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Les soucis de l’adaptation, l’exemple de Civil War – Partie 4

Posted on 2 mai 20181 mai 2018 by GL

Bonjour et bienvenue à tous dans les Dossiers de GL ! Cette semaine, nous allons — enfin — conclure la question des soucis de l’adaptation observés avec l’exemple de Civil War.

Il y a deux semaines, nous évoquions les différences entre les deux médias. En découle le premier gros souci du film : en ne reprenant que le nom du comics, mais pas les événements ni les personnages, on se retrouve avec une « Guerre Civile » qui n’en est pas vraiment une. Au plus grand nombre, les super-héros s’affrontent à six contre six : c’est, au mieux, une petite guerre de gang. Et ça ne dure qu’à peine dix-sept minutes (sur un film qui dure 2h27), soit à peine plus d’un dixième du long métrage. Durant tout le reste de l’adaptation, ils ne sont jamais vraiment ennemis, et changent d’humeur et d’alliance en un claquement de doigt. Ce qui renvoie à l’histoire elle-même, qui ne cesse d’avoir de faux rebondissements les poussant à combattre, encore et toujours, alors qu’ils pourraient tout simplement discuter ou être un minimum compréhensif les uns envers les autres. Au final, Rhodes finit même par dire qu’il a signé les « Accords de Sokovie » parce que c’est ce qu’il pensait être juste, et qu’il ne le regrette pas, malgré le fait que le résultat ne soit pas brillant. Ce qui est dommage (et incompréhensif), c’est que lesdits « Accords » n’ont presque rien à voir avec la prétendue « Guerre Civile » qui a eu lieu. Le problème vient plus d’un manque d’écoute, de compréhension, de confiance, et d’une exagération aberrante du motif des combats, mais absolument pas des « Accords ». Au fond, ils se querellent un peu verbalement par rapport à la loi, au début ; mais le combat ne commence que lorsqu’ils décident de devenir des hors-la-loi sans même essayer de discuter avec leurs anciens compagnons, et qu’ils refusent de s’écouter les uns les autres. Puis, le combat final opposant Iron Man à Steve Rogers et Bucky Barnes n’a plus rien à voir avec le reste du film. La réelle raison du combat n’est que la vengeance de Tony Stark sur le meurtrier de ses parents. Donc, le film essaie de garder l’idée de la loi au centre du conflit, sans pour autant le faire. Encore une fois, reprendre une partie de l’œuvre originale sans retenir le plus important rend le scénario de l’adaptation des plus confus.

Qui plus est, le film pointe du doigt les dégâts que causent les Avengers dans les premières minutes du film, mais les fait combattre au milieu d’un espace vide de monde tout le reste du temps. Là où le comics appuyait sur les nombreux dommages que causaient les affrontements des héros (et qui est d’ailleurs le fil rouge de toute l’histoire) ; dans l’adaptation – hormis ce qu’on nous montre au début – il n’y a aucune perte civile possible (même Rhodes, lorsqu’il s’écrase, atterrit au beau milieu d’un champ vide). Au final, le message ne passe pas : on nous dit que leurs combats risquent de blesser des gens, mais à aucun moment ils ne semblent risquer la vie de qui que ce soit. Signer la loi ou non n’a donc plus aucun intérêt.

