LCF 2016


On m’avait parlé du Lille Comics Festival.  On le l’avait vanté. J’ai donc enfourché mon plus beau TGV pour faire le déplacement jusqu’à la capitale du Nord. Ou des Hauts de France, comme vous voulez.

Premier bon point, avant même d’entrer dans les lieux, le Tripostal est situé entre deux gares et… il y avait du soleil. On m’aurait donc menti ?
Après une queue d’une longueur toute relative, les fans de comics ont pu pénétrer dans le temple Lillois du comics, beaucoup plus vaste et lumineux que ce qu’on pouvait penser. Là : nouvelle queue. Pour acheter les prints du festival. Et c’est une des spécificités du LCF : tous les auteurs proposent des dessins gratuits!!! Oui, oui, même les grands noms. La seule condition est d’acheter un print édité par le festival, format A4 ou A3, pour un prix relativement modique. La seule limite est que l’on n’a droit qu’à deux tickets dédicace par demi-journée (mais on peut acheter autant de prints qu’on veut).

Revenons-en aux auteurs. Parmi les invités se trouvaient des artistes français bien connus de nos lecteurs réguliers, comme Mast, Julien Hugonnard-Bert ou Stephane Crety. Côté invités internationaux il y avait du lourd, mais surtout des artistes que l’on voit peu en France. Je pense prioritairement à Glenn Fabry, connu pour ses nombreuses couvertures peintes, notamment pour Preacher. Mais aussi à John Bolton, artiste très rare dans notre beau pays, et qui venait spécialement de Londres pour le LCF.

Il y avait d’ailleurs beaucoup d’artistes britanniques présents : Simon Coleby, Peter Doherty, Leigh Gallagher, Dylan Teague, et j’en oublie certainement. Pour la liste complète, je vous invite à aller sur le site du LCF pour ceux que vous avez manqué [ça ne se voit pas, mais j’ai un sourire sadique, là].

Les invités étaient tous réunis dans une grande salle. Bon, j’avoue, au début je l’ai un peu cherchée car je ne connaissais pas les lieux. Mais une fois trouvée, l’alignement des tables était spectaculaire et la taille plus que suffisante. Seul petit reproche : il faisait chaud. Qui plus est, la salle était dépourvue de fenêtres, ce qui donnait un petit air de grotte. D’un autre côté, la proximité avec les artistes était telle que ces défauts passaient au second plan.

Des artistes, il y en avait aussi dans l’artist alley. Vous pouviez aller faire votre portrait en super-héros, essayer les tablettes sur le stand Wacom, ou aller voir Djiguito ou Olivier Hudson. Et surtout aller sur le stand Northstar Comics pour acheter Hoplitéa ou les Tomes 3 et 4 de Le Privé. En plus les auteurs étaient là pour dédicacer leurs ouvrages avec talent et le sourire en plus.

Pour finir, la salle où se trouvaient les boutiques n’était pas qu’un étalage de goodies, mais proposait également des vendeurs de comics, dont nos amis de Central Comics qui avaient fait le déplacement, et qui proposaient de la lecture pour toutes les bourses.

Tout ça sans oublier l’exposition des œuvres de Laurent Zimny, les panels animés par les organisateurs et les artistes, un podcast live des GG Comics et une restauration sur place à prix abordable.

Pour ma première visite au LCF, je dois avouer que mon ressenti est très positif, comme d’ailleurs toutes les personnes avec qui j’en ai parlé. C’est un festival à taille humaine, où l’accent est mis sur les artistes comics et la relation avec le public. Peu de chasseurs de free sketchs dans le lot (quelques-uns, mais bon, toujours les mêmes) mais surtout de nombreux fans du médium. Assurément, un festival à recommander et à refaire sur les deux jours la prochaine fois.

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