New Normal – Tome 8
Voilà enfin la suite de New Normal qui pointe le bout de son nez derrière son masque !
Petite série que j’affectionne particulièrement, elle a la malchance d’avoir un rythme de parution plutôt lent, principalement dû à sa publication japonaise. Mais ne boudons pas notre plaisir !
Ce tome 8 est l’occasion pour nous lecteurs de se poser un petit peu. À la suite de la seconde pandémie faisant de nombreux morts, le rythme ralentit et se concentre sur des intrigues un petit peu plus terre à terre. Hata et Natsuki ont été tellement repoussés dans leurs retranchements qu’ils n’arrivent plus à communiquer et leur relation s’embourbe dans un silence qui rend les 2 malheureux. Difficile de communiquer quand chacun interprète à sa façon les comportements de l’autre, notamment quand Iura surgit soudainement dans la vie de Natsuki. On tombe dans ce tome sur de la « éromance d’ado » mais ce n’est pas nian nian et c’est plutôt une petite parenthèse agréable. Le fait d’introduire Iura vient rebattre les cartes et apporte de nouvelles perspectives quant à l’intrigue principale, notamment grâce au passé de ce dernier. C’est d’ailleurs assez malin, car en l’écrivant de la sorte il en devient presque un reflet de l’exact opposé de Hata et à la première lecture on pourrait penser qu’il s’agit de son « rival ». À voir dans la suite de la série comment les relations et les situations évolueront, pour l’instant l’intrigue avance et se dénoue pour certains personnages, mais plonge le lecteur dans beaucoup de questionnements.
D’autant que Hata, personnage principal que l’on suit, a quand même au fil de la lecture de moins en moins de charisme. On dirait une huître, il est là mais paraît tellement vide comparé à tous les personnages en couleurs qu’on a bien envie de le secouer pour le faire réagir. Peut-être est-ce voulu pour plus tard, mais parfois ça n’aide pas à impacter le récit émotionnellement parlant comme le rythme et la trame le laissent penser.
New Normal est toujours une série intrigante qui, dans sa vision de la pandémie, des gestion de relation dans un monde qui a totalement changé. Pas exempt de défauts cependant, il mise toujours sur le côté un peu flirt, triangle amoureux et fan service, mais pour le coup le truc le plus sexy de ce manga étant la bouche, ça me gêne moins que le reste.
Maintenant que nous sommes au même niveau qu’au Japon, il ne reste plus qu’à attendre pour avoir la suite, mais je n’hésiterai pas à revenir dessus lors du prochain tome.
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