Enfin, les personnages n’ont pas du tout cette profondeur qu’ont les personnages du comics. Les personnages dessinés prenaient le temps d’être présentés (beaucoup des personnages existaient depuis quarante ans ou plus), se battaient pour des raisons claires et faisaient face à l’adversité du début à la fin. Dans l’adaptation cinématographique, les personnages apparaissent de nulle part, sans aucune raison réelle, et sans qu’on ne les connaisse réellement (Ant-Man et la Sorcière Rouge ne sont apparus que dans un film, auparavant ; quand à Black Panther et Spider-man, il s’agit de leur première apparition — Pour Black Panther, il s’agit de sa première apparition en film. Pour Spider-man, il s’agit de sa première apparition dans les films de l’Univers Cinématographique Marvel (il était déjà apparu dans cinq films de la Fox, et dans d’autres films bien plus vieux)) : leurs implications et leurs caractères sont donc très rapidement « expliqués », et on ne prend pas le temps de s’attacher à eux (certains n’ayant un temps d’apparition à l’écran que très minime). De plus, bien que le film – tout comme le comics – porte le mot « guerre » dans son titre, il n’y a aucun mort. Cela peut paraître assez anodin, mais force est de constater qu’une guerre sans mort, c’est assez rare. Qui plus est, ne pas avoir de mort rend les conséquences d’un tel affrontement trivial ; le souci étant que lors de l’adaptation, les Studios Marvel ont décidé de ne pas garder le côté mature des comics pour en faire une histoire bien plus familiale : les Studios Marvel se font d’ailleurs une spécialité de « tuer ses personnages, mais en fait, non » pour ne pas choquer les plus jeunes. En effet, rappelez-vous : Bucky Barnes meurt dans Captain America : First Avenger et revient à la vie dans Captain America 2 : Le Soldat de l’Hiver ; l’agent Coulson, poignardé dans Avengers revient à la vie dans Agents of S.H.I.E.L.D. ; Pepper Potts tombe dans les flammes dans Iron Man 3 avant de revenir à la vie grâce à l’Extrémis ; Loki se « sacrifie » dans Thor 2 : Le Monde des Ténèbres, avant qu’on ne découvre que ce n’était qu’un subterfuge ; Nick Fury meurt dans Captain America 2 : Le Soldat de l’Hiver, mais ce n’est, en fait, qu’une ruse pour effacer son identité ; Groot se sacrifie dans Les Gardiens de la Galaxie mais comme c’est une plante, il finit par repousser ; et (bien que ce ne soit, ici, que spéculation) Janet Van Dyme qu’on croit morte, perdue dans l’espace subatomique durant tout le film Ant-Man pourrait revenir dans Ant-Man & The Wasp (car Scott Lang démontre qu’on peut revenir de l’espace subatomique). Enfin, il y a le cas de James Rhodes écrit plus haut, dans Captain America : Civil War.

Pour finir, le message de fin des comics était bien que les affrontements de super-héros sont dangereux pour le monde avoisinant, et que, de ce fait, la Guerre Civile n’a aucun sens, et doit donc prendre fin. Cependant, le film ne montre pas les super-héros comme dangereux, et ne met même pas fin aux affrontements : Iron Man a toujours son équipe du côté de la loi, et on voit Captain America aller récupérer son équipe de rebelles dans la prison où ils sont retenus. Aucun des deux camps n’a réellement gagné, et aucun n’a réellement perdu ; et la « guerre » n’est pas finie. Le message du comic-book et de son adaptation cinématographique n’ont donc rien à voir, et les conséquences sont totalement divergentes. Et tout cela est dû au problème que cite Pascal Lefèvre : les éléments que les réalisateurs ont retenus de l’histoire originale, et ce qu’ils n’ont pas retenus ; au risque d’arriver à un mélange étrange entre ce qui existait dans les comics et qui devient cohérent dans le film, et ce qui devrait être logique dans le monde des comics mais qui ne l’est plus du tout une fois adapté.

