». Juré, je ne voulais pas parler de Lobo, mais la thématique faisait que Le Noël de Lobo s’est imposé à moi.
Enculé de Lapin de Pâques ! Il en a marre de passer en second dans le cœur des enfants, juste après ce fumier de Père Noël. Du coup, il se décide à embaucher le pire tueur de l’univers pour rectifier le gras-double en rouge. Loin d’être le gentil Papa Noël qui ramène les jouets à tous les moutards, il s’avère que c’est un tortionnaire, exploiteur de lutins et secondé par un… gorille ! Couteau à la main, seul Lobo pourra lui régler son cas.
Histoire dans l’histoire, c’est pas vraiment un conte de Noël à mettre entre toutes les mains. De toute façon, Lobo vous les aura tranchées avant ! Cette histoire c’est du vrai, du pur et du bon Lobo. Carrément jouissif, violent gore, fun et surtout très décomplexé, c’est comme ça qu’on aime le Czarnien génocidaire !
C’est au niveau de l’équipe créative qu’on voit que c’est du lourd : Alan Grant au scénario, Simon Bisley au dessin et Keith Giffen à la couleur. La dream team du Main Man pour ainsi dire, tant le scénario est débridé, tant le dessin de Bisley sublime l’histoire. Beau et crade à la fois, il représente Lobo en tant que Mâle ultime. C’est graphique, c’est énergique, bref, ça déchire tout.
Sorti auparavant chez Comics USA, cette histoire, intitulée Paramilitary Christmas Special en V.O, a été rééditée par Panini en 2011 dans le volume 100 % Wildstorm, The Authority/Lobo, le Cahier de Vacances. Pour info, un fan film est également sorti, reprenant cette histoire et une parodie Italienne traîne par-ci par-là.*
*Petite annonce : si vous possédez ce titre, je suis preneur