Parlons maintenant du second souci que note Pascal Lefèvre : la différence entre le fait de dérouler des images sur un écran, comparé au fait d’ordonner des images fixes sur une page. Tout d’abord, il faut noter que la lecture d’une bande dessinée (ou même d’un livre, mais il n’est pas question de cela, ici) – contrairement au « visionnage » d’une vidéo à la télévision, sur un ordinateur ou au cinéma, ou même d’un jeu vidéo – permet de gérer la temporalité et la chronologie. En effet, il est possible pour le lecteur, à la fois de choisir le sens de lecture (même si un sens précis lui est proposé et conseillé) mais aussi le temps de lecture de chaque planche. S’il veut rester longtemps sur un plan précis et découvrir tous les détails qu’il renferme, il le peut ; et s’il veut revenir sur une scène précise, pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé avant de continuer sa lecture, il le peut aussi. Dans les autres médias cités précédemment, il est impossible de gérer la temporalité des événements qui se déroulent sous nos yeux. Dans une vidéo (film, série ou dessin animé), les images défilent à un rythme précis et le spectateur a rarement le temps de s’attarder sur les détails ; et s’il veut revoir une scène passée, il devra revenir en arrière de manière assez compliqué (il est plus dur de retrouver une scène particulière dans une vidéo qu’une case dans une bande dessinée). Dans le domaine vidéoludique, il y a deux cas différents : la partie « cinématique » qui aura les mêmes caractéristiques qu’une vidéo (si ce n’est que dans un jeu vidéo, il est rare de pouvoir revenir en arrière dans une scène cinématique) ; et la partie « jeu » où le joueur pourra passer à côté de certaines actions des PNJ (ou Personnage Non Jouable : les personnages peuplant l’univers du jeu, pouvant ou non interagir avec le joueur, mais que ce dernier ne pourra pas contrôler), ou encore les actions des autres joueurs, s’il joue en multijoueur et qu’il ne regarde pas du bon côté. Et pour ce qui est de revoir une action particulière, cela est quasiment impossible – à moins qu’elle ne soit programmée et qu’il récupère une sauvegarde antérieure à l’action, mais même dans ce cas, le joueur ne la verra pas forcément de la même manière (son avatar ne sera pas obligatoirement au même endroit, de ce fait il ne verra peut-être pas l’action du même point de vue).

Par conséquent, ordonner des images qui défileront ou des images fixes que le lecteur pourra gérer est bien différent.

Pour poursuivre avec l’exemple de Civil War, si une image doit être importante, le dessinateur et l’auteur auront tendance à la mettre en double page, ou à orienter le regard du lecteur vers elle. Et ce dernier pourra prendre tout son temps pour la regarder, ressentir le dynamisme que l’image dégagera, etc. Cependant, dans le film Captain America : Civil War, quand les réalisateurs cherchent à arrêter le regard du spectateur, ils sont obligés d’arrêter le défilement de l’image, ce qui peut paraître un peu trop fan-service surtout dans un film comme celui-ci, où toutes les séquences sont brèves, très mouvementées et où les cuts sont nombreux (pour justement accentuer l’idée de puissance des héros, et leur rapidité d’action et de réflexes). Au final, quand on voit la scène présentée sur l’image, dans le Dossier « Civil War – Prélude à l’adaptation », ou encore la scène présentée ci-dessous, le film prend tellement le temps de nous les montrer — pour que le spectateur comprenne bien la référence (voilà pourquoi je parlais plus haut de fan-service) — que ça en devient presque détonnant par rapport au reste du long métrage. La scène importante montre malheureusement bien qu’elle reprend celle du comic-book tout en laissant le spectateur bien s’imprégner des détails, mais en coupant le rythme du film de manière assez déconcertante. Le souci pour ces exemples est à la fois dû à la différence entre le fait d’ordonner des cases sur une page et de dérouler des images sur un écran, mais aussi au fait de garder des détails de l’œuvre originale. Au final, (bien que ceci ne soit que mon avis), je pense que le clin d’œil fait aux œuvres originales fonctionneraient bien mieux s’il était plus rapide et non appuyé. Après tout, si l’on connaît la référence, elle nous saute aux yeux ; et si on ne la connaît pas, il est inutile de ralentir la scène pour bien nous la montrer puisque, de toute façon, on ne comprendra pas la référence.

Une technique mêlant Hawkeye à Ant-Man.
À droite, la scène visible à 1h36 du film
Captain America : Civil War (2016).
À gauche, la couverture du
Avengers n°223 signée Ed Hannigan et datant de septembre 1982.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! On se retrouve dans deux semaines pour la suite de ce long sujet, en parlant cette fois du troisième souci de l’adaptation : le passage d’un dessin à une photographie ou à une image de synthèse !

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📝 : Comics, BD, Manga sur Chroniques Comics
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Février 1993, je découvrais pour la première fois Février 1993, je découvrais pour la première fois Dragon Ball au format manga. Loin des tomes de la Perfect Edition que l’on connaît aujourd’hui, et pour les plus anciens, avant même la version pastel.
J’avais droit, toutes les deux semaines, à mon demi-tome disponible chez le marchand de journaux ou au tabac-presse.

Un format plus court, facile à emporter partout, mais pas exempt de défauts : sens de lecture inversé pour le transformer en format classique de BD, traduction plus que douteuse… Il n’en reste pas moins que, à mes yeux, ce sont les plus belles couvertures jamais proposées pour cette œuvre.

Au même rythme que lors de sa publication initiale, je vous partagerai chaque dimanche sur deux la couverture d’un tome.

Aujourd’hui, c’est le tome 1, dans lequel on fait la connaissance de Goku, de son histoire, mais aussi de Bulma, Tortue Géniale, et du début de ce qui deviendra l’une des plus grandes aventures de tous les temps.

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici, on va essayer d’être plus assidus et de proposer d’autres formats en plus du blog.

Pour relancer ici le Train de la Hype !
On va parler Train ! Avec Train de nuit dans la Voie lactée.

Première sortie du nouvel éditeur Morgen, si vous souhaitez savoir qui ils sont il y a déjà un million d’articles disponibles et qui font ça bien mieux que ce que je ne le ferai.

Ici on va se concentrer sur cette BD, du moins, cette œuvre. Si au premier regard ce titre a l’air poétique et tout doux, il n’en est rien, son cœur de sujet est lui bien plus sombre. Train de nuit va nous parler de Giovanni, un enfant pas vraiment populaire à l’école se faisant particulièrement prendre à partie, ce garçon subit plus qu’il ne vit, mais, à ses côtés, Campanella, son seul et unique ami lui fait garder le cap et lui apporte cette once de lumière.

Il faut dire que Giovanni, en plus des brimades, s’occupe de sa mère gravement malade, et doit malheureusement composer avec un père absent. Pas la Vie de rêve. Jusqu’au jour où, il s’assoupit dans l’herbe et part en voyage dans un train du cosmos ! Il embarque en compagnie de son ami Campanella, mais ce voyage ne sera pas ce qu’il y paraît, la douceur des couleurs et la poésie des mots ne sont ni plus ni moins qu’un doux enrobage pour traiter du deuil.

#chroniquescomics #bd #morgen #traindenuitdanslavoielactée 

La suite en commentaire ⬇️⬇️⬇️⬇️
Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cot Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cotée ! Avec son nouvel arc pleinement intégré au lore d’Astro Boy, Atom: The Beginning continue son bonhomme de chemin.

Plutôt axé sur l’action, ce tome met en avant Tobio et Ponta, qui poursuivent leur enquête à la suite des événements du tome précédent; notamment la tentative d’assassinat. Ils vont découvrir une secte, des robots, des alliés, de nouveaux ennemis, également d’ancien visage connus mais surtout un nouveau pas en direction d’Astro.

L’intrigue principale déroule bien, et l’auteur a le bon goût de ne pas s’éparpiller : l’intérêt grandit à chaque chapitre, et c’est toujours aussi bon. 

Le principal défaut de la série reste son manque de visibilité et ses délais de parution, mais sachant que nous sommes quasiment au même niveau que la publication japonaise, il est difficile de râler là-dessus !

#manga #atomthebeginning #chroniquescomics #astroboy #kana
Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec son univers. Ultra réaliste, très dur, voire même brutal ! Rien n’est gratuit pour personne sauf si tu choisis le « bon » côté. Avec son atmosphère particulière, on sent particulièrement tous les us et coutumes de l’époque. Particulièrement bien retranscrites de par son récit, les auteurs réussissent à rendre palpable leur propos. C’est sobre mais efficace, à la limite du titre muet, tout passe par de la narration graphique et c’est extrêmement fluide, il y a évidemment quelques dialogues mais ni trop ni pas assez. C’est un juste équilibre parfaitement maîtrisé.

La palette de personnages est riche et intéressante, on apprend à les découvrir de manière organique avec des scènes quotidiennes ou juste des interactions entre eux. Évidemment, tout ça fonctionne parfaitement grâce à des dessins qui sont sincèrement incroyables.

Vrai coup de cœur de ce ODR, qui malgré un gros pavé, se laisse dévorer. Ma plus grosse crainte, c’est qu’au prochain tome ce soit la fin ! Et il va falloir la savourer, si c’est du même niveau que ce tome 1, c’est une série qui méritera une belle place dans ma bib.

#manga #review #chroniquescomics #instamanga #odr #kana
Difficile de passer à côté du potentiel lien entre Difficile de passer à côté du potentiel lien entre le canard le plus riche du monde et les bitcoincoins !

Forcément, la filiation semble naturelle, et la proposition d’une BD traitant le sujet dans l’univers de nos amis à plumes avait de quoi promettre monts et merveilles !

Le duo Jul et Kéramidas nous signe donc une nouvelle aventure de Picsou, toujours en quête de rester le canard le plus riche du monde.
Sauf que cette fois, il s’est fait doubler ! Par un inconnu sorti de nulle part, richissime grâce à la technologie 2.0 des internettes : les fameux bitcoincoins.

Ni une ni deux, notre canard préféré se lance à corps perdu dans cette nouvelle ruée vers l’or numérique, bien décidé à ne pas se faire plumer !

Si le pitch prête à sourire, il aborde plutôt bien les dérives que peuvent engendrer les cryptomonnaies. Cependant, n’attendez pas une grande réflexion sur le sujet (ni sur d’autres, d’ailleurs).

Jul glisse ici et là quelques références à la pop culture et à certains personnages des GAFAM réel, mais sans jamais trop creuser. Alors oui, ça reste un titre Picsou, mais quand même : tout va très vite ! De la mise en place de la situation aux Rapetou hackers de génie, en passant par les neveux influenceurs de l’extrême.
Je suis resté sur ma faim, car j’espérais quelque chose d’un peu plus fin.

Côté dessin, c’est Kéramidas. Soyons honnêtes : ce n’est pas mon Picsou préféré, mais ça passe. Par contre, je ne sais pas ce que Riri, Fifi et Loulou lui ont fait, mais visiblement il y a délit de faciès ! Les pauvres !

Picsou et les Bitcoincoins nous offre une aventure classique, bien dosée en modernité, mais il manque à mon goût ce petit « truc » qui fait la différence. Peut-être que quelques pages de plus auraient permis d’éviter certains raccourcis un peu frustrants.
Il n’en reste pas moins que l’effort sur le prix et la fabrication du livre en font un bel objet, agréable à lire.

Par contre, la sur-cover « collector »… c’est NON. Ça s’abîme, ça s’arrache, et surtout : ça ne sert à rien.
Écoutez Picsou : un sou est un sou !

#Picsou #Bitcoincoins #BD #Glenat
Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la s Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la simple et bonne raison que le film d’animation est un véritable point d’ancrage dans ma perception du médium manga au sens large. Dans ma vie, il y a eu un avant et un après Akira.

La qualité du film, de son animation, de sa mise en scène, de sa tension, et plus largement de sa réalisation, reste encore aujourd’hui, 37 ans après, un bijou. Intemporel, tant sur le plan technique que dans ses thématiques.

Mais bon, vous le savez : parfois, même les cons changent d’avis !
Je me suis donc senti pris d’une pulsion de découverte du manga Akira. J’ai le coffret depuis des années, mais c’était enfin le moment.

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire de quoi parle Akira. Il faut le voir, le lire, le découvrir. Le VIVRE.

Six tomes incroyables de bout en bout, accompagnés d’un petit artbook qui vient conclure cette expérience.

Allez-y !

#akira #manga #glenat #otomo #chroniquescomics
La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, comme le dit si bien @librairiebd16, le petit bonbon qui fait plaisir !

Avec ce tome 11, la règle ne change pas : Slam Dunk trouve son rythme et bascule pleinement dans le basket.

Inoue affine sa plume, Sakuragi son jeu… Rukawa, lui, non, lui tssss !
On apprend à connaître les forces et les faiblesses de chaque joueur, et leurs adversaires apportent également dureté et défis, que ce soit dans le jeu ou mentalement.

Je profite de cette réédition au format Deluxe, avec papier glacé et compagnie, pour faire ma relecture — et je ne boude pas mon plaisir.

C’est aussi, à chaque tome, l’occasion de penser à la chance que j’ai eue de voir mon petit essai sur l’univers de Slam Dunk prendre vie grâce au soutien de tous les contributeurs ! Cela donne à cette relecture un sentiment particulièrement agréable.

Encore merci à toutes et à tous ! 🏀🏀

#slamdunk #kana #inoue #basket #NBA #SAKURAGI #onoubliepaslaregledubasketbrzscasserpasdepanier
09.13 : Le JRPG Octopath Traveller séduit d’abord 09.13 : Le JRPG Octopath Traveller séduit d’abord par sa proposition singulière : raconter plusieurs histoires en parallèle. Toutes ne se valent pas, mais chacune ouvre une porte vers un univers distinct — celui d’un érudit en quête de savoir, d’une commerçante pirate avide d’aventures, d’une danseuse en quête de liberté ou encore d’un soldat prisonnier de son devoir. Ces récits permettent au joueur de découvrir une mosaïque de destins, et les interactions entre personnages, parfois discrètes mais toujours bienvenues, tissent peu à peu un sentiment d’attachement.

Parmi ces parcours, ce sont les histoires de Tressa et Cyrus qui m’ont le plus marqué, donnant au jeu toute sa saveur. La direction artistique, quant à elle, mérite une mention spéciale : ce pixel-art modernisé en HD-2D est une trouvaille brillante, un mélange de nostalgie et de modernité qui confère au jeu une identité unique et un charme intemporel.

Prochaine étape : plonger dans Octopath Traveler II, Dragon Quest III ou Triangle Strategy. Si vous avez parcouru l’un de ces univers, vos suggestions sont les bienvenues pour m’aider à choisir ma prochaine aventure.
Et si retirer ton masque devant quelqu’un devenait Et si retirer ton masque devant quelqu’un devenait une déclaration d’amour ? 

New Normal, le manga d’Akito Aihara, nous plonge dans un futur proche où la pandémie a laissé des traces profondes : le port du masque est devenu une norme sociale. Dans ce monde, montrer son visage nu, surtout sa bouche, c’est un geste intime, presque une confession.

C’est dans ce décor que Natsuki, fascinée par l’époque d’avant, et Hata, son camarade de classe, se rencontrent. Tout bascule le jour où Hata voit le visage de Natsuki sans masque... une brèche dans les codes établis qui scelle le début d’une relation secrète, fragile et bouleversante.

Entre romance délicate, écho réaliste d’une société post-pandémique et ambiance douce-amère, New Normal joue sur la subtilité : un regard, un geste, un masque qu’on retire... et tout prend un poids émotionnel immense. Loin des clichés, Akito Aihara construit une histoire sensible, aux dessins épurés et expressifs, où la fragilité devient beauté.

Disponible en 7 tomes chez Kana, c’est une romance discrète mais terriblement captivante, qui rappelle que parfois, il suffit d’un simple sourire caché pour tout faire chavirer.

Les tomes précédents sont disponible en chroniques sur le blog.

#newnormal #kana #manga #chroniquescomics #review
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